L'HYper PRésent Appliqué à la Musique (et autres trucs...)

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16.5.08

Lightspeed Champion, These New Puritans @ la Maroquinerie : Inrocks Indie Club


Cela faisait un bail que l'approche d'une soirée Inrocks Indie Club ne m'avait pas tant excité. La "faute" à une affiche des plus prometteuses avec deux groupes dont les premiers albums furent parmi les plus excitants de ce début d'année, à savoir Lightspeed Champion et These New Puritans.
L'affiche fut plus tard complétée par Glasvegas et un traditionnel groupe CQFD, Koko Von Napoo.


Jack Barnet, tête pensante des These New Puritans


Pour These New Puritans, cela sera l'occasion de les voir à l'oeuvre dans des conditions "à leur mesure", après un Zenith bien trop grand pour eux en novembre et une Black Session qui n'a pas déclenché l'enthousiasme des masses. Bernard Lenoir himself, en complément de ses interventions radiophoniques pendant le concert ("personne ne bouge", "groupe qui manque de charisme", "pas la machine à danser annoncée",...), les gratifia "offline" de bande de poseurs médiocres.
Mouais.
En même temps, il devait s'être sacrément mal renseigné à leur propos s'il n'attendait d'eux qu'une machine à danser, et aurait peut être dû écouter leur album au moins une fois avant de les faire venir.


Devonte Hynes (Lightspeed Champion), l'ami des bêtes en plastique


Lightspeed Champion, remis sur pied après une bien vilaine maladie, n'était pas revenu en France depuis le dernier festival des Inrockuptibles en novembre dernier où sa prestation tardive fut éclipsée par le phénomène Foals qui le précéda sur la scène de la Boule Noire. Son album "Falling Of The Lavender Bridge" est depuis sorti chez nous, accompagné d'une presse unanime.

Pour les deux autres groupes, ça sera la découverte car une fois n'est pas coutume, j'assisterai à la totalité d'un Inrocks Indie Club, malgré un horaire toujours aussi contraignant.
La Maroquinerie est annoncée complète, les gens font la queue dès 19h15 pour pénétrer dans la salle : on ne va pas mourir de froid.



C'est pourtant une ambiance assez glaciale qui règnera dans la salle à l'arrivée des Koko Von Napoo. Devant un parterre assez fourni pour un premier groupe, leur pop à synthés est venue nous cueillir à froid. Cela devait être mignon, mais je n'avais pas de sucette sur moi. Comme en plus je buvais de la bière, ça ne pouvait pas coller.
Le concept de l'accordage de guitare, micros ouverts, en plein milieu du premier morceau est cependant une chose que je découvrais grace à eux, et je les en remercie. Commencer par un ratage total ne devant pas faire partie de leur plus gros fantasme... suivit alors un étalage de remarques à coté desquelles le sketch de valise cher à Luis Rego (l'inoubliable Bobo des Bronzés) passerait pour du Desproges :
"les gens sont gentils ici", "on a bien mangé", "on a gagné des tee shirts".
Wouhou, cela a déclenché alors une vague de... rien du tout. Pof, chou blanc.



Sur scène, les chansons se suivent et se ressemblent, dans la salle, l'ennui se propage et contamine. Je suis surpris d'avoir pu écrire autant de mots sur leur passage, qui sera sûrement chassé de ma mémoire sitôt un événement plus passionnant y pénétrant.
Merde, mon stylo est tombé.
...
Je parlais de quoi déjà?
Ah oui, Glasvegas.


Glasvegas, dont le chanteur a visiblement rencontré un mur de très près


On m'avait brièvement décrit la chose comme du "Jesus And Mary Chain" avec un chant mélodique. Connaissant le niveau de surdité de l'ingé son et la puissance sonore de la salle, je m'attendais donc à un énorme mur de son couplé à un chant triste d'un monsieur pas très heureux dans la vie.
Je ne fus pas "déçu": après une intro guillerette, le groupe envoie le bouzin. Sur le coup, les bouchons s'enfoncent dans les oreilles jusqu'à se rencontrer et mes cheveux changent de sens à chaque nouvel accord.

