L'HYper PRésent Appliqué à la Musique (et autres trucs...)

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27.3.08

The Mars volta @ l'Olympia

En ce 5 mars 2008, il y a un endroit de paris, où il y avait plus de moutons que dans les prairies des Pyrénées.
Mais des moutons noirs. Des moutons venus suivre deux de leurs congénères dans une aventure auditive à mi chemin entre le prog-rock et du latino-bruitisme.

http://blogs.sfweekly.com/shookdown/mars%20volta.jpg





The mars volta se produisait en effet à l'Olympia pour la tournée de promotion de leur nouvel album : The bedlam in Goliath .
Un nom toujours aussi étrange mais aussi caractéristique de leur discographie, après De-Loused in the comatorium , Frances the mute et Amputechture .
En bref, on ne sait pas ce que ça veut dire...

Né des cendres encore fumantes des furieux At the drive-in - je me rappelle encore du jour ou un ami, alors que nous étions tranquille à siroter un pastis en terrasse, me présenta ce groupe comme étant un mélange entre Nirvana et rage against the machine...(en gros, il voulait que j'écoute), et surtout du choc qui en suivi la première écoute de leur ultime album, Relationship of command - The mars volta est essentiellement le projet de 2 hommes : Cédric Bixler-Zavala et Omar Rodriguez-Lopez.



http://www.munkyhaus.com/images/rawkers/theMarsVolta1.jpg



Un peu rebutés par le succès "grand public" grandissant, ils décident de mettre fin à at the drive-in ; les autres membres formeront le groupe de tâcherons Sparta...on comprend vite de qui venait l'inspiration et le talent du groupe d'El Paso.
Nos deux chevelus semblent avoir une approche de la musique à part, très personnelle, et décident ainsi de suivre leurs envies, leurs pulsions, à travers mars volta...(auparavant nommé De Facto :mêmes personnes à un membre près...)

~~ Aparté à la con ~~




Ce qui est sympa, c'est que au moins, désormais, je sais que El Paso ne doit pas forcément me faire penser à :

http://www.generalmills.com/corporate/company/international/images/med_res_packaging/NZ_OEP.gif



~~ fin de l'Aparté à la con ~~

Le moins que l'on puisse dire, c'est que chacun de leurs albums naitront dans des circonstances parfois étranges, glauques...qui donneront lieu à des œuvres singulières, brutes, difficile d'approche...

Leur premier "De Loused in comatorium " connaitra cependant un certain succès tant critique que commercial, certainement un peu aidé par l'aura de leur ancien groupe, qui ne cessera de planer au dessus d'eux.
Cet album narre la lutte contre la partie "maléfique" de l'esprit d'un homme tombé dans le coma après un abus de drogues.
Tout un programme.
Le tout inspiré par la fin de vie de Julio Venegas, un de leurs amis, qui des suites d'une prise de...mort aux rats (...), tomba dans un coma de 7 jours pendant lequel il fera d'étranges rêves, sources d'inspiration des chansons tordues de "de Loused..."
Ce brave homme, une fois réveillé, alla cependant se jeter du haut d'un pont d'une autoroute, pendant un moment de grosse affluence.
Visiblement, sa lutte, il l'a perdue.
Afin d'enjoliver le tout, alors qu'ils assuraient la première partie des red hot chili peppers, Jeremy Ward, compagnon de la première heure, est retrouvé mort d'overdose d'héroïne.Classique.

N'en jetez plus, la coupe est pleine.



Leur second essai, "Frances the mute ", connaitra également un relatif succès, grâce en partie au single The widow.


The Mars volta - The widow

On commence cependant à avoir du mal à suivre nos chevelus touffus tout fou-fous. Morceaux trop longs parfois, ennuyeux souvent...dur de rentrer dans cette œuvre, inspirée par un journal intime trouvé par hasard dans une voiture...
Omar est seul aux manettes : il écrit chaque partition pour chaque instrument, il fait enregistrer chaque zicos à part, sans qu'ils entendent ce que les autres jouent au rythme d'un simple métronome), et il produit le tout.



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The mars volta étant composé de musiciens genre virtuoses, ils choisissent de s'allier pour l'enregistrement de l'album suivant - "Amputechture " - d'un musicien genre anciennement génial devenu tâcheron radiophonique : John Frusciante.
L'homme qui gratta sur les géniaux "Mother's Milk" et "Blood sugar sex magik" des red hot chili peppers, des riffs furieusement funkys (subway to venus, if you have to ask, give it away), parfois puissants (suck my kiss, good time boys), ...
Mais l'aspirine et l'eau minérale l'usèrent.

http://img105.imageshack.us/img105/9923/frusciante3fj1.jpg



John Frusciante, durant son fameux solo bi-note, de 2002.Il a mal.

