HYPRAM

L'HYper PRésent Appliqué à la Musique (et autres trucs...)

22.7.12

Festival FNAC Live 2012



Ils sont sympas les gens de la Fnac. Pour se donner bonne conscience de nous refiler des galettes en prix verts à 15€45, ils nous offrent une tripotée de concerts gratuits dans un lieu plutôt inhabituel pour venir dodeliner de la tête et pester contre un con de grand juste devant vous, oh le con : la place de l’Hôtel de Ville de Paris. Oh la belle affaire lorsque l'on vit à 10 min à pied, détours de punks à chien compris.

Une programmation éclectique afin de rassembler le plus de clients possibles - bah oui, qui d'autre a entendu parler de ce truc, hormis les clients des magasins ? - alternant entre hiphop (1995, Disiz), variété internationale (Charlie Winston), variété française (Dominique A, Tryo, Revolver, Pony Pony Run Run, Naïve New Beaters) et Indépendants (Alt-J, Balthazar,...). Oui je parle en classification "Fnac", restons raccord.


Les journées du vendredi et du samedi étaient dans mon viseur. Une cible le premier soir : les belges de Balthazar pour m'avoir épaté lors d'une première partie de dEUS il y a quelque mois, deux cibles le samedi : Alt-J dont le buzz naissant puis l'album m'ont gentiment chatouillé l'oreille, et Revolver un des rares groupes français "ah tiens c'est eux qui ont fait ce titre" que j'écoute avec plaisir, et que j'avais également vus lors d'une première partie d'Islands il y a plusieurs années.

Balthazar

J'ai eu l'opportunité de partir dans un certain nombre de festivals européens ces dernières années, donc la population de festival n'est pas vraiment une faune étrangère. C'était sans compter sur la faune du "festival gratuit dans l'un des endroits les plus touristiques de Paris". Là, on peut y trouver de nouveaux éléments assez intéressants.
Commençons par le clodo déchiré au milieu de la foule. Le meilleur moyen de ne pas avoir ce fameux "putain de grand" juste devant soi, car étant aux côtés du dit clodo, personne ne vous entoure dans un périmètre de 2 mètres. Peinard. Ne pas être sensible du nez par contre. Ni être choqué et surpris lorsque le pauvre bougre tombe brusquement raide bourré sur ses affaires dans un râle éléphantesque. Vous pouvez par contre l’être des touristes armés d'iphones, situés donc à deux mètres, qui n'ont pas loupé grand chose de la dernière danse éthylique pré-chute, qui ressemblait à un enfant conçu par la lambada, le zouk et le french cancan.
Signalons la présence du même gars, same place, same time+24heures. Je me demande si la Fnac est consciente d'avoir ici apporté du plaisir à un gars qui ne leur rapportera surement pas grand chose par la suite... Quelle grandeur d'âme.
On est a Paris. Il y a du monde. Donc forcément, il y a des vendeurs à la sauvette à la diction incompréhensible, mais à la mathématique certaine. Leur capacité d'adaptation à l'endroit et au type de manifestation est toujours aussi remarquable. Après les saucisses/merguez/vas y démerde toi pour la moutarde elle est là devant toi / une quoi? une serviette? oui prend le sopalin là / 6€ pour la fête de la musique, voilà donc le seau à bières. Un seau, de l'eau, des bières plongées. Ne paniquez surtout si vous vous décidez 1 minute trop tard et que le type est désormais hors d'atteinte. Non, ne paniquez surtout pas, vous en aurez dans les 10 minutes qui suivront 8 autres qui passeront devant Et derrière vous. Prévoir le pantalon car les coups de seaux remplis d'eau dans les tibias/mollets sont assez surprenants au premier abord.

Place au "type pas au courant du truc, n'en ayant rien à foutre, et qui ne changera sûrement pas ses habitudes pour autant". Tu regardes la scène. Tu auras donc forcément dans ta soirée des gens venant de ta gauche ou de ta droite cherchant le meilleur point de vue permettant d'apercevoir le haut de tête du clavier. Il fait beau, c'est l'été, c'est gratuit : cette légère gène sera accompagnée par un sourire, voire un "pardon". Vous êtes tolérants. MAIS par contre, le type pas au courant du truc, n'en ayant rien à foutre, et qui ne changera surement pas ses habitudes pour autant, lui non seulement le sourire vous l'attendrez encore en 2014 - et encore -, mais en plus si vous avez le malheur de vous trouver sur la trajectoire allant du point A (= sortie du Franprix) au point B (porte du domicile) du type pas au courant du truc, n'en ayant rien à foutre, et qui ne changera surement pas ses habitudes pour autant, attendez vous à être légèrement bousculé. Prévoir également le pantalon car le pack de lait ou la poche de courses portée à niveau des mollets seront certainement amené à entrer en collision brutale avec vos os.