A peine 3 minutes pour me convaincre de partir de la salle à la recherche de boissons gratuites. Le temps de croiser un bout des These New Puritans dans le "sas" de sortie et l'autre partie au bar, de prendre possession des godets à l'odeur de pomme maltée et me voilà revenu pour la dernière chanson de Glasvegas, la sixième (oh les feignants).
L'écart entre le son "areu areu" du groupe précédent et celui "PAF dans ta gueule" de Glasvegas est amusant à constater. Imaginez vous zapper entre Candy et Ken le Survivant.
Objectivement, j'ai beau ne pas être fan du genre, Glasvegas maitrisait leur sujet. Gros son, bien chanté, les fans ravis (les autres assourdis).



Arrivent ensuite les These New Puritans, étrangement amputés de leur clavier, madame "la morte", bien que son matériel fût installé. Le chanteur toujours vêtu de son armure d'écailles métalliques, le bassiste avec un tee shirt des slliK, et le batteur - véritable métronome du groupe - arborant un sourire très Buster Keaton, sont alors prêts à dégainer leurs microchansons aux textes ésotériques.
Avec une setlist très proche de celle de la Black Session, la force de leurs chansons est cependant décuplée par rapport à l'enregistrement dans les studio bourgeois de la Maison de la Radio. Les garçons semblent beaucoup plus "impliqués", le son est plus adapté, le public plus réceptif. Même si une partie du groupe est absente, ils font du bruit comme cinq à eux trois. Non pas qu'il en manque deux, mais juste une. Mes quatre verres ingurgités depuis le début de la soirée, je suis branché sur du deux cent vingt tout en étant sur mon trente et un. Et il n'est même pas neuf heures. La soirée décolle enfin.



Numbers et ses paroles en mode repeat fait suite à Swords of Truth et son inquiétant sample d'introduction, donnant le départ d'un live parfaitement maitrisé. Riffs de guitare acérés (Numbers, C.16th), basse simpliste mais efficace (Elvis), samples "infra basse" (fff) et surtout cette batterie précise et puissante hachant menu le tout : remballez, c'est pesé. En à peine le temps qu'il faut pour choisir ses saucisses, les These New Puritans repartent dans leur monde.

On savait que ça serait court. On avait vu juste : à peine 40 minutes d'un show intense sans rappel (ni sourire). Une fois les lumières rallumées, c'est comme si l'on revenait épuisé d'un voyage entre Mars et l'Atlantide. On sait pas trop où cela se situait, mais on y était.



Place alors à Lightspeed Champion. Le temps d'installer un grand néon à son effigie et d'accorder douze fois sa guitare afin d'éviter la cacophonie inaugurale de Koko Van Napoo, Devonte Hynes arrive sur scène avec ses trois musiciens. Je crois qu'à cet instant précis où la température n'aurait pas déplu à Cerbère le chien des enfers, tout le monde eut la même pensée en voyant Lightspeed Champion vêtu d'un bonnet de fourrure à la mode trappeur canadien.
Problème capillaire à cacher?
Envie d'être identique à la pochette de la réédition toute fraîche de Galaxy Of The Lost ?
On s'en fout.

C'est par cette dernière que le set commença, sous les clameurs d'un public ravi. Et là, c'est la chute (parler de douche froide aurait été maladroit vu les litres de sueurs qui se déversaient sur le sol de la Maroquinerie). Bouillie sonore, interprétation grossière, batterie surpuissante. On est à des kilomètres de la légèreté et de la candeur de la version studio. Bon ok, vu la qualité des arrangements de celle-ci, je concède qu'il serait impossible de rendre cela en live avec uniquement trois musiciens.



Malheureusement, la suite ne s'améliorera pas, excepté le long final sur la version "non coupée" de Midnight Surprise, très réussie.
Pour partir sur ce qui fut la seule satisfaction de ce concert, je choisis de me passer du rappel. Trop peur de retomber sur un nouveau morceau gâché par une interprétation (volontaire car répétée) beaucoup plus "rock" que les versions albums, donnant un ensemble grossier, trop fort, trop rapide.
On frôle le mauvais goût par moment, entre le duo avec les Koko Van Napoo et son fameux refrain "Oh Baby tue moi", ou bien ces quelques solos sortis d'un morceau de Van Halen.