Après 6 années d'absence, il revient tout propre sur lui et en lui, avec un gros nez sorti d'on ne sait ou, pour nous ennuyer légèrement sur "californication", mais surtout, pour nous polluer les oreilles avec les immondes "By the way" et "stadium arcadium".
L'homme capable en concert de tenir un solo sur une note....fausse. Car en studio, les meilleurs producteurs US arrivent à régler le souci en général.
L'homme qui n'arrive pas à jouer my friends en live, à l'inverse de toute personne commençant la guitare et ayant fini d'user la tablature de stairway to heaven.
Ils furent bien plus inspirée en demandant à Flea, bassiste génial du même groupe de papys californiens, de participer à l'enregistrement de de "Loused in comatorium "...

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Flea en slip : la classe.

La tournée qui suivre connaitra quelques moments forts en chocolat...
Enfin...plutôt en urine en fait....qu'un tendu de la prostate décida d'en remplir une bouteille, avant de la lancer sur scène.
Cédric Bixler-Zavala venait de râler contre les "slams" que n'apprécient pas trop le groupe de manière générale,... donc pas content le prostaté.
Mais bon, du coup, pas super content les chevelus d'el paso non plus. Ils arrêtent donc le concert, et se barrent après que Cédric aie promis une prime, des goodies à l'effigie du groupe et des pass pour les concerts à volonté, et son amitié, à qui casserait la gueule de notre "ami" à la vessie soulagée, et lui ramènerait sa tête.

Ambiance, ambiance...

Certainement dans le but de rentrer en contact avec l'esprit de ce nouvel "étêté", Omar, lors d'une tournée en Israël, offre a Cédric une planchette de Ouija.
Vous savez, l'espèce de planche à pain avec des lettres dessinées dessus, sur laquelle se promène, suivant ce que l'esprit dans le coin veut raconter, un verre, un bidule en plastique ou autre.



http://www.skeptiseum.org/images/ModernOuija.jpg

Nos Jackson Five des années 2000, se seraient un peu loupés dans leurs incantations, et auraient croisé un esprit nommé Goliath. Qui leur soufflera donc quelques mots, phrases dont ils s'inspireront pour leur dernier album, le bien nommé "The Bedlam in Goliath ".
Comme chacun sait, parler aux esprits, c'est cool, mais après, on en chie.
Et donc, d'étranges phénomènes viendront perturber l'enregistrement de cet album, comme la dépression nerveuse de leur ingé son, qui du coup refusait de leur rendre ce qui avait été fait, l'inondation du studio d'enregistrement d'Omar, la disparition pure et simple de morceaux enregistrés, la nouvelle inondation du studio d'enregistrement d'Omar...

Une fois l'album "maudit" terminé, Omar est allé enterrer cette bonne vieille planche de Ouija, dans un endroit que seul lui connait.
Probablement histoire de conjurer ce mauvais sort, un jeu vidéo "Goliath: The Soothsayer", basé sur l'album "The Bedlam in Goliath " est disponible.
Le groupe organise aussi de temps à autres, des messes de purification, de tout ce mal apporté par ce jeu interdit, ... des rassemblement où ils convient donc toute personne prête à débourser 35€, pour y participer.
Moins chiant que de faire la quête.





L'une de ses messes se déroulait donc le 05/03 à l'Olympia de Paris. Et en tant que fidèle, moi, mes prières, et mon porte feuille allégé de 35€ y étions.
Pour résumer : 3 heures non stop pour une vraie putain de performance, un putain de show...
C'est vrai que l'on s'éloigne du "concert" comme on l'entend habituellement - une replongée simple dans les albums avec un peu plus de vitesse et de fausses notes, et quelques "bonjouw pawis" entre les morceaux - et que ce n'est pas toujours évident de rester accroché...
Mais à la limite, certains passages sont faits pour décrocher justement,...
Penser à autre chose, en étant accompagné par des sons, des improvisations bruitistes...
S'assoir un moment, souffler...
Car on sait que ça va repartir fort.


Et ça ne rate pas.

BAMMMMMMMMMMM, les voilà repartis avec une parfaite synchronisation, dans une nouvelle accélération brutale et puissante pour une fin de morceau ébouriffante, que l'on accompagne de "putain, c'est des malades", "rooohhh les dingues"...
Ces gars sont vraiment dans leur monde, et ils se contrefoutent qu'on y rentre pas avec eux. (communication=0, déformation des morceaux...).. Ca peut passer pour un non respect du public qui a foutu 35€ dans sa place...mais je voyais plutôt ça comme partie intégrante du show Mars volta...

On vient pas pour les entendre dire qu'ils adorent Paris, que ça fait longtemps qu'ils ne sont pas venus, que Bush c'est trop un batard, que la guerre, c'est pas cool, et que les dauphins sont en perdition.
C'est un groupe d'extra terrestres, ici pour montrer ce qu'ils savent faire. Ca fait un peu touchage de nouille par moment...mais comment ne pas être épaté par le talent d'Omar?
Ce guitariste est un putain de génie! Capable de pondre un gros riff basique que Tom Morello de Rage against the machine aurait pu enfanter, et d'enchainer avec un solo de 15 minutes avec la reverb à fond sur 3 notes, puis repartir sur un riff limite heavy metal...