Mais soyez rassuré, heureux, content, ravi, soulagé. Il n'y a pas de drapeau breton qui flotte devant vous ! Et rien que pour ça, la réussite de l'opération est là.

Parlons un peu musique, même s'il est déjà compliqué de juger un set d'artiste en festival pour plusieurs raisons (durée courte, son aléatoire,...), alors sur des performances parfois d'à peine une demi heure...

Balthazar, jeune groupe belge déjà épatant lors de leurs premières partie confirment ici pour moi un talent certain. Dans la veine de leurs ainés dEUS sans en posséder encore la maturité , l'assurance ni les (grandes) chansons, ils démontrent une belle maitrise mélodique et de la scène. Certains titres y sont même épatants et se révèlent des tubes potentiels si l'on excepte certaines fins un peu bizarres, ou que l'on aimerait voir exploser davantage. Mais enfin je chipote.
Car quand je vois ensuite débarquer et commencer à jouer ce que nous produisons nous au pays, je me dis que ce que je venais de voir était un rêve, une symphonie, un chef d’œuvre. Les Naïve New Beaters étaient donc là. Des palmiers gonflables, du gros beat. Voilà ce que je retiendrai. Le reste est franchement proche du néant malgré une pêche et une joie assez communicative. Je pense avoir battu à cet instant le record du plus grand regardage de montre en festival sur 30 minutes.

"Venez nous voir en novembre à la Cigale". Bah putain.

Naïve New Beaters

La foule se densifie pour la suite. Pony Pony Run Run. Ah oui, voilà donc un autre de ces fameux groupes "ah tiens c'est eux qui ont fait ce titre". Nous reculons donc pour se retrouver sur le trottoir face à l’Hôtel de Ville. Nouvelle joie du festival intra muros : voir défiler les bus et les camionnettes entre vous et la scène. On regrette alors le putain de grand, le clodo bourré, le type pas au courant du truc, n'en ayant rien à foutre, et qui ne changera surement pas ses habitudes pour autant. We Don't Have To go ? Bah, désolé mais si, we have to.




Le lendemain, arrivée surplace au moment ou démarrent les Alt-J. Foule plus dense encore que la veille, mais ça reste très vivable, à un ou deux types pas au courant du truc, n'en ayant rien à foutre, et qui ne changera surement pas ses habitudes pour autant, près.
Je fermais les yeux, j'avais le disque en fond sonore. Pas vraiment à leur aise sur cette scène, set ultra court (vraiment pas plus de 30 minutes montre en main), cette performance très carrée, peut être trop, ne plaira je pense qu'aux amateurs de l'album. Les autres pensant découvrir quelque chose ce soir se sont peut être demandé ce qu'ils foutaient là, devant 4 nerds peinant à transmettre la moindre émotion aux gens venus sur le parvis.
Revolver prend place. Un groupe à poils, une insulte aux chauves. Rien à voir niveau prestation scénique avec les précédents Alt-J, les gars semblent bien plus à leur aise sur scène. Ils roulent leur bosse depuis plus d'années et cela se sent bien. Chansons agréables, clap hands réguliers, brushing impeccable et les deux "tubes" enchainés. Que demander de plus.



MERCI LA FNAC.

15.12.11

[Jeux] - (PS3) - Dragon Age 2 : Rise To Power







Une nouvelle licence prometteuse (Dragon Age), des développeurs talentueux et reconnus (Bioware), la grosse Bertha de compétition pour assurer les fonds (Eelectronic Arts) : tout était réuni pour assurer un énorme succès critique et commercial à la suite des aventures de Gérard, l'elfe Citadin pourfendeur de dragons. et autres engeances. Oui, Gérard... ET ALORS ? ON A LE CHOIX, NON?

J’avais adoré et dévoré le premier, ainsi que ses DLC (oui je suis une personne riche). Je vais pas revenir sur ses qualités car ça n'est pas le sujet (écriture géniale, ambiance réussie, bande son digne d'un bon film de genre, durée de jeu intéressante), ni sur ses défauts (moche moche, et assez laid par moment). Les sentiers de la gloire se présentaient donc parsemés de pétales de roses arrosées au lyrium pour sa suite.