On peut reprocher à certains groupes un manque d'audace, de prise de risque, lors de leurs concerts (hey salut Julian, Albert va bien?). Mais en voulant donner une tournure plus pêchue et énergique à ses titres, ceux-ci perdent en finesse et en sensibilité. Les mélodies sont encore là, mais noyées dans un ensemble pataud.
Un peu comme si vous laissiez tremper un sushi au saumon pendant 5 minutes dans un lavabo rempli de sauce soja. Alors certes, le saumon sera encore là en train de flotter, mais fini les petits grains de riz tout collants à la légère pointe vinaigrée.



Le garçon reste quand même très attachant par son sourire, sa gentillesse, son humour et sa modestie. Par exemple, il ne se démonta pas lorsque quelqu'un lui demanda de jouer Your Biggest Mistake (de son ancien groupe, les Test Icicles), mais pris la chose avec humour en proposant à la personne de venir la jouer sur scène avec lui, car il avait oublié la "difficile" partie de guitare (composées de notes aigues jouées très fortes).

Au final, cela fait 3-1 pour l'ennui face au plaisir. Cependant, je garde un gout de victoire en bouche après cette soirée. Grace exclusivement à la prestation de haute volée des These New Puritans, confirmant avec fracas et brio tout le bien que je pensais d'eux après leur épatant premier album.



Extraits videos de These new Puritans:



http://www.dailymotion.com/video/x5gue5_these-new-puritans-swords-of-truth_music
envoyé par Fa_Sol



http://www.dailymotion.com/video/x5guru_these-new-puritans-numbers-live-par_music
envoyé par Fa_Sol



http://www.dailymotion.com/video/x5guvz_these-new-puritans-elvis-live-paris_music
envoyé par Fa_Sol



http://www.dailymotion.com/video/x5gxi3_these-new-puritans-fff-live-paris_music
envoyé par Fa_Sol



http://www.dailymotion.com/video/x5gyh3_these-new-puritans-infinity-live-pa_music
envoyé par Fa_Sol

15.4.08

The Black Lips @ Maroquinerie

Onanisme musical (part. 1)


The Black Lips


Le branleur musical peut être vu de différente manière : Le BON branleur et le MAUVAIS branleur.
Le bon peut être ramené à Fonzie de Happy Days, Mikey de Parker Lewis, ou bien Michael de Seconde B. Le mec fringué cool, qui crache, rote sa Kronembourg, vit pour l'éclate et la déconne, se fout des règles, tout en restant le mec sympa "quand tu le connais".



Fonzie, Mikey et Michael, rock'n roll baby


Quand quatre de ces gars là se retrouvent pour faire de la musique, ça peut donner les Black Lips.
Formés à Atlanta (USA), cette troupe se fait remarquer depuis quelques années à travers nottamment des concerts totalement déjantés, où il n'est pas rare de les voir faire profiter de leur anatomie au public, voire même des hydrater à coup d'urine, et les nourir à coup de vomis.

Sympatiques attentions.

Musicalement, rien d'inventé : ils sont comparés aux Kinks des débuts où à des Beatles décoincés. Ça chante mal mais le public suit, ça joue vite et le public saute. Les mélodies sont simples et efficaces, la production est réduite au minimum : les enregistrements semblent être en prise directe.


The Black Lips

Les Black Lips dans ton salon, oui c'est possible

L'occasion de les voir en live donc, dans la salle de la Maroquinerie était une aubaine, à ne pas rater.

Pour nous mettre en jambe, rien de mieux qu'une re-sucée de la recette Black Lips par trois frenchies en mode rebelle attitude. Ça crache sur scène, ça ne dit rien au public, ça ne donne pas leur nom, ça joue une chanson de plus qu'autorisée par la salle. Limite Mai 68 sur scène.

Musicalement, c'était plutôt bon, voire très plaisant par moment. Le côté répétitif passait à l'as car bouffé par une énergie redoutable. Dommage que seul une quinzaine de personnes assistèrent à leur passage.



The Weakends : un jeu de mot pour Ruquier

Et surtout dommage que ces quinze personnes furent rejoints par d'autres, pour un autre groupe censé faire monter la pression avant les Black Lips : Cheveu.

Place donc à un très mauvais mélange d'Animal Collective version techno, avec ... rien. C'est méchant pour Panda Bear et ses potes, mais j'ai que ça qui me vient à l'esprit. Des rythmes technoïdes/transe bidouillés avec le synthétiseur volé à Ice MC, une guitare par dessus, enfin, plutôt en dessous, et une voix hurlée et traffiqué.