Photo par Alexxx-Flt



Le tout suivi parfaitement par un batteur ...époustouflant...genre 6 bras et 6 jambes, doublés parfois de 2 gars aux percus (dont le frère d'Omar)...et ça ne s'arrête jamais...les grosses illustrations derrières changent sans que l'on s'en aperçoive, leur lanterne balance un effet stroboscopique...
On en prend plein les mirettes en plus des cages à miel !


Et puis le Cédric...bordel...certes, ça n'est pas toujours très juste, ...mais avec la voix qu'il a, comment ne pas dérailler parfois en live? Difficile de le lui reprocher en tout cas aux vues de l'énergie dépensée avec ses danses, ses transes...
Rarement j'avais vu un chanteur aussi habité par des passages instrumentaux interminables...



Photo par Alexxx-Flt



Une bien grosse baffe donc au final.
Cela confirme que décidément, les concerts dans cette salle, sont rarement anodins : Beck (tournée midnite vultures), Arcade fire (tournée neon bible) et McCartney, ont précédé Mars volta ...seul celui de bloc party restera anecdotique à coté (en même temps, le groupe même l'est à coté des groupes précités).
Des albums toujours entourés d'une certaine aura "maudite" (qui permet surtout d'alimenter le "mythe" de ce groupe (o)culte), des concerts marathons à la puissance de la "grosse bertha" alliée à la magie de Voldemort, nos moutons noirs tracent leur chemin...


Focus :

At the drive-in - "Acrobatic Tenement" (1996)



http://ecx.images-amazon.com/images/I/61MCGZAE6QL._AA240_.jpg


1. Starslight
2. Schaffino
3. Ebroglio
4. Initiation
5. Communication Drive-in
6. Skips on The Record
7. Paid Vacation Time
8. Ticklish
9. Blue Tag
10. Coating of Arms
11. Porfirio Diaz



At the drive-in - "Relationship of Command"(2001)



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1. Arcarsenal
2. Pattern Against User
3. One Armed Scissor
4. Sleepwalk Capsules
5. Invalid Letter Dept.
6. Mannequin Republic
7. Enfilade
8. Rolodex Propaganda
9. Quarantined
10. Cosmonaut
11. Non-Zero Possibility
12. Extracurricular
13. Catacombs




At the drive-in - One armed scissor



The Mars volta - "De loused in Comatorium"(2003)



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1. Son Et Lumière
2. Inertiatic Esp
3. Roulette Dares (The Haunted Of)
4. Tira Me A Las Aranas
5. Drunkship Of Lanterns
6. Eriatarka
7. Cicatriz Esp
8. This Apparatus Must Be Unearthed
9. Televators
10. Take The Veil Cerpin Taxt




The mars volta - televators





The Mars volta - "Frances the Mute"(2005)



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1. Cygnus...Vismund Cygnus
2. The Widow
3. L'Via L'Viaquez
4. Miranda That Ghost Just Isn'T Holy Anymore
5. Cassandra Geminni
6. Tarantism
7. Plant A Nail In The Navel Stream
8. Faminepulse
9. Pisacis (Phra-Men-Ma)
10. Con Safo
11. Multiple Spouse Wounds
12. Sarcophagi


The mars volta - L'Via L'Viaquez


The Mars volta - "Amputechture"(2006)



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1. Vicarious Atonement
2. Tetragrammaton
3. Vermicide
4. Meccamputechture
5. Asilos Magdalena
6. Viscera Eyes
7. Day Of The Baphomets
8. El Ciervo Vulnerado






The mars volta - Asilos Magdalena



The Mars volta - "The Bedlam in Goliath" (2008)



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1. Aberinkula
2. metatron
3. Ilyena
4. wax simulacra
5. Goliath
6. tourniquet man
7. cavalettas
8. Agadez
9. Askepios
10. ouroborous
11. soothsayer
12. conjugal burns

26.3.08

Islands @Point FMR

Je vais être franc, j'ai pris cette place plus pour aller voir 2 licornes mortes et non 6 îles...Voilà une phrase, qui, sortie de son contexte, ne veut strictement rien dire. Je la refais donc en l'anglicisant : Je vais être Livre sterling, j'ai pris cette place plus pour aller voir 2 anciens Unicorns que 6 Islands .
La découverte du - malheureusement unique - album, "Who will cut our hair when we're gone" (il faut quand même assez frappadingue pour aller dénicher un titre pareil...le froid canadien doit avoir des effets étranges sur certaines parties du cerveau), fut certainement l'une des plus grandes et belles découvertes de l'année passée...
The Unicorns , dont un illustre groupe assurait souvent la première partie : the arcade fire. Cruelle déception lorsque j'appris, du coup à retardement, la fin de ces licornes roses...

