L'HYper PRésent Appliqué à la Musique (et autres trucs...)

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24.4.10

Petite annonce

Vends objet appelé "Limited Edition Boxset" du dernier album de Foals, Total Life Forever. Non ça n'est pas une reprise d'un single d'Alliage, mais bel et bien un titre d'album. Un vrai. Avec une pochette :



Par contre, je ne peux en dire plus sur le contenu physique du dit package, car celui-ci fut acheté non pas chez Gibert, mais plutôt à la Gilbert Montagner style. A l'aveugle quoi ( je précise pour le benêts).
Une grande confiance m'habitait après les incessantes ré-écoutes de leur excellent premier tir (Antidotes) ainsi que des singles qui précédèrent (Hummer, Mathletics et Balloons). Une seule et unique recette - ces riffs empruntés au Math-rock, cette rythmique syncopée ultra rapide, ces changements de rythme et ces montées - mais qui faisait mouche à chaque fois.
Une recette qui semble avoir fait long feu dans la tête de Yannis et de ses potes, car dans Total Life Forever il n'en reste plus que quelques bribes de riffs et les montées. Le rythme est retombé, et la fièvre dansante aussi. Place a des expérimentations soi disant plus matures, plus sombres... Bah pour le coup, on passe directement des Razmockets à Derrick. Sans la case Sauvés Par le Gong.
Oui, je suis né dans les années 80.

Leur concert de la semaine passé au Trabendo, où je m'étais pointé les oreilles encore vierge d'écoute du moindre titre de Total Life Forever, avait fait naître un embryon de doute au sujet de cet album. Nouveaux titres cassant le rythme et l'ambiance des anciens, chant souvent limite, ambiance moins folle. Bon, je mettait ceci sur la méconnaissance de ce nouvel album dont le premier le*k mis du temps à arriver.
Helas, y a plus d'Yannis, c'est là qu'est l'os ! Du moins celui que j'appréciais. Ce changement de cap leur permettra peut être d'élargir leur panel de "fans" ; mais peut être au prix du départ de ceux de la première heure. Qu'ils fassent gaffe, car au Djenga, quand on empile les bouts de bois en dégageant ceux constituant la base, ça se casse la gueule !



Quoi qu'il en soit, revenons à nos moutons avant qu'ils ne se perdent, les pauvres. Je vends donc ce surement magnifique objet de forme toujours inconnu et au contenu physique mystère, acheté au prix de 45 euros... pour la modique somme de 43.99€ !
Donné quoi...

22.7.08

Maths Class : Foals déjà has been ?


Pas encore rattrapés, encore moins dépassés, Foals fait déjà des émules. Mieux encore, ils partouzent avec iForward, Russia! et les Blood Brothers pour donner naissance aux Maths Class.


Maths Class - Emporio Laser


Maths Class - Nerves


Difficile de prévoir une durée de vie pour ces agités déjà clippés plusieurs fois, mais également de ne pas y voir un potentiel certain. Leur énergie communicatrice et leur petit synthé entêtant (We Are The Nightlife) suffisent en ce mois de Juillet à me faire passer d'agréables moments.

21.4.08

Foals @ Trabendo (Paris)


C'est un Trabendo chaud comme une cocote qui attendait de mèche ferme les 5 anglais de Foals. Après un buzz naissant grâce à un tube "bloc partyesque", Hummer, soutenu ensuite par deux singles tapageurs, Mathletics et Balloons, Foals nous surprend avec un album, "Antidotes", aussi profond que dansant, qui se digère tant avec la tête qu'avec les pieds.


Retour en arrière :

Après une poignée de titres lancés sur le net, dont le compteur de lecture ne cesse d'augmenter, Yannis Philippakis, leader charismatique à la frange folle, tente deux paris des plus osés.
Le premier : appeler après une soirée arrosée le sorcier sonique des TV on the Radio, David Sitek, afin que celui-ci produise leur album. Après moult insultes et écrasage d'égo avec une talonnette de santiag, celui-ci accepte, peut-être surpris par l'impertinence et le culot du jeune homme.


David Sitek

Le second : ni Hummer, ni Mathletics ne seront dans l'album. Raison invoquée : ils ne colleraient pas à l'ambiance générale voulue par Yannis, pour l'album. Trop dansants, trop "mainstream".
Connaissant le succès - mérité - de ces deux excellents titres, gonflés de rythmiques syncopées, de riffs aigus, de basse groovy : la prise de risque est certaine.
Ce gamin est sévèrement burné comme dirait Nanard.


Remarque, quand l'on voit le nombre de "premiers albums" parus ces derniers temps qui ressemblent plus à des compilations ratées d'EP déjà sortis qu'à une véritable œuvre singulière (Wombats, Los Campesinos! pour ne citer qu'eux), on se dit que finalement, c'est pas plus mal.



Nos cinq effrontés se paient même le luxe de passer derrière David Sitek pour le mixage final : la version proposée par l'homme à lunette ne leur convenant pas. Tout simplement.


