L'HYper PRésent Appliqué à la Musique (et autres trucs...)

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23.4.10

Randomize Me.

Petit jeu : je laisse le random sur toute ma bibliothèque Itunes, et au fur et a mesure des morceaux proposés, et pendant leur écoute uniquement, j'écris ce qui me passe par la tête... :

The Thrills, Deckchairs ands cigarettes


Un groupe que j'avais découvert je crois au travers d'une pub pour une banque il me semble. Ça me fait pas penser à grand chose d'autre qu'être dans un état où l'on a pas envie de foutre grand chose. En plus on entend des bruits de mer et de mouettes là... Cruel quand on est enfermé dans un appart du 11ème parisien quand même... Surtout que la mer, l'océan et tous les restaurants attrape con qui vont avec, c'est pas avant une bonne paire de mois que nous les verrons... Ouais blabla seagull machin... Tiens, du coup je citerai Cantona : "when the seaguls follow the boat, it's because they know that sardines will be thown into the sea". Génie. Autre chose que cette merde molle de Roger Lemerre, qui tout aussi inspiré face a des journalistes, nous gratifiait en réponse à ce qui devait être une question sur sa future sélection : "si mon chapeau savait ce que je déciderai, je brulerais mon chapeau". Bon, peut être qu'en traduisant en anglais, ça passerait mieux, encore que...
Ah tiens, on quitte la mer pour un son plus d'intérieur. Il a du pleuvoir, bien fait pour ces inglishes...

The White Stripes, Hello Operator


Dans le genre de groupes que je vénérais fut un temps, mais qui me sort par les trous de nez désormais, c'est ici qu'ils se posent les White Stripes... Peut être que la sur-exposition du sieur Jack à travers des trucs assez moyens (Dead Weather) aide dans ce sens... Pourtant, je dois dire que l'un de mes meilleurs souvenirs d'Albums de la Semaine, c'était avec eux. Un décor en leur honneur tout de rouge orné, un son fantastique, et une présence bluffante.
Le morceau est court là, et c'est pas plus mal.

!!!, Hello, Is Things on ?


Alors ça, c'est étonnant, j'ai écouté ce groupe toute la journée, en particulier ce titre ou le riff de basse me rend dingo. Je garde toujours une énorme part de frustration aux écoutes de leurs albums tant la folie de leur concerts est loin d'être retranscrite... Surtout le premier album remarque. Mais leur second là, Myth Takes...bon dieu les concerts parisiens qui suivirent furent tous géniaux. Dont un mémorable Trabendo avec Holy Fuck en première partie : soirée parfaite. Le Trabendo étant une des salles que je préfère sur Paris en plus...j'y ai rarement été déçu quand je repense aux groupes vus : Black Keys, Kasabian, Klaxons, Foals, Ben Kweller, Hushpuppies.... Bon, pas des grands noms pour tout le monde, mais de très bons souvenirs. Dire que certain y ont vu feu-les Strokes...
Pas très glop les derniers mois pour !!! par contre, avec leur batteur (il me semble) qui a littéralement perdu la tête dans un ascenseur, le bassiste, le géééénial bassiste parti jouer avec LCD Soundsystem... J'ai pas mal d'appréhension du coup sur leur prochain bébé, qui devrait arriver à la rentrée...Les bébés moches, ça arrive.
Ah, je me souviens aussi d'une Black Session avec ces barjots qui se termina en une énorme "queue leu leu" avec la moitié de la salle, remontant les escaliers du studio 104, sous les yeux médusés de ce bon vieux Lenoir perché dans son aquarium (sic). L'un des deux chanteurs, celui qui joue aussi de la batterie, était en transe, faisait limite peur et était pied nu. Les gens étaient limite effrayés quand il s'approchait d'eux tout transpirant, gigotant. J'y avais amené une personne accompagnée d'un ami américain a lui - un espèce de Bill Gates dans le visuel. Il était limite blanc de trouille que le gars vienne le serrer dans ses bras...Pas drôle ce ricain a lunettes...

