L'HYper PRésent Appliqué à la Musique (et autres trucs...)

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9.9.08

Werchter - Samedi

Il serait un peu ridicule vu le temps écoulé depuis les événements en question, de détailler tout autant les journées restantes du festival. De plus, j'en ai un peu la flemme, ce qui tombe plutôt bien. (n.d.moi : bon bah en fait, non)

Gossip à Werchter
Glamour.
Un samedi sous un ciel mi frite - mi raisin qui débuta fort mal, car cueilli à froid par Gossip. Difficile d'échapper aux hurlements et à l'image de Beth à cause des 1500 enceintes et aux 150 écrans géants de la grande scène. Les cinq minutes qu'il fallait pour rejoindre le chapiteau furent donc très pénibles.
Arrivent alors les néo-hippies-branchouilles MGMT. Autant leur album « Oracular Spectacular » contient un nombre de perles étonnant pour un premier essai, autant leur prestation live de la Maroquinerie il y a quelque mois m'avait parue moyenne. Forcé de constater que rien n'a changé depuis...Les conditions privilégiées de la douillette salle du 20ème arrondissement parisien laissant place à une foule de festival bien compacte sous un léger crachin, l'impression finale en pâtit. Nouvelle déception.

The Hives à Werchter
Pelle qui n'a pas intérêt à lâcher son micro
Place aux caïds de la scène, les suédois The Hives. En festival comme en salle, ça défonce toujours autant malgré un show toujours un peu à l'identique. Impossible de résister aux invectives faussement (ou pas) mégalo, aux mimiques et aux braillements du suédois Pelle Almqvist et des sa troupe costumée. Nouvelle réussite sous la pluie de Werchter. Les nouveaux titres du « Black and White Album » viennent à merveille compléter un set déjà rempli de bombes garage - punk telles Two Timing Touch And Broken Bones, Hate To Say I Told You So, Walk Idiot Walk, Main Offender, et bien d'autres. Une petite heure passée bien trop vite.

Editors à Werchter
Editors, ils ont froid, nous aussi...
Dans un style bien moins expansif et racoleur, les anglais d'Editors ne sont pas non plus des novices de la scène. Plusieurs fois vus cette année sur Paris pour la tournée de l'excellent "The End Has A Start", et à chaque fois stupéfait par la dimension scénique prise par ce groupe, et par la force émotionnelle dégagée par leurs nouveaux titres. Le temps bruineux et grisonnant aurait été parfait pour leur set, si celui-ci n'avait pas été entaché d'un son assez mauvais. Une déception en comparaison aux prestations de grandes qualités dont sont capables ces garçons.

Kings Of Leon à Werchter
Caleb vient de comprendre la "blague de la piscine"
Le souvenir de cette pénible prestation sera vite balayé par le grand moment de la journée : Kings Of Leon. Malgré un dernier album qui ne fait pas l'unanimité, les concerts de leur dernière tournée frôlent parfois avec la perfection. L'an passé, au FIB comme à Rock en Seine, les anciens bouseux devenus slimeux forcent le respect. Musicalement puissants et précis, les Kings Of Leon sont à chaque fois portés par la voix d'une rare beauté de Caleb.
Ce qui passe difficilement en album, comme On Call, devient ici un joli moment où chaque note éraillée sortant de la bouche du jeune homme amène son lot de frissons.
Vient alors l'heure de rentrer siester un peu au campement, de se restaurer, de laver un brin...enfin, tout ce que l'on peut faire pendant un concert de Ben Harper, qui continuera même pendant Sigur Ros.

radiohead à Werchter
Thom Yorke, miaou
Retour sur le site pour la grosse tête d'affiche du festival : Radiohead. Leur "éco-tour", après 4 dates françaises plus tôt dans l'été se pose pour une soirée belge à la fraîche. Dans la pure tradition des concerts de la bande à Thom Yorke, n'espérez pas profiter des écrans pour voir ce qu'il se passe sur scène : non non ; place à de jolis, mais dispensables, effets numériques. Le tout accompagné des "rubans lumineux" de la scène pour donner un rendu visuel très sympathique. Le côté sonore étant, comme toujours, au rendez vous, ce sont donc quasiment deux heures de show de haute volée que nous "offre" Radiohead. La quasi intégralité de leur récent "In Rainbows" sera présentée au milieu des classiques Idiothèque, The National Anthem, Lucky ou Just. C'est alors qu'une inspiration divine me vint : afin d'anticiper l'effet troupeau du retour au camping, je commence à me diriger vers la sortie, anticipant la fin du show prévue sur les affichages à 1h30. Ravi de mon action toute auréolée d'un succès étincelant, quelle ne fut pas ma (vraiment(très(désagréable))) surprise quand j'entends le concert reprendre une fois revenu aux bord du camping. C'est ainsi que je profitai de (vraiment(très)) loin de l'enchaînement 2+2=5 / Paranoid Android, que j'attendais tant depuis l'absence de ces titres lors du premier concert Nîmois.
Comme un léger goût d'inachevé dans la bouche malgré cette bonne journée...