Cheveu, no comment...

Des membres prestigieux cependant, avec le bassiste des Hives ayant récupéré des lunettes refusées par les Klaxons car trop moches, Nicolas de "Hélène et les garçons" version "les vacances de l'amour" au grommelage inaudible, et Bernard Oleg (le neveu de Charlie) arborant une chemise, également recalée par les Klaxons car également trop moche, aux synthés.

Premier groupe que j'entends chanter en espéranto : rien compris, rien entendu.
Rien + rien = rien.




Tartagueule à la récré


La température monte cependant d'une bonne dizaine d'unités dans la fosse pendant la mise en place du matos des Black Lips, où une rixe éclate entre la "bande à Riri" de la 4ème-B du collège Jean Jaurès (Paris XVI) et la bande à "Jean-Phi" de la 4ème-4 du collège Victor Hugo (Paris XVI). Les poings et les insultes volent, devant le rictus amusé de Jared Swilley, alors en train d'accorder sa basse. On se dit alors que le spectacle sera bien sympathique dans cette fosse, qui plus est, capilairement intéressante.

Que nenni ! Tout se passera sur scène.



Non pas que les Black Lips endormiront nos Baby-cogneurs, au contraire, ceux-ci
multiplieront les stage invasion de la première, à la dernière note. Les musiciens, habitués à ce genre de situations n'en furent guère gênés, au contraire : ils surent bien en jouer en attisant ce feu adolescent, avec leur son "flower punk".

On ne peut pas en dire autant de notre pôôôvre videur de la Maroquinerie, qui passa une bien sale soirée.
Au début, empreint d'une autorité que lui confère ses habits noirs et son tampon "Maroquinerie", il tente de faire régner l'ordre, en interdisant, d'un "non non non" accompagné d'un doigt menaçant l'accès à la scène.
Ensuite, il comprend qu'il va devoir y mettre du sien et venir montrer ses capacités de catcheur sur scène en essayant d'attraper par un pied, une jambe, un bras, un cheveu, un tee shirt, un sein, voire le tout réuni nos jeunes slammeurs.



Activité durant laquelle il gagna cependant un ami : un roadie des Black Lips, sosie de "la boule" de Fort Boyard, auquel vous ajoutez un bouc dont les intervention bien plus tranchantes et efficaces nettoieront la scène de ces gentils mais nombreux envahisseurs.

Notre ami videur terminera sur le bord de la scène à sauver de la suffocation et de la "tranche de jambonisation" les éléments les moins résistants, le tout sous l'attitude rigolarde de Jared, mimant à son insu, de manière sodomite, un bel accouplemement... avant de lui faire un gentil petit bisou.



Dans cette ambiance survoltée mais toujours bon enfant, les Black Lips enchaîneront durant une petite heure un mélange de leurs trois albums, sans que la majorité ne soit donné à leur dernier "Good Bad Not Evil".

A signaler une reprise du Hippie Hippie Hourra de Jacques Dutronc, artiste qu'ils admirent.

On ressort lessivé de ce concert où l'énergie proposée par le groupe est phénoménale, et parfaitement relayée par un public entièrement acquis à leur cause, venu pour prendre son pied. Musicalement, on est assez éloigné du son proposé sur leurs albums. : tout est joué à l'énergie au détriment de la justesse, tout est interprété avec les tripes plutôt qu'avec la tête, on sue d'avantage qu'on ne bave.


The Black Lips

Douuuuuce nuiiiiiiiit



Un des meilleurs concerts jamais fait pour ma part au niveau intensité.

Pour avoir une idée précise de la tenue des concerts des Black Lips :



Ceci est extrait d'un concert donné à Tijuana (Mexique), où les entrées étaient gratuites...comme la bière. La scène alors exposée en plein centre de la salle n'était que rarement occupée uniquement par les Black Lips. Expérience déglinguée, filmée, dangereuse, totalement barrée à l'image de ce groupe.

(A suivre, les MAUVAIS branleurs musicaux...)