Mais là, vint la démo,... et ses premières impressions qui en découlent..: bourrin, presque aussi moche, mal doublé, bordélique. Puis vinrent les tests : catastrophiques. Et enfin les premiers retours des joueurs : déçus, dégoutés, tristes.
Je ne comprend pas. Ils parlent bien de la suite de Dragon Age Origins ? Ce jeu qui me tint en haleine 80 heures durant en me promenant des tréfonds d'Orzammar aux meurtrières du chateau de Golfalois ? Le truc où mon frèle Gérard, certes au charisme d'huitre, parvenait au terme de combats dantesques menés par une musique fabuleuse à péter les dents pointues de grosses bestioles ailées légendaires ? Le seul jeu ou il m'arrivait de passer plus d'une heure dans le "codex" afin de lire des pages et des pages d'histoire relatant mythes et légendes de cet univers fantasmé ? Puis vint l'illumination : 

QUE NENNI.
ILS DOIVENT SE TROMPER!
ILS N'ONT PAS SAISI!



Je décide donc de me lancer à mon tour. Ce n’est pas comme si l'année 2011 était bien riche en grosses sorties de qualité à faire absolument (Rayman, Skyrim, Uncharted 3, Batman Arkham City...), ni comme si j'avais à peu près 85 jeux en retard dans mon placard de crevard, vieux renard. 

Non. 
Ma procrastination masochiste vidéo ludique a une nouvelle fois frappé.

Je décide de lancer Dragon Age 2, les aventures de Gilbert, le voleur tatoué, sosie du Lorenzo Lamas après une nuit blanche. Le jeu démarre donc identiquement à cette foutue démo décevante et inquiétante. Un récit (bien) narré par un nain subissant un interrogatoire sera donc le fil rouge de cette aventure. Le nain m'a connu, il était visiblement mon compagnon de bourre pifs.
Pourquoi pas.



Ne tournons pas autour du pot 3 jours en enculant des mouches à la paille : je suis donc allé au bout du jeu et deux de ses DLC, et peux donc enfin donner un avis tranché sur la bête.

Graphiquement, c'est niveau début de vie PS3. Très décevant si l'on prend en compte les concurrents directs ou les autres grosses licences du moment, mais comparé au premier, on est en progrès. Ce n’était pas compliqué. Mais ça reste assez moche. Pour faire moins laid, les gars de Bioware ont usé de la technique "ne nous éparpillons pas dans trop d'environnements différents, faisons en moins, mais concentrons nous dessus".
Le moins que l'on puisse dire, c'est qu'ils s'y sont tenus. 
En effet, c'est LE gros foutage de gueule du jeu : les mêmes maps sont utilisées, réutilisées, ré-ré-utilisée (ad lib), jusqu'à non pas la nausée, non, mais la gerbe ultime ! Ils te font passer "la grotte de schmurtz" pour un endroit différent de "la caverne de sploutz" CAR une porte ne s'ouvre plus, MAIS une autre qui était fermée avant, l'est désormais. Branleurs. Que ça arrive une, deux, voire trois fois, passons. Mais là, c'est du début à la fin du jeu.

Une fois la moitié du jeu dépassée, chaque nouveau "donjon" ne l'est pas réellement, vu que tu y as déjà foutu les pieds bien une dizaine de fois. Sous un autre nom, certes, mais oui, tu le connais déjà... Seul le contenu des coffres et les éventuels cafards rencontrés change. Je crois n'avoir jamais vu ça dans un jeu vidéo. D'autant plus que l'on est assez éloigné d'un jeu indépendant développé par 3 barbus dans une cave sombre en Lituanie. Impardonnable.



Le sentiment d'un énorme bâclage, d'une finition par dessus la jambe prévôt. Surtout que le jeu est loin d'être exempté de bugs en tout genre : affichage (les armes au repos dans le dos des mages, ...flottent), sonores (doublages interrompus en milieu de phrase, passages en anglais alors que l'on joue en français depuis le début du jeu,...). On pourrait se croire dans un DRAGON AGE SIMULATOR 2011 développé par la terrible équipe slovène qui a récemment commis la série des Simulator 2011 (transports routiers, chasse neige, bucherons, ambulance,...).

Mais certains points positifs restent cependant assez forts pour me garder au pad jusqu'à la fin du jeu.

