L'HYper PRésent Appliqué à la Musique (et autres trucs...)

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22.7.08

Beck - Orphans

S'il n'y avait qu'un titre à retenir du dernier et dixième album de Beck, "Modern Guilt", cela pourrait être la chanson d'ouverture Orphans.
En voici par ailleurs le clip :



Ce titre résume bien à la fois le travail d'écriture fourni par notre blondinet sur l'album (avec un véritable moment de grâce atteint en milieu de morceau), mais aussi la teinture apportée par la production de son pote Danger Mouse. Sans rien bouleverser au style (même s'il est difficile de parler d'un style au sujet de Beck tant il a toujours cherché à voyager entre plusieurs) maintenant connu depuis plus de quinze ans, le fruit de cette collaboration semble avoir réussi à redonner un coup de fouet à une discographie qui s'endormait un peu après les frères "Guero" et "The Information".
Dommage que le bonhomme préfère désormais s'endormir sur scène.

21.5.08

Beck is Back

Beck



Annoncé pour dans quelques semaines, le nouvel album de Beck a désormais un nom : "Modern Guilt", un nombre de titres : 10, et une durée approximative : trente / trente-cinq minutes ; sous peine qu'ils conservent la version originale de ce "Modern Guilt" enregistré main dans la patte avec Danger Mouse.
La date de sortie approchant, les langues se délient et les informations tombent. Je me livrerai bien à une simple traduction des éléments livrés par les deux comparses mais parler de chansons sans avoir pu les écouter m'emmerde.

Heureusement, Beckounet a eu l'aimable attention de laisser filer un des titres de son dixième album, Chemtrails. Pas de panique si vous ne savez où le trouver, inutile d'aller harceler votre grand-mère qui a bien connu le grand oncle de la soeur de la cousine germaine Germaine du beau père à la nounou de la maîtresse de CP de l'ancien pasteur de l'église de la nièce à la mère de Beck pour qu'il vous l'envoie, suffit de cliquer ici pour du streaming ou bien là pour pas de streaming.

Maintenant, on peut parler. Mais vite fait car extrapoler sur un album entier à partir d'un morceau dont on ne connait le statut (single ? morceau d'ouverture ? de clôture ?), c'est un peu comme un coup franc de Franck Leboeuf, ça mène souvent dans le mur.



Première impression, Beck semble s'éloigner de "Guero" et "The Information", et ces tentatives de bricolages à la "Odelay" en vieux.
J'ai lu que l'introduction du morceau, puis ses passages lents, faisaient penser au feu Beta Band. Y a du vrai là dedans, et ça n'est pas pour me déplaire, loin de là. Point de guitares, juste un combo piano / synthé / basse / batterie sur lequel plane son chant de manière assez détaché.

Ensuite, Beck a envie de s'énerver un petit peu. Mais pas pour aller frapper un voisin à coup de batte, non, plutôt pour aller se chercher une verveine à la cuisine. Du coup, la ligne de basse s'excite, le rythme augmente légèrement. Et là, il se passe pas mal de choses : Beck ouvre un placard, cherche son sachet de verveine, le met dans un mug "Simpsons", y verse de l'eau bouillante, et repart dans son salon le siroter.
Dès lors, Beckounet se calme à nouveau et nous raconte des trucs calmement. Seulement, à un moment donné, ça doit l'agiter ce qu'il dit car il renverse un peu de verveine bouillante sur sa cuisse (il était en bermuda vert kaki) et du coup, il se lève comme une furie car il a mal. Et ça l'énerve jusqu'à la fin du morceau.


Mini Beck


Celle-ci me fait penser à celle de Diamond Bollocks, sur l'album "Mutations". Où sur une batterie partant dans tous les sens s'agite une grosse ligne de basse quasiment en mode soliste. Pas surprenant quand on sait que Joey Waronker est venu prêter main forte sur ce titre, tout comme il assurait la batterie sur Diamond Bollocks.

Beck, tellement véner à la suite de la brulure sur son bermuda, s'en va prendre sa guitare et conclure le morceau en lui faisant cracher de l'aigu.

Voilà qui promet.

7.5.08

Beck : quoi de neuf petit blanc?


Mon petit Beckounet perd vraiment la boule...
Après avoir fait il y a quelques années son coming-out scientologue, voilà qu'il va encore plus loin : il invite Cat Power à participer à son nouvel album ! La nouvelle est rude. Une rumeur dirait même que Camille viendrait taper des mains sur son torse en faisant "ba be bi bo bu" sur une b-side.


On tremble. Limite nausée même.

Une mauvaise nouvelle s'accompagnant, heureusement, souvent d'une bonne, le Beckounet souhaiterait, à l'image des Raconteurs ou de Gnarls Barlkey pour leurs récents seconds albums, sortir le sien bien plus rapidement que prévu.
Entre quatre et six semaines d'attentes pour connaitre le fruit du travail de Danger Mouse, chargé de réveiller le Beck un peu feignant de ces dernières années (deux derniers albums presque jumeaux ("Guero" et "The Information"), réédition d'"Odelay"(2008) certes jolie, mais aux bonus à 90% déjà connus).

Beck


Car on le sait : oui, dans ce petit corps nonchalant à la tête ornée d'une belle crinière blonde souvent accompagnée d'un chapeau sur scène, sommeille toujours le petit branleur trouduc' aimant faire l'amour avec sa tête en buvant une canette de bière tout en se demandant : "c'est où ce truc ????".

Alors oui, l'ami perdant à depuis beaucoup gagné, grandi, muri, scientologi et pouponné. J'ai quand même toujours envie de croire à un improbable réveil, que ses couilles en diamant sont toujours capables de nous balancer avec pêche de la bonne crème.
Ca ressemble un peu à de l'auto-persuasion, en souvenir des baffes prises lors des premières écoutes de "Odelay" ou "Midnite Vultures". Pas envie de les ranger au rayon causes perdues ces moments là moi...

Je me sentirais alors bien seul, et ça, j'en ai pas franchement envie.


Beck


Mais la bombe à retardement qu'il nous a lancé à la figure l'an passé ayant réussi à réveiller en moi ces sensations : putain oui, même si Cat Power y fait du tambourin, moi j'y crois.

PS : Celui ou celle qui me trouve toutes les chansons de Beck cachées (enfin pas trop quand même) dans le papier, aura droit à un carambar à la fraise.

12.4.08

Beck, avec un B comme Bonheur, bonbon, bidoche...

Beck + Olympia = 7 Juillet.

Je suis en joie.