26.3.08

Festival minimum @ la maroquinerie



Ma présence à la soirée du samedi 1er mars, soyons sincère, devait essentiellement, voire uniquement à la première date française de Jim Noir, enfin rappelé à Paris après une annulation malheureuse lors du festival des inrocks en 2006. Il venait alors présenter son premier album Tower of love, véritable compilation de perles aux mélodies imparables, et inoubliables…A tel point que les publicitaires ne tarderont pas à faire appel à certaines de ces chansons, comme eanie meany pour Adidas, ou my patch pour conforama.




Jim Noir - Eanie Meany, chez adidas

Ce tout récent « festival minimum » était une occasion en or d’enfin voir le bonhomme sur scène.


Fugu :

Juste pu voir les 4 derniers titres. Le temps de trouver le tout bien sympathique, entrainant, joliment amené par le chanteur et sa belle guitare acoustique.
J’aurais bien aimé voir la totalité mais bon, un certain RETARD m'en a empêché.



Myspace .



David Mead :

On m'en avait maintes fois vanté les mérités. Donc j'étais curieux d'en voir le rendu en live, sans avoir encore pu écouter son album.
D'abord surpris de voir ce bonhomme seul avec son piano sur scène. Puis très vite conquis par une voix sublime.
Un humour et une décontraction entre les morceaux pour emballer le tout, n’en jetez plus, la coupe est pleine !
Un set trop vite terminé.



http://content.answers.com/main/content/wp/en/thumb/6/62/180px-David_mead.jpg



Site web.

Album : Tangerine



Luke temple :

Une chemise de bucheron, une espèce de toque en poil sur la tête pour le chanteur, un combo synthés-grosse caisse pour son compère, et en avant pour 40 minutes d'ennui total.
J'ai vu des gens dormir a coté de moi, au fond de la salle...et des gens se réveiller au son du mélodica hurlé lors du dernier titre en duo avec des membres de Alban Derayer. J'avais l'impression qu'on venait de m'assommer, ou d'avoir mangé un clafoutis au lexomil.

Enfin bref.



http://farm1.static.flickr.com/42/84220097_5fb42f40ee.jpg


Myspace

Et donc Jim Noir pour conclure :

Un des albums de l'année 2006 pour moi (même s'il fut perdu pour les charts annuels à cause d'un vortex temporel digne de Lost), qui tourna en boucle pendant des mois...
Je souris toujours niaisement quand j'entends la pub conforama passer à la tv. Son annulation au festival des inrocks en fin 2006 m'avait profondément déçu... J’attendais donc énormément de ce monsieur.

Je pensais en effet trouver sur scène un monsieur, à cause de ses clips, de ses photos, où il paraissait toujours costumé, bien sapé, maquillé etc...et aussi de cet album si riche, doux, mélodieux, profond... Et là, débarque un grand maigrichon, au look très Nerd, avec son bonnet vert immonde vissé sur la tête, ou plutôt collé par ses cheveux gras.
Timidement, avec des gestes un peu maladroits, il commence son set devant une salle à moitié vide (les gens étant surement allés prendre 8 cafés pour se réveiller de Luke temple).
Eanie meany démarre, et bon bah moi je n’ai pas touché terre jusqu'aux dernière notes de Happy Day today, titre joué en rappel.




Je dirai 70% de titres de son prochain album éponyme, et le reste issus de Tower of love (eanie meany, my patch, computer Song...).
Des nouveaux titres prometteurs . Les harmonies vocales sont vraiment bien rendues en duo avec madame clavier. J'avais un peu peur à ce niveau…Un peu déçu que my patch soit à ce point karaokétisé...


Le groupe l’accompagnant était assez moyen, avec un batteur dans le genre "rien à foutre", qui coupe 2-3 fois Jim noir alors en train de tenter de converser...moyen. Jim Noir m'est apparu vraiment simple, sympathique et content d'être là, surpris aussi d'être rappelé en fin de set...