Mais c'est alors que...










J’apprends qu'ils forment un nouveau groupe, nommé Islands!

Plus précisément, les anciens chanteur et batteur des Unicorns, rejoints par un nouveau bassiste et 2 frères violoncellistes - clavier-mélodica-triangle....pour former une bien belle famille.





Je me précipite donc sur leur album "return to the sea"...et....bah l'enthousiasme retombe assez vite : malgré un album de toute évidence brillant, la déception prend le dessus : je dois me faire à l'idée que les Unicorns sont bel et biens morts.

I was born a unicorn
I could of sworn you believed in me.
Then how come all the other Unicorns are dead?



ouais, bah maintenant, je sais...

Non pas que le virage soit à 180°, ni même à 90° : la direction est toujours la même, le chemin choisi est simplement différent, plus sinueux, moins accessible.Depuis cette période, je n'ai jamais choisi d'approfondir l'album d'Islands, mais persisté dans mon culte des Unicorns en me procurant leurs EP:



The unicorns - "2014"


1. The Unicorns: 2014
2. Emasculate The Masculine
3. Evacuate The Vacuous 3:20
4. The Unicorns: 2014 (Demo Version)

The Unicorns -" Unicorns are people too "


http://www.cs.mcgill.ca/~abatko/unicorns/music/01-Unicorns_Are_People_Too/cover03.big.jpg

1. I Do It
2. I Was Born A Unicorn
3. Child Star
4. Thunder And Lightning
5. Innoculate The Innocuous
6. William Clap Your Hands
7. Evacuatin Somethin Warm
8. 52 Favourite Things
9. Ghost Mountain


L'annonce de la date (unique en France) au Point FMR d'Islands à réveillé chez moi un regain d'intérêt pour cette troupe canadienne.
Je me replonge ainsi dans "return to the sea", et y découvre enfin certaines pépites, notamment la géniale Rough gem.





Islands - Rough gem

En avant donc pour une soirée sur les bords du canal st martin, dont la salle du point éphémère occupe une partie du quai.




La première partie sera assurée par le trio parisien de Revolver , qui assumeront leurs influences affichées telles Elliot Smith ou les kinks, auxquelles je rajouterai sans trop prendre de risque, les Beatles, dans un set d'à peu près 30-35 minutes, où le mélange de guitares acoustiques et de violoncelle provoqua chez moi la somnolence, voire l'ennui.
Le reste de la salle étant plus enthousiaste, leur prestation dut être cependant de qualité.Ou bien ils ont beaucoup d'amis.

Une qualité selon moi : ne pas revenir en rappel.Nous prenons place au centre de la fosse afin d’avoir une vision correcte de la prestation d'Islands.
Et la chose vaudra vraiment le coup d'œil.


photo par Benoit Marchandise

Mélange parfait entre anciens et nouveaux titres (un nouvel album, Arm's way, devrait voir le jour le 20 mai), avec le pari de jouer les nouveaux en démarrage.
Autant habituellement, je n'aime pas trop être trimballé dans une suite de morceaux qui me sont inconnus, autant ici, rien à redire.
Ces chansons à tiroir, dont tu ne sais jamais si elle termine, ou bien si elle va repartir de plus belle sont un vrai bonheur auditif...Meme si celà a pour effet de vous faire tomber dans la solo-applau-phobie.

Cette maladie, passagère, vous paralyse au moment de la baisse de volume d’un morceau en concert, jusqu'au moment où la majorité des gens autour ont commencé à applaudir.
En effet, il est terriblement gênant de se retrouver au milieu de fans plutôt hardcore, et de commencer à applaudir SEUL pensant la fin d'un morceau que 95% des gens autour de vous savent à la moitié.
Je sais pas si ça vous parle...moi si. Dans ces moments là, on se demande pourquoi l'on est pas à Tombouctou, ou a Véra Cruz.

photo par Benoit Marchandise

La voix de Nick Diamonds nous rappelle sans mal, les belles heures des Unicorns(même s'ils n'apprécient pas trop qu'on les y compare me semble-t-il), ...certaines mélodies, certains arrangements également.Mais bon, ...après une bonne heure de cette pop délurée, joyeuse et foutraque,...rideau....point de swans, et encore moins de rough gem...

Mais Ô surprise, un rappel !

~ Instant nostalgie ~

Je me rappelle une époque où je trouvais ces rappels magnifiques, en m'imaginant vraiment privilégié par rapport aux autres concerts, chanceux de les voir revenir, pour nous..pour moi...pensant cet évènement unique....


Alors qu'une bonne centaine de concerts plus tard, la surprise vient plutôt lorsque ce rappel ne vient pas...