L'écriture est du même niveau que le premier volet. Le background est soigné dans ses plus infimes détails, les parties historiques sont cohérentes entre elles et avec le premier volet, tout est bien écrit et intéressant. Cela n'empêche pourtant pas le scénario général d'être assez décevant : pas de souffle épique comme sur Dragon Age Origins, pas de réelle quête principale mais plutôt un amoncellement de quêtes annexes souvent rébarbatives dans leur déroulement, qui permettent cependant de tisser une toile générale assez touffue. On apprend des bribes d'histoires par ci par là, on creuse le passé de nos personnages,... Mais aucun réel fil tenu dans les trois quarts du jeu.
L'emballement final des 3 chapitres rattrape légèrement le coup mais aucune comparaison possible avec l'attaque de l'archidémon dans son prédécesseur.



Les personnages accompagnants sont plutôt bien écrits et agréables à entendre. Car l'une des forces de cet opus est ces interactions "passives" entre les personnages de notre équipe. Les discussions sont nombreuses et spontanées lorsqu'on se ballade, parfois drôles, jamais de répétitions. Bon point.
Le doublage me parait identique en qualité au premier, à savoir satisfaisant dans sa globalité mais assez inégal. Certains dialogues entre un doubleur de série US et un acteur secondaire de Plus Belle La Vie rendent les scènes plus comiques qu'elles ne devaient alors l'être...
La bande son défonce. Les thèmes sont certes moins marquants qu'un Seigneur des Anneaux mais ils restent assez forts pour ne jamais vous emmerder, ou vous amener à baisser le son, bien au contraire. Gros point positif, tout comme pour les excellentes transitions visuelles entre les chapitres.

Le gameplay a évolué vers un beat them all plus qu'un RPG. On peut toujours faire des pauses pour donner des ordres à ses compañeros, mais on finit vite par bourriner sur ses touches en alternant entre nos pouvoirs/capacités sans vraiment calculer quoique ce soit. L'arbre de capacités est bien foutu et assez varié. L’évolution de nos personnages est très paramétrable. 
Une déception cependant, l'impossibilité de gérer la partie "fringues" des nos collègues. Tu peux leur changer les armes, les colliers/bagouses/ceintures, mais pas les casques/gants/tenues. Bizarre.



Bref, Tout a déjà été dit sur ce jeu, et je ne peux que finalement me ranger derrière. Cette suite est vraiment décevante même si certains débiles comme moi choisiront tout de même de se faire les 60 heures de jeu pour parvenir à la fin, histoire de "savoir comment ça se termine", ou bien portés par une bande son et une écriture de haute volée.

Je tiens à remercier les développeurs de ce jeu pour leur "amateurisme" grâce auquel j'ai eu droit à un plantage juste avant le lancement du générique final. J'ai donc dû me retaper le dernier fight et ainsi pu débloquer le trophée "vous avez terminé Dragon Age 2, à deux reprises" que je n'aurais jamais vraiment pensé un jour posséder...




PS : je signale cependant les 2 DLC "Marque de l'Assassin", et "l'Héritage" qui rehaussent un peu mon impression globale du jeu. On sort des sentiers habituels pour de nouveaux décors plus léchés, nouvelles bêbêtes, histoires intéressantes, gameplay parfois différent (un peu d'infiltration dans "Marque de l'Assassin").

12.12.11

Top Album 2011

 1 - The Black Lips, Arabia Mountain


2 - Stupeflip, Hypnoflip Invasion

3 - Kasabian, Velociraptor



4 - The Vaccines, What Did You Expect From the Vaccines


5 - Tom Vek, Leisure Seizure


6 - The Strokes, Angles

7 - Justice, Audio Video Disco


8 - Ty Segall, Goodbye Bread


9 - 1,2,3, New Heaven

10 - Digitalism, I Love You Dude

17.9.11

[Série] - Nip/Tuck, saison 5



Un peu comme la majorité des clients qui passent entre les mains des Docteurs McNamara et Troy, la série avait besoin d'un sérieux coup de scalpel pour se remettre d'une saison 4 qui sentait déjà sérieusement le sapin. Plus vraiment d'intrigues dignes d’intérêt, méli-mélo sentimentaux proches du ridicule et surtout une galerie de personnages "principaux" crispants dans le meilleur des cas. Mais une certaine curiosité malsaine des cas toujours plus tordus qui disaient "ce qu'ils n'aimaient pas chez eux" me poussait à aller au bout. I did it. L'essoufflement était quasi total lorsque l'idée terminale de la saison 4, le déménagement à Los Angeles, me laissait encore un mince espoir de rétablissement. 

