L'HYper PRésent Appliqué à la Musique (et autres trucs...)

22.7.08

Maths Class : Foals déjà has been ?


Pas encore rattrapés, encore moins dépassés, Foals fait déjà des émules. Mieux encore, ils partouzent avec iForward, Russia! et les Blood Brothers pour donner naissance aux Maths Class.


Maths Class - Emporio Laser


Maths Class - Nerves


Difficile de prévoir une durée de vie pour ces agités déjà clippés plusieurs fois, mais également de ne pas y voir un potentiel certain. Leur énergie communicatrice et leur petit synthé entêtant (We Are The Nightlife) suffisent en ce mois de Juillet à me faire passer d'agréables moments.

Beck - Orphans

S'il n'y avait qu'un titre à retenir du dernier et dixième album de Beck, "Modern Guilt", cela pourrait être la chanson d'ouverture Orphans.
En voici par ailleurs le clip :



Ce titre résume bien à la fois le travail d'écriture fourni par notre blondinet sur l'album (avec un véritable moment de grâce atteint en milieu de morceau), mais aussi la teinture apportée par la production de son pote Danger Mouse. Sans rien bouleverser au style (même s'il est difficile de parler d'un style au sujet de Beck tant il a toujours cherché à voyager entre plusieurs) maintenant connu depuis plus de quinze ans, le fruit de cette collaboration semble avoir réussi à redonner un coup de fouet à une discographie qui s'endormait un peu après les frères "Guero" et "The Information".
Dommage que le bonhomme préfère désormais s'endormir sur scène.

18.7.08

Black Kids - Partie Traumatics

Petit passage en coup de vent pour faire part de mes premières impressions après l'écoute de cet album, et soyons clair, il défonce. Je reviendrai dessus plus en détail, car il vaut bien ça. Mais il y avait un bon moment (hormis le dernier Beck bien sur...) qu'un album ne m'avait à ce point emballé dès les premières écoutes.

La simple écoute des deux premières chansons me ferait chavirer de bonheur dans le métro un lundi matin. Je parle au conditionnel, bien sur, je ne sourirai JAMAIS dans le métro un lundi matin. Rien que par signe de rébellion profonde envers l'inventeur du lundi matin.
L'album confirme non seulement un énorme talent chez ces gamins, mais aussi que parfois je devrais éviter de dire des conneries avant d'écrire des trucs sur un groupe après uniquement deux Ep écoutés, tant la couleur de l'album est différente.

Oser parler d'I'm From Barcelona, merde...
Ne perdons pas de vue le sujet : l'album des Black Kids défonce. Enfin un groupe qui me fait piaffer d'impatience avant Rock en Seine...

Black Kids - Partie Traumatics

1. Hit The Heartbrakes
2. Partie Traumatic
3. Listen To Your Body Tonight
4. Hurricane Jane
5. I'M Making Eyes At You
6. I'Ve Underestimated My Charm (Again)
7. I'M Not Gonna Teach Your Boyfriend How To Dance With You
8. Love Me Already
9. I Wanna Be Your Limousine
10. Look At Me (When I Rock Wichoo)

16.7.08

Late Of The Pier, dopage autorisé.

Late Of The Pier
Malgrè leur jeune âge, les Klaxons ont enfanté un bon nombre de groupes aux qualités parfois certaines, souvent douteuses. C'est à mi-chemin que je rangeai les Late Of The Pier après un recueil de démos assez faible, mais un titre prometteur (bien que assez dégoulinant) : Bathroom Gurgle. Un peu leur Atlantis to Interzone pourrait-on dire. Un style "rétro - futuriste" gavé de synthés le tout avec une rythmique endiablée pour résumer la troupe.
Seulement, contrairement à leurs ainés sonores, l'effet de surprise n'est plus là, le sillon est déjà creusé dans cette direction. Il est du coup plus aisé de montrer le bout de son nez de profil (Myspace) que de parvenir à se démarquer et d'éviter de foncer droit dans le mur de l'oubli instantané. L'effet "The View". Aussitôt écouté, aussitôt oublié.

Première étape : Bathroom Gurgle donc.
- "Salut, c'est nous les Late of The Pier, voilà notre son.
Ok, je valide, mais mollement. C'est donc avec une légère appréhension que je me lance à l'écoute de leur 3ème EP, "Space And The Woods".
- "Salut, c'est encore nous, les Late Of The Pier, on a trouvé un peu de sous pour rajouter des stéroïdes dans nos lignes de basse et un peu d'extas dans la voix, ça te plait?"
Un peu que ça me plait.