Jim, je t’aime…


Jim Noir - "Tower of love" (2006)


http://img.verycd.com/posts/0608/post-295452-1154878717.jpg

1. My Patch
2. I Me You I'M Yours
3. Computer Song
4. How To Be So Real
5. Eanie Meany
6. Tower Of Love
7. Key Of C
8. Turbulent Weather
9. Turn Your Frown Into A Smile
10. A Quiet Man
11. Eanie Meany 2
12. The Only Way

Jim Noir - "Jim Noir"(2008):





1- Welcome commander jameson
2- All right
3- What u gonna do
4- Don't you worry
5- Ships and clouds
6- Happy day today
7- Look around you
8- Good old vinyl
9- Same place holiday
10- Day by day by day
11- Welcome CJ
12- On a different shelf
13- Forever endeavor


Clips :



Jim Noir - Eanie Meany





Jim Noir - My Patch


Jim Noir - In the key of C




David Mead - "Tangerine"(2007)


http://www.puremusic.com/66assets/66dmnat_r1_c2.jpg


1. Tangerine
2. Hard To Remember
3. Trouble With Henry, The
4. Chatterbox
5. Reminded #1
6. Hunting Season
7. Fighting For Your Life
8. Sugar On The Knees
9. Hallelujah, I Was Wrong
10. Suddendly, A Summer Night
11. Making It Up Again
12. Choosing Teams


Datarock @ maroquinerie / Girls in hawaï @ scène Bastille

Dilemme :

Découverts sur la foi d'un single dansant, drôle et au titre explicite, "fa fa fa", Datarock se produisait sur la scène de la Maroquinerie le 17/02 une nouvelle fois.



Datarock - Fa fa fa

Mon survêt rouge était repassé, les lunettes Djibril Cissé style étaient nettoyées afin que les gens qui osent me regarder dans les yeux, ou du moins, me regarder dans la surface allant de la mi-front, à la mi-joue, se voient tout déformés, et partent en hurlant effrayés par l'image renvoyée.

http://img2.timeinc.net/ew/dynamic/imgs/070606/music/datarock_l.jpg


Seulement, c'était sans compter sur ma seconde nature de geek du foot, qui pris le dessus ce soir là, notamment à cause d'une après midi footeuse dans un parc...où mes jambounettes reprirent contact avec un élément sphérique rempli d'air, ou mes piedounets retrouvèrent leurs talent de frappe dans la terre, de passes dans l'arbre, de dribbles dans les ronces, ...Je crois avoir été supervisé par un scout du PSG, mon téléphone ne devrait pas tarder à sonner : à moi les sponsors !

Décision :

Je n'allai donc point voir datarock , mais je vis les photos, je vis les vidéos, je fus dégouté, et le suis encore.


Interlude:

Ma semaine qui devait être surchargée de concerts (Datarock , Duke spirit /cut off your hands , Foals /operator please ) fut donc délestée de l'un d'entre eux.

C'était sans compter sur LA bonne nouvelle du mardi.

Oui, le mardi est souvent le fruit de bonnes nouvelles. déjà, c'est le lendemain du lundi, donc c'est sympa car le lundi, ça pue, on y arrive pas, on rame on rumine le weekend, on pleure sur les 5 jours qui vous séparent du suivant, on se rappelle plus de ce sur quoi on bataillait ferme vendredi, en se disant "bon, je finirai ça lundi, il reste plus que ça a faire", et du coup bah on se fait chier toute une matinée à se remémorer LE truc du vendredi donc, et ce en faisant semblant d'écouter les récits de jardinages du collègue aux mains vertes. Et entendre parler de clôtures, n'aide pas des masses en informatique.



Alors bon, on se dit "vivement ce midi", qu'on coupe avec cette matinée où la glue empêche vos paupières de s'ouvrir de plus de 0.5 cm, sinon, elles retombent violement l'une contre l'autre, ceci ayant pour conséquence de faire tomber un cil sur votre joue, et là la collègue du 3ème, la grosse, qui voyant ça dit bien fort pendant LA pause café du lundi matin "oh il faut faire un vœu", donc là tout le monde s'arrête de parler et vous regarde faire un vœu, ce qui revient à être regardé en train de ne rien faire, car le vœu, comme chacun sait, il se fait en silence, donc, pof air con.

Mais non !

Le drame



Car le midi, la serveuse du restau où les collègues vous amènent chaque lundi (oui le lundi c'est LE jour des habitudes), arrive la serveuse les yeux gorgés de larmes, vous raconter pendant 2 heures avec son plus bel accent normand, que sa belle sœur a plumé la mère en lui faisant signer des chèques, ou plutôt en les signant à sa place, car la pauvre vieille dame ne peut même plus marcher (sic),...et de conclure avec un "mon mari m'a retenu car j'y partais avec le fusil".