Late Of The Pier, Mad Dogs and Englishmen


L'un des titres que je connais le moins de ce pourtant génial album, Fantasy Black Channel. J'entends certains au fond de la salle crier à " la compression horrible empêchant une écoute totale de l'album". Bah fuck, ça défonce ce truc. Souvenir d'une cigale en folie lors d'un passage aux Festival des Inrocks, lors d'une soirée conclue par Hot Chip. Alors que je pensais au passage m'ennuyer sur le set des ricains, je fus agréablement surpris. Late Of The Pier ose quand même parfois ce que les Klaxons se refusaient.

Malajube, Casse-cou


Peut être l'un des seuls groupes rock chantant en français que j'apprécie et écoute régulièrement. En même temps, ce sont des canadiens, et on comprend rien à ce que baragouine le mec. Et le peu que l'on comprend on aurait préféré ne pas le faire, tant on frôle la niaiserie ultime. Du genre "si tu souris, je te lancerai des confettis". Ouais quand même. Bon, il a aussi une voix assez pénible le mec, a toujours chercher a chuchoter fort. Oui, c'est possible.
Je me demande pourquoi j'aime ce truc en fait, mais c'est un fait établi pourtant. "Jésus crie encore plus fort", ouais pas mal celle là. Ça vaut le coup de le répéter 8 fois en effet. Pas particulièrement marqué par leurs 2 lives par contre. Si ce n'est par un autisme permanent du chanteur caché sous une capuche noire. Dans mes souvenirs hein, il avait peut être de l'acné. Leur dernier album me fait prodigieusement chier par contre.

King Biscuit Time, Little White


Ahhh, un de mes petits chouchous. Ce bon Steve Mason, ex-Beta Band. Un groupe qui savait parfois mélanger Beatles et hiphop dans un même titre... Là, il est tout seul le Steve. Je ne sais trop pourquoi, mais lorsque je m'enchainais les James Ellroy dans mes trajets de métro, je mettais toujours soit du King Biscuit Time soit du Beta Band sur les oreilles. La voix de Mason avait peut être quelque chose me permettant de me concentrer sur l'évicération d'une prostituée orpheline âgée de 8 ans violée jusque dans les orbites oculaires, je sais pas...

Malajube, Luna


Bon, il suffit que 3 lignes plus haut je dise qu'un album m'emmerde pour que POF TADAAAM un titre me tombe dessus dans prévenir.2 minutes a meubler uniquement, ouf. Ouais en fait, c'est pas si pénible que ça. En essayant de ce concentrer sur tout ce qui n'est pas du texte, ça passe après tout... Un peu culcul la praline sur les bords, mais assez plaisant. Un petit synthé qui vient se poser sur le refrain pour caraméliser le tout. Bon, vais le ré-écouter ce Labyrinthes, ok...

Field Music, She Can Do What She Wants


Ah tiens, un autre des groupes que j'écoute pas mal en ce moment. Un titre de leur premier album ici par contre. Leur harmonies vocales me font parfois penser aux Beatles, mais leur musique est un peu plus...rock ? Je ne saurais comment définir leur style tiens, j'entends parfois "XTC-like'. Ouais bon, je pourrai me contenter de répéter ça après tout, sauf que XTC je connais assez mal au final. Un peu Drums & Wires, et pas mal Black Sea. Ah tiens, c'était un morceau concluant un album : un vide de 30 secondes pour terminer, génial.

These New Puritans, Orion


Des chouchous-bis. Avec le Gorillaz, c'est peut être l'album que j'ai le plus écouté cette année. Hidden. Pour la première fois de ma vie, j'ai acheté l'album en 4 exemplaires. Enfin, j'en possède 4 exemplaires : cd, digital, vinyle et Cd présent dans le bouquin de partitions. Petit craquage ouais. Sans regrets ceci dit. Pas comme la putain d'édition limitée du dernier Foals, achetée avant la première écoute du moindre morceau. Persuadé que "bah ça sera du Foals quoi, bonnardo". Bah punaise, pas déçu du voyage tiens.
Les These New Puritans me remémorent les piques lancées à leur égard par sieur Lenoir suite a une Black Session où ils étaient invités. La non-connaissance du sujet, et les conneries qui en découlèrent me firent penser un truc du genre "ah ouais mais Lenoir, il vieillit quand même...".