~ Instant nostalgie: FIN ~


Visiblement, une chose rare chez les Islands que ces rappels...on m'avait en effet parlé d'un groupe assez prétentieux, loin du public, préférant se tripoter l'instrument plutôt que de faire jouir la foule...Voilà qui fera mentir ces dires, puisque, ce n'est pas un rappel auquel nous aurons droit, mais deux.

Le premier verra une reprise de Sinead O’connor suivi du très attendu Swans. Quand on connait la propension à faire trainer leurs morceaux en concerts...en plus de la durée relativement longue des titres originaux : nous en avons grandement eu pour nos oreilles.



Second rappel : rough gem.

J'ai joui jusqu'aux oreilles, j'ai souri tout mouillé.




The Unicorns - "Who will cut our hair when we're gone ? "



01. I Don't Wanna Die
02. Tuff Ghost
03. Ghost Mountain
04. Sea Ghost
05. Jellybones
06. The Clap
07. Child Star
08. Let's Get Known
09. I Was Born (A Unicorn)
10. Tuff Luff
11. Innoculate The Innocuous
12. Les Os
13. Ready To Die

Clips :





The unicorns - tuff ghost






The unicorns - i was born a unicorn





Islands - "Return to the sea" (2006)



01. Swans (Life After Death)
02. Humans
03. Don't Call Me Whitney, Bobby
04. Rough Gem
05. Tsuxiit
06. Where There's A Will There's A Whalebone
07. Jogging Gorgeous Summer
08. Volcanoes
09. If
10. Ones
11. Bucky Little Wing (Hidden Track)




Islands - "Arm's way" (2008)


1. The Arm
2. Pieces Of You
3. J'aime Vous Voire Quitter
4. Abominable Snow
5. Creeper
6. Kids Don't Know Shit
7. Life In Jail
8. In The Rushes
9. We Swim
10. To A Bond
11. I Feel Evil Creeping In
12. Vertigo (If It's A Crime)










Festival minimum @ la maroquinerie



Ma présence à la soirée du samedi 1er mars, soyons sincère, devait essentiellement, voire uniquement à la première date française de Jim Noir, enfin rappelé à Paris après une annulation malheureuse lors du festival des inrocks en 2006. Il venait alors présenter son premier album Tower of love, véritable compilation de perles aux mélodies imparables, et inoubliables…A tel point que les publicitaires ne tarderont pas à faire appel à certaines de ces chansons, comme eanie meany pour Adidas, ou my patch pour conforama.




Jim Noir - Eanie Meany, chez adidas

Ce tout récent « festival minimum » était une occasion en or d’enfin voir le bonhomme sur scène.


Fugu :

Juste pu voir les 4 derniers titres. Le temps de trouver le tout bien sympathique, entrainant, joliment amené par le chanteur et sa belle guitare acoustique.
J’aurais bien aimé voir la totalité mais bon, un certain RETARD m'en a empêché.



Myspace .



David Mead :

On m'en avait maintes fois vanté les mérités. Donc j'étais curieux d'en voir le rendu en live, sans avoir encore pu écouter son album.
D'abord surpris de voir ce bonhomme seul avec son piano sur scène. Puis très vite conquis par une voix sublime.
Un humour et une décontraction entre les morceaux pour emballer le tout, n’en jetez plus, la coupe est pleine !
Un set trop vite terminé.



http://content.answers.com/main/content/wp/en/thumb/6/62/180px-David_mead.jpg



Site web.

Album : Tangerine



Luke temple :

Une chemise de bucheron, une espèce de toque en poil sur la tête pour le chanteur, un combo synthés-grosse caisse pour son compère, et en avant pour 40 minutes d'ennui total.
J'ai vu des gens dormir a coté de moi, au fond de la salle...et des gens se réveiller au son du mélodica hurlé lors du dernier titre en duo avec des membres de Alban Derayer. J'avais l'impression qu'on venait de m'assommer, ou d'avoir mangé un clafoutis au lexomil.

Enfin bref.



http://farm1.static.flickr.com/42/84220097_5fb42f40ee.jpg


Myspace

Et donc Jim Noir pour conclure :

Un des albums de l'année 2006 pour moi (même s'il fut perdu pour les charts annuels à cause d'un vortex temporel digne de Lost), qui tourna en boucle pendant des mois...
Je souris toujours niaisement quand j'entends la pub conforama passer à la tv. Son annulation au festival des inrocks en fin 2006 m'avait profondément déçu... J’attendais donc énormément de ce monsieur.

Je pensais en effet trouver sur scène un monsieur, à cause de ses clips, de ses photos, où il paraissait toujours costumé, bien sapé, maquillé etc...et aussi de cet album si riche, doux, mélodieux, profond... Et là, débarque un grand maigrichon, au look très Nerd, avec son bonnet vert immonde vissé sur la tête, ou plutôt collé par ses cheveux gras.
Timidement, avec des gestes un peu maladroits, il commence son set devant une salle à moitié vide (les gens étant surement allés prendre 8 cafés pour se réveiller de Luke temple).
Eanie meany démarre, et bon bah moi je n’ai pas touché terre jusqu'aux dernière notes de Happy Day today, titre joué en rappel.