En image, un mélange de:

et de

Moyen pour égayer le repas...

Donc le lundi, en général, c'est souvent plus ou moins comme ça, avec juste des variantes sur horaires/lieux/personnes. Mais un point commun : je sais pas pourquoi, mais j'y suis toujours au milieu.

Youpi, les filles sont de retour:

J'en reviens donc à la bonne nouvelle du mardi.

La mise en poche de 2 invitations pour le concert privé et gratuit des girls in hawaï à la scène bastille pour le soir même.

http://www.rebirthcom.com/files/Image/scene-bastille.jpg

Le nouvel album des la troupe de belges des champs - oui en les écoutant, on ne peut que penser qu'ils aiment gambader dans les champs, mais pas les champs toujours verts avec une légère brise venant caresser ses 3 poils de barbe, non, les champs avec des bosses, de l'herbe pas tondue, des arbres cabossés, et parfois un peu en noir et blanc -, nommé "plan tour escape" semble après quelques écoutes parfaitement dans la lignée du premier.


Girls in Hawaï - found in the ground

Peut être un peu trop dans la droite lignée justement, aucun virage pris...aucun risque pris. A la limite, ils font ce qu'ils savent faire, et vu qu'ils le font plutôt bien, qu'ils continuent. Vu le rythme jean-alesiesque avec lequel ils sortent des choses, ils ne risquent pas de lasser rapidement.

Alors on a des encore des bruits champêtres, des chansons qui te donnent envie de courir nu sur une plage ensoleillée (sun of the sons, comme short song...), des chansons la tête dans la brume (colours (ratée), comme the fog), d'autres qui pètent après s'être réveillées (birthday call, comme flavour), des jolies mélodies noir et blanc (fields of gold comme found on the ground). Le tout entrecoupé de quelques titres "power pop" comme couples on tv et grasshopper, qui ont le mérite de nous garder alerte, l'œil vif et le poil soyeux.






Concert:

Le rendu live, comme à leur habitude, reste assez fidèle aux versions studio, avec cependant quelques "libertés" prises, avec des fins à rallonge comme sur l'imparable Flavour, ou des versions différentes comme cette accélération - pour moi malheureuse - de la si belle bees and butterflies, qui pour le coup sonne plutôt comme bourdon and pélican.



Au milieu d'un décor toujours identique, à savoir TV un peu partout avec projection des "GIH à la campagne", lampes de chevet vieillottes, les 6 belges prennent du plaisir à présenter leurs nouveaux titres, en ce jour de sortie française de Plan your escape.

Ils aiment paris, c'est beau, c'est chouette, blabla tout ça.


Ces nouveaux titres justement sont bien mieux maitrisés que lors de leur cigale de novembre dernier...ou bien est-ce moi qui les apprécie plus, en les reconnaissant cette fois...

Ainsi, la popissime "sun of the sons", la douce "fields of gold", mais surtout la chanson à tiroirs "Birthday call", (mais alors des tiroirs dans lesquels tu trouves à chaque fois un truc sympa, genre une plume d'abord, un sushi après et un shot de vodka caramel pour finir), sont des chouettes moments.

Les plus "anciens" found in the ground, the fog, où bien sur le puissant et final flavour viennent compléter un tableau agréable, dont la touche finale sera une reprise des Beatles, Taxman.

Je les remercie au passage d'avoir avoué avoir découvert la musique des 5 scarabées il y a deux ans seulement, je me sens moins con avec mes 6 mois.

Un peu encore, mais moins.

Mais finalement, mon relatif (ou pas,) retard culturel en la matière m'empêchant de tomber souvent dans l'aigreur, et le blasage à chaque sortie d'album, en trouvant souvent/toujours une comparaison dévalorisante dans un passé riche en groupes rock/pop/...cela ne me dérange aucunement.

De plus, cela permet de remonter le temps en suivant le fil des influences déclarées/évidentes des groupes actuels. Sans aprioris. Ni Delorean.

Et de construire autour d'eux un espèce de puzzle musical ancien, mais hautement appréciable. Au bout du compte, cette virginité en archéographie musicale, c'est le pied.