1.4.08

The Kills - Gossip - The Blakes - Pete and the pirates @ Olympia



Gros évènement, en plus de sa soirée à l'Olympia de Paris, l'émission "la musicale" de Canal+, a cette fois-ci décidé de se bouger le cul en province. Et en l'occurrence, des culs il y en avait pas mal à déplacer.

Et de toutes sortes :
Des jeunes culs, avec les 5 gredins de Pete and The Pirates.
Des culs malheureux en blousons noirs, avec le trio de Seattle The Blakes.
Des culs muy muy sexy, avec le torride duo anglo-américain The Kills.
Et pour finir, du gros cul flasque et qui fait beaucoup (trop) de bruit, avec la baudruche Gossip.




Pete and The Pirates

C'est un public clairsemé autour des grosses caméras placées en plein milieu de la fosse, qui assistera à la performance de Pete and The Pirates. Court mais mené à un bon rythme, agréable et aussi mélodieux qu'entraînant, leur passage fut une excellente entrée en matière pour la soirée. Les "pointus" reconnaîtront pèle-mèle les Come On Feet, Knots, ou encore Mr Undestanding, les autres les découvriront, et c'est tant mieux....




"Putain on est trop malheureux, mec" - The Blakes

...en espérant qu'ils ne fussent pas noyés par la bouillie de décibels qui allait suivre. Le trio américain The Blakes, après nous avoir proposé des bonbons, parodia alors, sans talent, les plus mauvais morceaux des Black Rebel Motorcycle Club. Y en a pas des masses, mais eux les compilent et les empilent avec aisance. Nous, on guette la montre en se demandant bien où se cache ce bon Marcel Béliveau. Une blague de 45 minutes environ, ça fait long. Notre Marcel a donc du se paumer dans les coulisses de l'Olympia, en oubliant que les meilleurs blagues sont les plus courtes. Et là, on ne riait pas des masses. Surtout que je n'ai même pas pu en avoir des bonbons...




"Franck Provost, aide nous" - The Kills

Le moment fort de la soirée allait arriver après ce pénible interlude. Une installation sommaire sur scène : 2 amplis, 2 guitares et un sampler : tout ce qu'il faut pour le duo des Kills pour nous amener, une petite heure durant, dans leur monde tortueux où le rock ne se conjugue qu'a deux....tout en sonnant comme 4. Force de samples puissants (parfois trop) et basiques, il suffit alors à Hotel de placer ses riffs glacials et tranchants, pour épouser à merveille la chaude voix de la sensuelle VV. Ce cocktail peut déplaire, voire carrément horripiler, ...moi je fonds comme un glaçon dans un pastis laissé trop longtemps au soleil (le pôvre). Les Kills n'ont, je crois, jamais essayé de plaire au plus grand nombre (ça m'aurait fait chier de me retrouver devant Moby), cependant, des nouveaux titres comme URA Fever, Tape Song ou Cheep And Cheerfull semblent plus "accessibles", voire limite dansants.
Bon, ça n'était pas "danse machine" , mais pas non plus l'enterrement du pape.
Dommage qu'Hotel ait eu visiblement quelques soucis avec sa guitare (qui se désaccordait rapidement), ce qui du coup me gâcha un petit peu le plaisir sur Tape Song, dont le riff me ferait guitar-heroter même en pleine rame du RER A un lundi matin à 8h.



On a même échappé au désastre grâce à VV, lorsque celle-ci refusa (parait-il) de laisser entrer Kate Moss (compagne d'Hotel) sur la scène.
Merci VV, je t'aimais déjà avant, mais là, je rajoute un (voire 12) degrés à la puissance de l'intensité avec laquelle (oui j'ai fait S au lycée) je te l'exprimerai le jour où tu viendras frapper à ma porte.
Par contre, évite de te déguiser en pakistanais ce jour là, et de trouver un prétexte, genre, ma douche fuirait dans ton restaurant qui se situerait COMME PAR HASARD en dessous de ma salle de bain. La dernière fois, je ne t'ai pas reconnu.

Il est alors temps de faire place aux Gossip sur scène.
Pour résumer, personnellement, ça ressemblera à ça :



Pas vraiment envie de revoir un groupe que je n'apprécie nullement. Leur "tube" Standing In The Way Of Control est réellement efficace, c'est vrai, ...mais en grande partie grâce a une très bonne ligne de basse. Ce qui est quand même un comble pour groupe ne possédant pas de bassiste. En en plus, eux, ils ont eu droit à Kate Moss.


Donc, dodo.