Je dirai 70% de titres de son prochain album éponyme, et le reste issus de Tower of love (eanie meany, my patch, computer Song...).
Des nouveaux titres prometteurs . Les harmonies vocales sont vraiment bien rendues en duo avec madame clavier. J'avais un peu peur à ce niveau…Un peu déçu que my patch soit à ce point karaokétisé...


Le groupe l’accompagnant était assez moyen, avec un batteur dans le genre "rien à foutre", qui coupe 2-3 fois Jim noir alors en train de tenter de converser...moyen. Jim Noir m'est apparu vraiment simple, sympathique et content d'être là, surpris aussi d'être rappelé en fin de set...


Jim, je t’aime…


Jim Noir - "Tower of love" (2006)


http://img.verycd.com/posts/0608/post-295452-1154878717.jpg

1. My Patch
2. I Me You I'M Yours
3. Computer Song
4. How To Be So Real
5. Eanie Meany
6. Tower Of Love
7. Key Of C
8. Turbulent Weather
9. Turn Your Frown Into A Smile
10. A Quiet Man
11. Eanie Meany 2
12. The Only Way

Jim Noir - "Jim Noir"(2008):





1- Welcome commander jameson
2- All right
3- What u gonna do
4- Don't you worry
5- Ships and clouds
6- Happy day today
7- Look around you
8- Good old vinyl
9- Same place holiday
10- Day by day by day
11- Welcome CJ
12- On a different shelf
13- Forever endeavor


Clips :



Jim Noir - Eanie Meany





Jim Noir - My Patch


Jim Noir - In the key of C




David Mead - "Tangerine"(2007)


http://www.puremusic.com/66assets/66dmnat_r1_c2.jpg


1. Tangerine
2. Hard To Remember
3. Trouble With Henry, The
4. Chatterbox
5. Reminded #1
6. Hunting Season
7. Fighting For Your Life
8. Sugar On The Knees
9. Hallelujah, I Was Wrong
10. Suddendly, A Summer Night
11. Making It Up Again
12. Choosing Teams


Duke spirit / cut off your hands @ nouveau casino

http://www.nouveaucasino.net/images/visites/NC_6870_web.jpg

Parfois certains concerts ne vous touchent pas, ne vous laissent- aucune trace, sans vous emmerder...ne vous emballent pas, simplement.
Pour cela, pas besoin de salle merdique - le nouveau casino est une très bonne salle - d'ambiance pourrie - nombre fans étaient au rendez vous, surtout pour les Duke spirit ...
Juste...que rien ne se passe, qu'on regarde la montre, qu'on attend, qu'on subit,..
Comme en plus, bouchons oublies, mes oreilles ont doit supporter les suppositoires en mousse, et journée fatigante donc plus envie d'un lit au calme que d'une position debout dans un lieu bruyant…


http://www.bouchon-oreille.com/images/Produits/Bilsom303/Bilsom303_13_gr.jpg




Première partie assurée donc par daddy longlegs...dont on m’avait dit « bah c’est mou et chiant », du coup, j’ai mangé. Et les ai raté.zut alors.
Arrivent ensuite les cut off your hands , qui confirmèrent pendant les 30 minutes de leur set, ce que j'avais ressenti à l'écoute d'un de leurs EP : de l'énergie, une bonne ligne de basse, une voix irritante et en avant pour les chansons de 2 minutes 30.
Je n'avais pas par contre imaginé une telle attitude de poseur, surjoué, couplée à cette façon de chanter très "bravery-esque".
C'est rentré (de force vu le son + bouchons de merde) d'une oreille et sitôt ressorti par l'autre.


M'enfin bon, si vous voulez pour se forger soi même son opinion, direction le focus sur les sorties/clips du groupe en bas de note.


A peine le temps de débattre de la ligne de basse sympa de la dernière chanson que voilà les Duke spirit qui débarquent.
Leur premier album "cuts across the land" m'avait plu en partie grâce à la présence de 2 titres forts en énergie, et menés par une voix mêlant sensualité et puissance : cuts across the and et Red weather.