The Willowz @ la maroquinerie

Attente :

Découverts par delà un entrefilet des inrocks, qui décrivait alors une frasque rigolote de ces chevelus américains : le taggage de leur nom sur le bus de tournée des Strokes.

Chose qui ne plu pas trop à la bande à Casablancas, jusqu'à ce qu'ils n'écoutent la musique de ces trublions ; l'écoute de la douce "i wonder" et de son clip made by leur "papa poule" Michel Gondry , de "something" et de son "ohhh mais c'est la musique de la pub machin!!!", puis de leur album talk in circles , firent d'eux, pour moi, un groupe de rock américain en devenir.




The willowz - I wonder

Pas de réelle confirmation commerciale et populaire depuis, si ce n'est une base de fans solides également branchés Black Keys , BRMC , Queens of the stone Age , White stripes and Co, bref, le rock qui pue le cambouis et la sueur.Mais une base plus proche de la taille de la base nautique de Taupont Beach que de la base spatiale de Kourou ...

Rares sont leurs apparitions donc, même dans la capitale ou seule une venue au nouveau casino il y a quelques moi fut à signaler. Une date dont une des places étaient mienne après le traditionnel :

- fnac.com

- top top top (tapotage sur le clavier du nom de l'artiste voulu) dans la case adéquate, puis top , clic "spectacles"

- "réserver sa place"

- top "1", confirmer

- confirmer

- toptoptop...(code carte bleue quoi), toptoptoptop - date fin validité - , toptoptop - code de 3 chiffres là -

- clic je coche oui j'accepte les conditions de ventes, le pavé de 80 lignes que personne ne lit jamais, qu'ils pourraient mettre les pires insultes dedans, que personne le verrait car comme je viens de le dire personne les lit

- confirmer

Mais bon, les aléas de la vie, ou bien la flemme, ou bien un autre concert m'empêchèrent d'y aller, et à contre cœur, je donnai la place à une personne...qui au final n'y alla même pas..........Bref, tout pour dire, que cette fois j'étais bien décidé à ne pas les rater, surtout dans ma salle fétiche.

Pourtant, ça n'est pas le sort qui m'aida dans ce sens, en me mettant le même soir, Stupeflip au glaz’art gratuit pour leur premier concert de la nième reformation, et Bovary au pop’ in pour leur premier concert "électrique" avec leur batteur.Mais bon, ... Stupeflip ne se résumera en fait qu'à King Ju , et Bovary repassera vite, donc, à moi les Willowz.

Concert:


Première partie devant une salle à moitié remplie, assurée par "Bob and Lisa", échappés du groupe the Bellrays .En formation acoustique, enfilement de chansons blues, folk, amenées par une voix impeccable et chaude de Lisa et accompagnée très justement par Bob.

Majorité de chansons échappées de l'album de leur nouveau projet, mais également quelques une en avant gout du prochain Bellrays.

Public attentif et conquis par la prestation très pro du duo.

La salle se remplit petit à petit pendant l'installation du matos par les Willowz themselves.

Arrivée timide, mais départ en boulet de canon avec cons and tricks .Son impec, rythmique d'entrée imposante, belles crinières, mais voix en retrait.

Dommage.

Mais la prestation exceptionnelle d'un batteur qui n'a pourtant ni le physique de mister T, ni les tentacules d'une pieuvre, arrive à nous tenir a haleine sur un solo de presque 3 minutes où ses compères l'abandonnèrent seul face au public alors surexcité.

Titres enchainés avec panache, mélanges de talk in circles, et de chulatouqhua -machin bidule impossible à écrire.

Quelques phrases échangées avec le public malgré une timidité évidente, le groupe semble heureux d'être là sans pour autant déborder d'enthousiasme.Ils ont l'apparence et l'attitude d'un petit groupe qui ne se prend pas la tête. Mais leur musique taillée dans la roche, mélangeant rythmes country, riffs ledzeppiens, et énergie nirvanesque mérite plus d'égards.

Cela pourrait venir avec ce nouvel opus, (dont la pochette est dessinée par le fils de Michel Gondry ), qui accompagné d'une presse très positive, et de prestations scéniques impeccables, peut concilier les fans des Queens of the stone Age, des White stripes et de Nirvana , et écrire une belle nouvelle ligne dans le palmarès des bons groupes américains des années 2000.




The willowz - jubilee