The Futureheads, The City Is Here For You To Use


Bon, failli passer l'intégralité de la durée du morceau a taper le nom du morceau. Je me revois à l'époque de la sortie de ce premier - excellent - album, sur Toulouse, me rendant à mon stage chez Orange à pied le long de la voix de chemin de fer. Un bien bel été pour moi qui découvrait alors toute cette vague - 6 mois après les Parisiengs - rock venue d'Angleterre, les Rakes, les Maximo Park, Kaiser Chiefs...

The Victorian English Gentleman's Club, Impossible Sightings Over Shelton


Probablement connus via un entrefilet des inrocks ceux-ci encore. Le genre de groupes que je n'écoute plus depuis plusieurs années, sans trop regretter au passage. Autant pour certains, je subis un effet "ah mais oui bordel, je dois ré-écouter absolument ce truuuc". Autant là, bof. j'ai pourtant un badge "ban the gin" qui traine dans l'appart. Probablement récupéré lors de leur passage a la Flèche d'or il y a quelques années...

Brooklyn, A Car & A Tree


L'un de mes premiers concerts parisiens : les Kooks au Nouveau Casino. Avec les Noisettes en support, et les Brooklyn donc. Une bonne soirée à l'époque. Je dis à l'époque, car si demain on me propose d'aller voir les Noisettes et les Kooks, je pense pouvoir trouver une excuse à base de piscine, de terrain de tennis ou de tabouret. Voire les 3 à la fois.
Pour Brooklyn, un album étrangement sorti d'abord à l'étranger (au Japon même il me semble) avant d'arriver en France il y a un peu plus d'un an. Rien d'original. Les deux premiers mesures du couplet me font penser à la mélodie d'I Will des Beatles que chantait McCartney sur le White Album. Un des derniers morceaux que je me suis amusé à apprendre à la gratte tiens...
Bon, sympa Broolkyn, mais 4 minutes là, bon, comment dire. C'est que je dois meubler moi là ow...



Petit expérience amusante, mais surtout assez éprouvante, car une mémoire consultée en permanence, avec les oreilles en mode attentives. Beaucoup plus de sens en action que lors de mes journées de boulot donc...

23.9.08

The Futureheads & The Lemonheads @ Maroquinerie

Inrocks Indie Club Septembre 2008
Dans un premier temps, annoncés en tête d'affiche après l'annulation de leur concert du Trabendo, les Futureheads se verront "rétrogradés" d'une position dans la soirée Inrocks Indie Club de rentrée 2008 derrière les Lemonheads. Un concert habituel du quatuor briton ne dépassant que rarement les 45 minutes, ce déclassement ne changera pas grand chose à la donne.
A voir la faune présente, il semble évident que les Futureheads seront les plus attendus, et les Lemonheads plus une (re)découverte. Moi le premier.

Fondé au début des années 2000 (comme à peu près 45000 autres groupes de rock en Angleterre), le groupe des frères Hyde (Barry au chant et guitare, Dave à la batterie) sortira son premier album en 2004 au milieu des autres Maxïmo Park, Kaiser Chiefs, Hard-Fi et consorts. Dans un style modérément "post punk" (peut-être donné par la production d'un ex Gang Of Four, Andy Gill sur une poignée de titres), le groupe se démarque de la masse par des passages vocaux sur plusieurs voix coupant les entrelacs de riffs de guitares souvent bien pensés. Le succès de titres comme Decent Days and Night (présent entre autre dans diverses BO de jeux vidéos), ou de Hounds of Love (reprise de Kate Bush), les feront jouer de nombreuses premières parties de belles têtes d'affiches, comme les Pixies ou Foo Fighters.