The Duke spirit - Cuts across the land





Leur second opus, "Neptune", m'a bien moins accroché. Il a certes eu bien moins de temps d’écoute que son aîné, mais bon…
J'aime rarement me trouver à un concert dont je ne "maitrise" pas les chansons proposées. J’aime attendre un moment en frissonnant en le sentant venir, j'aime me dire qu'il reste encore telle, ou telle chanson à venir, j'aime faire "oulala" quand ça enchaine de manière inattendue entre 2 titres dans l'album séparés,...
Donc bah du coup, mis à part


http://www.dailymotion.com/video/x4guo2_duke-spirit-cuts-across-the-land-li_music
envoyé par Fa_Sol


et




http://www.dailymotion.com/video/x4guh7_duke-spirit-red-weather-livenouveau_music
envoyé par Fa_Sol


Hé bien je peux dire que je me suis légèrement emmerdé, vu qu'il s'agissait surtout d'un concert « promo » de leur nouveau bébé.
D'autres personnes, plus habituée à ces nouveaux titres ayant plus apprécié le moment, je ne remets donc pas en cause la qualité du concert et du groupe, dont le talent ne fait pas de doute, et dont il est difficile de lâcher du regard leur perle de chanteuse.


http://www.kindamuzik.net/gfx/dukespirit-live-web-1105.jpg


En même temps, il n'y avait pas grand chose d'autre à voir sur la scène, mis à part 4 musiciens en mode autistes.






Focus - Cut off your hands:

"Shaky hands" (ep) (2006)




1 - You and I
2 - Expectations
3 - Takes slowly over
4 - Let go
5 - Tell me about
6 - Sorry

"Blue on blue" (ep) (2007)



1 - Blue on blue
2 - Closed eyes
3 - Oh girl
4 - Still fond

Focus - The duke spirit:

"cuts across the land"(2005)




1 - Cuts Across the Land
2 - Love Is an Unfamiliar Name
3 - Darling, You're Mean
4 - Win Your Love
5 - Hello to the Floor
6 - Bottom of the Sea
7 - Fades the Sun
8 - You Were Born Inside My Heart
9 - Lion Rip
10 - Lovetones
11 - Stubborn Stitches
12 - Red Weather
13 - Take a Look Around
14 - So Good to Hear
15 - Boot Hill


"Neptune" (2008)




1 - I Do Believe
2 - Send A Little Love Token
3 - Step And The Walk
4 - Dog Roses
5 - Into The Fold
6 - This Ship Was Built To Last
7 - Wooden Heart
8 - You Really Wake Up The Love In Me
9 - My Sunken Treasure
10 - Lassoo
11 - Neptune's Call
12 - Sovereign





Datarock @ maroquinerie / Girls in hawaï @ scène Bastille

Dilemme :

Découverts sur la foi d'un single dansant, drôle et au titre explicite, "fa fa fa", Datarock se produisait sur la scène de la Maroquinerie le 17/02 une nouvelle fois.



Datarock - Fa fa fa

Mon survêt rouge était repassé, les lunettes Djibril Cissé style étaient nettoyées afin que les gens qui osent me regarder dans les yeux, ou du moins, me regarder dans la surface allant de la mi-front, à la mi-joue, se voient tout déformés, et partent en hurlant effrayés par l'image renvoyée.

http://img2.timeinc.net/ew/dynamic/imgs/070606/music/datarock_l.jpg


Seulement, c'était sans compter sur ma seconde nature de geek du foot, qui pris le dessus ce soir là, notamment à cause d'une après midi footeuse dans un parc...où mes jambounettes reprirent contact avec un élément sphérique rempli d'air, ou mes piedounets retrouvèrent leurs talent de frappe dans la terre, de passes dans l'arbre, de dribbles dans les ronces, ...Je crois avoir été supervisé par un scout du PSG, mon téléphone ne devrait pas tarder à sonner : à moi les sponsors !

Décision :

Je n'allai donc point voir datarock , mais je vis les photos, je vis les vidéos, je fus dégouté, et le suis encore.


Interlude:

Ma semaine qui devait être surchargée de concerts (Datarock , Duke spirit /cut off your hands , Foals /operator please ) fut donc délestée de l'un d'entre eux.

C'était sans compter sur LA bonne nouvelle du mardi.

Oui, le mardi est souvent le fruit de bonnes nouvelles. déjà, c'est le lendemain du lundi, donc c'est sympa car le lundi, ça pue, on y arrive pas, on rame on rumine le weekend, on pleure sur les 5 jours qui vous séparent du suivant, on se rappelle plus de ce sur quoi on bataillait ferme vendredi, en se disant "bon, je finirai ça lundi, il reste plus que ça a faire", et du coup bah on se fait chier toute une matinée à se remémorer LE truc du vendredi donc, et ce en faisant semblant d'écouter les récits de jardinages du collègue aux mains vertes. Et entendre parler de clôtures, n'aide pas des masses en informatique.



Alors bon, on se dit "vivement ce midi", qu'on coupe avec cette matinée où la glue empêche vos paupières de s'ouvrir de plus de 0.5 cm, sinon, elles retombent violement l'une contre l'autre, ceci ayant pour conséquence de faire tomber un cil sur votre joue, et là la collègue du 3ème, la grosse, qui voyant ça dit bien fort pendant LA pause café du lundi matin "oh il faut faire un vœu", donc là tout le monde s'arrête de parler et vous regarde faire un vœu, ce qui revient à être regardé en train de ne rien faire, car le vœu, comme chacun sait, il se fait en silence, donc, pof air con.