C'est un album surprenant de maturité et d'intelligence qui nous est alors balancé à la figure. S'y cotoient allègrement des tubes dansants comme Cassius ou les anciens Two Steps Twice et Ballons réenregistrés, des chansons montant en puissance comme la géniale Heavy Water ou Electric Bloom finissant en orgies sonores, des titres plus mélancoliques avec Olympic Airways, Red Socks Pugie ou encore Big Big Love, le tout introduit par l'excellente French Open, avec son refrain baragouiné dans un français incompréhensible. Mais on s'en fout.



Musicalement, cet album est solide, plaisant, habité, intrigant,... Une évidence ? Ce groupe a un son, une patte, qui vient nous caresser à chaque écoute ... et surtout une griffe, qui vient nous lacérer la joue lorsqu'ils montent sur scène.


Après une prestation incandescente lors du Festival des Inrocks en novembre dernier au Nouveau Casino, ils étaient tête d'affiche d'une soirée Inrocks Indie Club il y a quelques semaines à la Maroquinerie. L'album fraîchement écouté, c'était l'occasion de le voir passer sur le grill du live...

Epreuve alors réussie haut la main devant un parterre très anglophone entièrement acquis à leur cause, et pour ne rien gâcher, bien chauffé par les australiens à ressort d'Operator Please.


Operator Please - Just a Song About Ping Pong


Transition toute trouvée entre leur final sur Just A Song About Ping Pong, et l'ouverture classique de Foals avec "The French Open", rendant hommage au tennisman Andy Roddick, éternel loser. Nous fûmes terrassés en deux sets par cette excellente soirée, sans tie-break.


Ce sont donc en vainqueurs des petites salles parisiennes que Foals viennent s'attaquer à une taille supérieure : le Trabendo.



Petit caprice de (baby)star : aucune première partie finalement ne sera "autorisée" par le groupe : ceux-ci ne voulant pas que leurs instruments soient déplacés juste avant leur set.
Même pas de Dj set pour faire patienter : juste un fond sonore qui vit son volume augmenter dix minutes avant que nos gredins ne montent sur scène.

Heureusement, j'ai toujours mon Stieg Larsson sur moi.



Pas de grande surprise pendant les 45 minutes de ce show (pour 25€, le tout sans première partie à insulter, où va le monde?), où Foals nous fit étalage de l'essentiel de leurs morceaux avec une énergie contagieuse. Difficile de tenir en place devant ce style rappelant le meilleur Bloc Party ou encore les Rapture et !!!, tout en évitant de les singer bêtement, comme cela arrive fréquemment.



Possédant un style propre et une identité véritable, peut-être seront-ils aussi victimes de mauvaises imitations par de pénibles tacherons en "The"...
En effet, Foals étant libéré de ce déterminant, votre petit pouce vous sera reconnaissant de devoir moins tournoyer sur la molette lisse de votre Ipod que si le groupe était coincé entre The Faint et The Futureheads.
Et un pouce reconnaissant, c'est utile. Cela rend l'auto-stop plus efficace et ça fait toujours gagner à pile ou face.



Cette quatrième prestation parisienne en quelques mois seulement me convainc toujours autant de la valeur scénique de ce groupe. Le public repart de cette soirée le sourire aux lèvres, même si la question de la courte durée revient souvent dans les discussions post-concert. Une impression partagée mais que plusieurs doses d'"Antidotes" parviendront à atténuer sans mal.




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Et eux ?

"j'ai trouvé ça vraiment énorme encore une fois, avec en plus un son vraiment parfait au bout d'un ou deux titres là où j'étais."

"Une boucherie, j'ai fait mon sport de la semaine, la fosse était en forme comme rarement j'ai eu l'occasion de voir au Trabendo ! "

"D'un point de vu général, pour ma part 45 minutes de concert… c'est TRES limite"

"Car c'était court, certes mais franchement dément"

"Ils donnent encore plus d'énergie dans une petite salle que certains groupes dans des zénith
Du début à la fin, et pour n'importe quelle chanson, ils dégagent une pèche énorme"

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"Antidotes" (2008)



1. the French Open
2. Cassius
3. Red Socks Pugie
4. Olympic Airways
5. Electric Bloom
6. Balloons
7. Heavy Water
8. Two Steps Twice
9. Big Big Love (fig.2)
10. Like Swimming
11. Tron

26.3.08

Foals dans Skins

Association de bienfêteurs

Tu aimes les séries sous psychotropes, surlignées aux stabylos jaunes et verts et roses fluos, qui parlent du jeune d'aujourd'hui, mais du jeune un peu abruti mais surtout terriblement attachant, tu aimes les bandes sons qui te font jouir des oreilles, et l'angleterre et ses "clichés"(ou pas) ?

(1) - tu aimes ou aimeras Skins.

Tu kiffes le son qui fait danser, le son qui groove, le son qui gratouille la plante des pieds et guiliguilite les dessous de bras ?

(2) - Tu kiffes ou kifferas Foals.

Si (1) et (2), alors :



sinon, si (1) et pas (2) :


Et si (2) et pas (1) :


Et si ni (1) ni (2), c'est triste.