The Futureheads
The Futureheads
En fin de la tournée qu'ils assuraient en tête d'affiche, ils atterrirent dans la micro salle parisienne du Nouveau Casino en 2006 pour un concert chaotique. Fatigue évidente, envie évaporée, les Futureheads nous livraient alors un gloubiboulga sonore indigeste en balançant en quarante minutes montre en main l'intégralité de leur album. Mais, Ô chanceux que nous fûmes, nous eûmes droit également à un inédit tiré de leur futur album : Area. Horrible.

Cette "bande annonce" de leur "News and Tributes" qui arrivera (en import, car jamais sorti sur le sol français il me semble) quelques mois après n'était pas mensongère. L'album sera plus que moyen. L'échec commercial qui en découlera sera - entre autre - responsable du coup de pied au cul reçu de la part de leur label, leur demandant d'aller voir ailleurs. Sûrs de leur "mojo", ils ne s'en laissent pas compter et lancent leur propre label, Nul Records, chez qui sortira leur troisième opus, un peu dans l'anonymat, "This Is Not The World".

Quatre mois après les voila de retour en France en compagnie des Lemonheads (ainsi que de Tahiti Boy and the Palmtree Family) pour une soirée Inrocks Indie Club.


Tahiti Boy And The Palmtree Family : beaucoup de monde sur scène, pas besoin d 'en avoir devant(?)
Afin de rentabiliser les coupons noirs et blancs donnés à l'entrée, le temps de la première partie fut passé à l'étage. Zut alors.
Place aux Futureheads dans une salle bien plus remplie et visiblement heureuse de les retrouver. Difficile de reprendre sa respiration pendant les 45 minutes qui suivirent tant les chansons furent jouées à un tempo ultra rapide. Mais ici le son était parfait, les changements de rythmes carrés et les vocalises réussies. Le groupe transpire (littéralement) la bonne humeur et la joie d'être là. Une set list sans surprise majoritairement composée de morceaux issus de leur premier album ; les deux derniers se partageant les miettes. Un excellent moment donc pour les habitués aux titres des Futureheads, reconnaissant non sans mal les détails intéressants qui parsèment les chansons. Sûrement plus difficile d'approche pour les "non avertis" chez qui l'impression de similitude prédominera. Etrange paradoxe (que cette difficulté d'approche) pour un groupe souvent réduit à du "tatapoum britannique".

The Futureheads à la Maroquinerie
Barry Hyde, "front man" des Futureheads
La salle se vide alors légèrement pour l'entrée sur scène des Lemonheads. Il faudra cinq bonnes chansons pour que Evan Dando retrouve une voix convenable et plus conforme à son statut de leader de groupe "culte". Une belle découverte pour moi que ces chansons dans un style "power pop US" me rappelant parfois Weezer, parfois Nirvana. Impression globalement positive à peine entachée des problèmes vocaux de Dando et de quelques passages acoustiques longuets.


The Lemonheads à la Maroquinerie
Evan Dando, increvable leader des Lemondheads



Une bien bonne soirée de rentrée pour les Inrocks Indie Club, qui même s'ils n'affichèrent pas complet, aura sûrement contenté tant les personnes venues sautiller sur les Futureheads que celles venues dodeliner de la tête sur les "mythiques" Lemonheads.
Attention, changement radical de format de chansons avec la venue des canadiens d'Islands dès le mois prochain.

9.4.08

The Futureheads

Le Retour du futur...
Après un second album catastrophique (tant et si bien qu'ils furent "virés" de leur label), les Futureheads sont de retour.
Preuve avec leur nouveau single Beginning of the Twist.



Leur nouvel album "This is Not the World", sortira d'ici peu sur leur propre label, Longest Mile Recordings.
S'il est dans la lignée de cet excellent single - et il semble l'être - nul doute que leur statut d'éternels espoirs déchus, tel le Laurent Paganelli de la pop anglaise, sera mis de côté.
Je reviendrai dessus à coup sûr.
Ils seront en Black Session chez Mr Bernard Lenoir le 19 Mai, ainsi qu'au Trabendo le 5 Juin.