Mais non !

Le drame



Car le midi, la serveuse du restau où les collègues vous amènent chaque lundi (oui le lundi c'est LE jour des habitudes), arrive la serveuse les yeux gorgés de larmes, vous raconter pendant 2 heures avec son plus bel accent normand, que sa belle sœur a plumé la mère en lui faisant signer des chèques, ou plutôt en les signant à sa place, car la pauvre vieille dame ne peut même plus marcher (sic),...et de conclure avec un "mon mari m'a retenu car j'y partais avec le fusil".

En image, un mélange de:

et de

Moyen pour égayer le repas...

Donc le lundi, en général, c'est souvent plus ou moins comme ça, avec juste des variantes sur horaires/lieux/personnes. Mais un point commun : je sais pas pourquoi, mais j'y suis toujours au milieu.

Youpi, les filles sont de retour:

J'en reviens donc à la bonne nouvelle du mardi.

La mise en poche de 2 invitations pour le concert privé et gratuit des girls in hawaï à la scène bastille pour le soir même.

http://www.rebirthcom.com/files/Image/scene-bastille.jpg

Le nouvel album des la troupe de belges des champs - oui en les écoutant, on ne peut que penser qu'ils aiment gambader dans les champs, mais pas les champs toujours verts avec une légère brise venant caresser ses 3 poils de barbe, non, les champs avec des bosses, de l'herbe pas tondue, des arbres cabossés, et parfois un peu en noir et blanc -, nommé "plan tour escape" semble après quelques écoutes parfaitement dans la lignée du premier.


Girls in Hawaï - found in the ground

Peut être un peu trop dans la droite lignée justement, aucun virage pris...aucun risque pris. A la limite, ils font ce qu'ils savent faire, et vu qu'ils le font plutôt bien, qu'ils continuent. Vu le rythme jean-alesiesque avec lequel ils sortent des choses, ils ne risquent pas de lasser rapidement.

Alors on a des encore des bruits champêtres, des chansons qui te donnent envie de courir nu sur une plage ensoleillée (sun of the sons, comme short song...), des chansons la tête dans la brume (colours (ratée), comme the fog), d'autres qui pètent après s'être réveillées (birthday call, comme flavour), des jolies mélodies noir et blanc (fields of gold comme found on the ground). Le tout entrecoupé de quelques titres "power pop" comme couples on tv et grasshopper, qui ont le mérite de nous garder alerte, l'œil vif et le poil soyeux.






Concert:

Le rendu live, comme à leur habitude, reste assez fidèle aux versions studio, avec cependant quelques "libertés" prises, avec des fins à rallonge comme sur l'imparable Flavour, ou des versions différentes comme cette accélération - pour moi malheureuse - de la si belle bees and butterflies, qui pour le coup sonne plutôt comme bourdon and pélican.



Au milieu d'un décor toujours identique, à savoir TV un peu partout avec projection des "GIH à la campagne", lampes de chevet vieillottes, les 6 belges prennent du plaisir à présenter leurs nouveaux titres, en ce jour de sortie française de Plan your escape.

Ils aiment paris, c'est beau, c'est chouette, blabla tout ça.


Ces nouveaux titres justement sont bien mieux maitrisés que lors de leur cigale de novembre dernier...ou bien est-ce moi qui les apprécie plus, en les reconnaissant cette fois...

Ainsi, la popissime "sun of the sons", la douce "fields of gold", mais surtout la chanson à tiroirs "Birthday call", (mais alors des tiroirs dans lesquels tu trouves à chaque fois un truc sympa, genre une plume d'abord, un sushi après et un shot de vodka caramel pour finir), sont des chouettes moments.

Les plus "anciens" found in the ground, the fog, où bien sur le puissant et final flavour viennent compléter un tableau agréable, dont la touche finale sera une reprise des Beatles, Taxman.

Je les remercie au passage d'avoir avoué avoir découvert la musique des 5 scarabées il y a deux ans seulement, je me sens moins con avec mes 6 mois.

Un peu encore, mais moins.

Mais finalement, mon relatif (ou pas,) retard culturel en la matière m'empêchant de tomber souvent dans l'aigreur, et le blasage à chaque sortie d'album, en trouvant souvent/toujours une comparaison dévalorisante dans un passé riche en groupes rock/pop/...cela ne me dérange aucunement.

De plus, cela permet de remonter le temps en suivant le fil des influences déclarées/évidentes des groupes actuels. Sans aprioris. Ni Delorean.

Et de construire autour d'eux un espèce de puzzle musical ancien, mais hautement appréciable. Au bout du compte, cette virginité en archéographie musicale, c'est le pied.