Late Of The Pier
Pour l'originalité, on cherchera longtemps. Ils restent dans leur domaine. Pour l'efficacité par contre, ça saute aux oreilles comme une puce affamée dans les poils d'un chat ventripotent. Allergiques aux synthés rétros, passez votre chemin, les autres venez déguster ce pot belge. Effet garanti, sans descente en face-B. Çà enchaine direct. Bouton "repeat" de rigueur, car huit minutes, ça à beau être :
- le record du monde d'apnée en eau bouillante (et encore, le type est mort)
- le temps qu'il faut à un candidat de Secret Story pour comprendre que, non, le secret de ses camarades de jeu n'est pas qu'ils sont agrégés en lettres modernes.
- le temps qu'il faut pour un candidat de l'île de la Tentation pour comprendre ce qu'est un agrégé en lettres modernes.
- le temps qu'il faut à un tentateur de l'île de la Tentation pour comprendre ce qu'est une lettre.
Hé bien, huit minutes, c'est court. Çà tombe bien, l'album frappe à ma porte. Allez, encore huit minutes et je vais ouvrir.

15.7.08

The Black Kids vous apprendront-ils à danser ?

Comme s'il n'y en avait pas encore assez pour se mélanger les pédales entre Black Keys, Black Angels, Black Lips, Black Mountain, Black Rebel Motorcycle Club et consorts... Un nouveau groupe vient s'ajouter à la liste que ne renierait pas Bernard Lenoir: les Black Kids.

Après les clés, les lèvres, les anges, les montagnes ou le clan de Lorenzo Lamas, voilà les gamins. Un nom révélateur du jeune âge moyen de ce quintet américain formé à Jacksonville il y a deux ans autour de la famille Youngblood.
Un premier recueil de démos, "Wizard of Ahhhs" offert au monde entier via leur page myspace, et voilà le buzz lancé outre-atlantique. Pitchfork ou encore Rolling Stone y fleurent le bon coup et braquent les projecteurs sur eux.


Un frère et une soeur se cachent sur cette photo. Pas d'indice.
Cet EP bien sympathique laisse entrevoir un talent certain, quelque part entre Shout Out Louds (pour les mélodies), Hot Hot Heat (pour la voix), Architecture in Helsinki, voire un soupçon d'I'm From Barcelona (non non, ne fuyez pas, juste les faux cuivres, tout heureux d'être des cuivres sur un titre) pour taper dans le récent.
Un mélange qui peut faire peur aux vues des groupes pré-cités (Shout Out Louds portés disparus avec un second album très moyen, I'm from Barcelona assez vite irritants, voix du chanteur d'Hot Hot Heat souvent à la limite de la justesse), mais qui sur la foi de leur excellent I'm Not Gonna Teach Your Boyfriend How to Dance with You, vient renifler les dessous de bras imberbes de cousins britanniques Cajun Dance Party, ou Los Campesinos! qui avaient "à leur époque", brûlé pas mal d'étapes après à peine un ou deux titres produits.

Un gros buzz survenu à la suite d'un titre au nom à rallonge parlant de remuage de cul en rythme, ça rappelle un peu l'arrivée des Arctic Monkeys sur terre.
Mais à part ça, aucun lien.
Nous avons ici une pop excitée et mignonne parfumée par des synthés venus tout droit des 80's et surtout une voix très singulière. La qualité générale se confirme avec leur EP suivant, "I'm Not Gonna Teach Your Boyfriend How to Dance with You" qui reprendra le meilleur des démos déjà connues. Leur premier album "Partie Traumatics" viendra confirmer (ou pas) dans une semaine, si l'ensemble tient la route sur une dizaine de titres.
Arriveront-ils à prolonger cet engouement pour le moment mérité comme surent le faire les Cajun Dance Party avec leur "faux" premier album, ou bien partiront-ils garnir le cimetière bien peuplé de ces groupes annoncés grands bien trop tôt comme Los Campesinos! et leur pénible "Hold on Now, Youngster..." ?

Une mérite de plus pour cette joyeuse troupe cependant : avec leur titre I've Underestimated My Charm (Again), il auront réussi à exhumer chez moi le souvenir des trois "putes à robes à pois" (étant donné qu'un trio de fausses DJettes parisiennes se permet de prendre le pseudonyme "putes à franges" sans que cela ne choque, il ne doit pas être plus dégradant de nommer ainsi ce groupe tout aussi pastiche).
Au passage, le groupe sera au festival Rock en Seine le vendredi dans la journée.