Ce déménagement allait-il être synonyme de nouveau départ pour la série comme ça l'était pour les personnages ? En gros, cette putain de famille de pénibles de Sean allait-elle enfin passer à l'as ? Je n'ai même pas envie de laisser planer un quelconque suspense, la réponse est malheureusement non.
Je ne vais pas lésiner sur les spoilers car disons le d'emblée, la saison 5 ne mérite pas vraiment que l'on y perde son temps comme je l'ai fait sur ces 22 épisodes. Ça, c'est dit.



Le départ est assez prometteur, on y suit les premiers pas de nos deux chirurgiens plastiques dans le monde "hollywoodien", où la recherche de superficialité encore plus prononcée qu'à Miami leur promet des jours professionnels heureux. Les premiers cas tordus arrivent et l'ébauche d'un semblant d'intrigue "principale" pointe son nez. Christian recherchant la célébrité à travers la Télé réalité se la verra refuser, alors qu'elle tombera sur Sean, pourtant réticent au début, via une série totalement ridicule, "Coeurs et Scalpels", dont il deviendra progressivement la vedette. Les relations des deux "frères" se tendent, se distendent, de nouveaux personnages font leur apparition, bref, ça commence à prendre. 

Mais patatras, la famille refait surface. La femme hystérique et le fils cadavérique se mêlent à la fête. Nous voilà reparti dans le méli-mélo sentimental autour du triangle amoureux Sean - Julia - Christian, devenu un carré avec la femme désormais en couple avec Julia, voire un Pentagone avec...sa fille. 
Petit rappel des faits, attention on respire un bon coup : Sean fut marié des années durant avec Julia, qui coucha il y a des années avec Christian, meilleur ami de Sean, ce qui donna naissance à Matt, que Sean a toujours pris pour son fils biologique. Matt est lui marié avec l'horripilante Kimber, star du hard et accessoirement ex de Christian ET de Sean, avec qui ils ont eu une fille. Christian se retrouve donc grand père d'une fille sortie du ventre d'une femme avec qui il fut aussi marié. Je n'aborde même pas le sujet du petit Wilber, que Christian a décidé d'adopter, car étant le rejeton d'une de ses plus fameuses ex - la nympho Gina - dont il pensait être le père, mais en fait non, il est black. 



Autant dire que la simple idée de replonger là dedans ne me réjouissait guère...Et j'avais raison. La série s'embourbe une nouvelle fois dans ces pénibles nœuds sentimentaux, où l'on verra entre autre Sean se taper la fille de la femme avec qui vit son ex- femme, cette ex-femme recoucher à plusieurs reprises avec Christian qui lui même choisira de demander en mariage Liz, l'anesthésiste lesbienne. Qui acceptera bien entendu. Oui, car entre temps, Christian aura contracté un cancer du sein (ah ah), et celui-ci ne lui laissera que 6 mois à vivre. Le cynisme est ici poussé à outrance, et au delà de la gène qu'il provoque parfois, c'est le dépit et l'ennui qui prédomine. 

Avant de regarder le dernier épisode, j'étais persuadé que cette saison était la dernière. Alors je vérifie cette information avant de constater qu'il en reste encore 2 derrière...Moi qui pensait que la série allait poursuivre son côté "borderline" cynique en montrant la phase de décrépitude d'un Christian mourant, je ne pouvais désormais que me douter d'un twist final qui parviendra ceci dit à m'arracher un sourire. Les trois derniers épisodes sont même en totale roue libre, les scénaristes prenant un certain plaisir à s'auto parodier à travers certains cas totalement absurdes comme ce chirurgien plastique atteint d'une maladie le forçant à s'accoupler avec des meubles (wtf?). 

En résumé, cette saison pourtant assez regardable dans son premier tiers, retombera dans ses travers les plus pénibles, sans jamais parvenir à maintenir une intrigue réellement intéressante tout au long de la saison. On a ainsi l'impression d'avoir vu se succéder une suite de mini histoires jamais bien folichonnes sans vraiment de liant entre elles. La curiosité malsaine poussant à se lancer dans chaque épisode afin de découvrir les nouvelles idées de cas tordus ne suffira pas pour terminer la saison, vu que ceux-ci passeront au second voire au troisième plan, une fois la maladie de Christian déclarée. 

Les séries arrivant à produire 7 saisons de plus de 20 longs épisodes (45 minutes) ne sont pas légion de nos jours, et celles qui y parviennent connaissent une certaine maturité en "milieu de vie". Difficile de penser que c'est le cas pour Nip/Tuck dont la courbe de température diminue gravement. Encore deux saisons pour éviter la cryogénie ?




11.9.11

[Jeux] - (PS3) - inFAMOUS



Le piratage du PSN cet été aura au moins eu un effet positif : faire profiter aux "lésés" de quelques bonus  substantiels une fois le réseau à nouveau accessible. L'un de ces avantages était de pouvoir choisir un jeu PS3 entier à télécharger gratos. Pas des nouveautés certes, mais l'occasion de pouvoir tester une des premières belles exclusivités de la console était offerte, et ma foi, je n'allais pas m'en priver. Donc, pof, iNFAMOUS.

Un jeu qui ne m'avait jamais spécialement attiré, mais dont la sortie récente d'une suite agrémentée de pas mal de critiques plutôt élogieuses m'a attisé la curiosité. Un peu comme je choppe "pour le fun" les vieilleries SEGA via le PS Plus (Altered Beat, Golden Axe,..) pour y jouer à l'occasion, je lance alors le download sans trop m'attendre à tomber sur une merveille.

Première surprise, l'aspect "comic" dans la présentation du scénar doublé de belle manière par des voix françaises. Mise dans le bain plutôt excellente. La prise en main du gazier se fait progressivement par l'acquisition de compétences multiples via un système classique de gain d'expérience. Sur la fin, la palette de coups possibles est assez étendue. Un chouille trop selon moi, on a vite tendance à ne se servir que des 2-3 mêmes coups (bien améliorés dans le temps), car les autres...on les a zappés. Et dans le feu de l'action, se remémorer qu'il faut plutôt faire L2+haut et rond... bah ça vient pas super naturellement. Mais on s'en fout, avec les 2-3 "basics", on fait rapidement tout péter.



Un des aspects principaux du gameplay est la capacité de Cole, le "héros", à tout faire exploser via des pouvoirs électriques acquis dès le début de l'intrigue. La montée en puissance du personnage est assez finement dosée. On galère assez rarement face aux hordes d'adversaires, sans pour autant s'endormir. La découverte de la ville - espèce de bac à sable géant - se fait aussi progressivement à la manière d'un GTA4 où les parties de la ville séparées par des ponts se trouvent accessibles une fois certaines missions principales terminées. 

Nombreuses missions secondaires sont aussi accessibles tout au long du jeu. L'histoire peut se terminer sans elles, mais les gains d'exp qu'elles procurent les rendent au final assez indispensables. Gros hic, elles se ressemblent toutes assez rapidement. Chercher un paquet dissimulé via une image fixe, suivre un mecton sans se faire repérer, dézinguer un bus, ... Peu de variété donc au final. Tout comme dans les ennemis : on se retrouve un peu tout le temps face aux mêmes racailles. Mais bon, on peut se rattraper en tapant un peu sur tout ce qui bouge (gens comme objets), tout étant quasiment destructible. Le terme de "jeu bac à sables" prend ici un peu plus son sens que dans un GTA où l'on est au final assez limité.

En effet, un peu comme dans le très bon Just Cause 2, le personnage est capable de grimper partout. Ainsi on se retrouve plus de temps dans le ciel de la ville que sur terre. Certains passages "plateforme" du jeu se déroulant même en haute altitude. Ce sont là les passages pour moi les plus corsés (et intéressants) du jeu, car il faut alors jongler avec la 3D, les pouvoirs, le tout avec un sentiment de vertige bien rendu.



Un autre sentiment bien retranscrit : l'immersion dans cet environnement légèrement post apocalyptique. En plus des géniaux intermèdes "comics" entre les chapitres, le jeu est truffé de passages audios "in game" via des journaux télévisés visibles en vitrine des magasins hifi ou des messages laissés dans des satellites à découvrir tout au long du jeu, permettant d'en savoir plus de l'histoire.

Dernier élément d'importance, qui font de ce jeu un quasi incontournable PS3, le choix souvent laissé au joueur de pouvoir agir en "good guy" ou en "bad guy". Chaque action a une répercussion sur une jauge de réputation qui permettra, suivant son évolution, de déloquer des pouvoirs différents. L'environnement régira aussi de manière différente : les gens vous jetteront des cailloux dans la rue, la ville sera parsemée d'affiches assez lugubres si vous la jouez en bâtard. Le scénario divergera aussi certaines fois et plusieurs fins sont ainsi envisagées en fonction de votre évolution. Une intelligente façon de rallonger la durée d'un vie (pourtant loin d'être ridicule) du jeu si l'on veut essayer les 2 voies.

Bref, merci les anonymous.