L'HYper PRésent Appliqué à la Musique (et autres trucs...)

26.3.08

Duke spirit / cut off your hands @ nouveau casino

http://www.nouveaucasino.net/images/visites/NC_6870_web.jpg

Parfois certains concerts ne vous touchent pas, ne vous laissent- aucune trace, sans vous emmerder...ne vous emballent pas, simplement.
Pour cela, pas besoin de salle merdique - le nouveau casino est une très bonne salle - d'ambiance pourrie - nombre fans étaient au rendez vous, surtout pour les Duke spirit ...
Juste...que rien ne se passe, qu'on regarde la montre, qu'on attend, qu'on subit,..
Comme en plus, bouchons oublies, mes oreilles ont doit supporter les suppositoires en mousse, et journée fatigante donc plus envie d'un lit au calme que d'une position debout dans un lieu bruyant…


http://www.bouchon-oreille.com/images/Produits/Bilsom303/Bilsom303_13_gr.jpg




Première partie assurée donc par daddy longlegs...dont on m’avait dit « bah c’est mou et chiant », du coup, j’ai mangé. Et les ai raté.zut alors.
Arrivent ensuite les cut off your hands , qui confirmèrent pendant les 30 minutes de leur set, ce que j'avais ressenti à l'écoute d'un de leurs EP : de l'énergie, une bonne ligne de basse, une voix irritante et en avant pour les chansons de 2 minutes 30.
Je n'avais pas par contre imaginé une telle attitude de poseur, surjoué, couplée à cette façon de chanter très "bravery-esque".
C'est rentré (de force vu le son + bouchons de merde) d'une oreille et sitôt ressorti par l'autre.


M'enfin bon, si vous voulez pour se forger soi même son opinion, direction le focus sur les sorties/clips du groupe en bas de note.


A peine le temps de débattre de la ligne de basse sympa de la dernière chanson que voilà les Duke spirit qui débarquent.
Leur premier album "cuts across the land" m'avait plu en partie grâce à la présence de 2 titres forts en énergie, et menés par une voix mêlant sensualité et puissance : cuts across the and et Red weather.



The Duke spirit - Cuts across the land





Leur second opus, "Neptune", m'a bien moins accroché. Il a certes eu bien moins de temps d’écoute que son aîné, mais bon…
J'aime rarement me trouver à un concert dont je ne "maitrise" pas les chansons proposées. J’aime attendre un moment en frissonnant en le sentant venir, j'aime me dire qu'il reste encore telle, ou telle chanson à venir, j'aime faire "oulala" quand ça enchaine de manière inattendue entre 2 titres dans l'album séparés,...
Donc bah du coup, mis à part


http://www.dailymotion.com/video/x4guo2_duke-spirit-cuts-across-the-land-li_music
envoyé par Fa_Sol


et




http://www.dailymotion.com/video/x4guh7_duke-spirit-red-weather-livenouveau_music
envoyé par Fa_Sol


Hé bien je peux dire que je me suis légèrement emmerdé, vu qu'il s'agissait surtout d'un concert « promo » de leur nouveau bébé.
D'autres personnes, plus habituée à ces nouveaux titres ayant plus apprécié le moment, je ne remets donc pas en cause la qualité du concert et du groupe, dont le talent ne fait pas de doute, et dont il est difficile de lâcher du regard leur perle de chanteuse.


http://www.kindamuzik.net/gfx/dukespirit-live-web-1105.jpg


En même temps, il n'y avait pas grand chose d'autre à voir sur la scène, mis à part 4 musiciens en mode autistes.






Focus - Cut off your hands:

"Shaky hands" (ep) (2006)




1 - You and I
2 - Expectations
3 - Takes slowly over
4 - Let go
5 - Tell me about
6 - Sorry

"Blue on blue" (ep) (2007)



1 - Blue on blue
2 - Closed eyes
3 - Oh girl
4 - Still fond

Focus - The duke spirit:

"cuts across the land"(2005)




1 - Cuts Across the Land
2 - Love Is an Unfamiliar Name
3 - Darling, You're Mean
4 - Win Your Love
5 - Hello to the Floor
6 - Bottom of the Sea
7 - Fades the Sun
8 - You Were Born Inside My Heart
9 - Lion Rip
10 - Lovetones
11 - Stubborn Stitches
12 - Red Weather
13 - Take a Look Around
14 - So Good to Hear
15 - Boot Hill


"Neptune" (2008)




1 - I Do Believe
2 - Send A Little Love Token
3 - Step And The Walk
4 - Dog Roses
5 - Into The Fold
6 - This Ship Was Built To Last
7 - Wooden Heart
8 - You Really Wake Up The Love In Me
9 - My Sunken Treasure
10 - Lassoo
11 - Neptune's Call
12 - Sovereign





Datarock @ maroquinerie / Girls in hawaï @ scène Bastille

Dilemme :

Découverts sur la foi d'un single dansant, drôle et au titre explicite, "fa fa fa", Datarock se produisait sur la scène de la Maroquinerie le 17/02 une nouvelle fois.



Datarock - Fa fa fa

Mon survêt rouge était repassé, les lunettes Djibril Cissé style étaient nettoyées afin que les gens qui osent me regarder dans les yeux, ou du moins, me regarder dans la surface allant de la mi-front, à la mi-joue, se voient tout déformés, et partent en hurlant effrayés par l'image renvoyée.

http://img2.timeinc.net/ew/dynamic/imgs/070606/music/datarock_l.jpg


Seulement, c'était sans compter sur ma seconde nature de geek du foot, qui pris le dessus ce soir là, notamment à cause d'une après midi footeuse dans un parc...où mes jambounettes reprirent contact avec un élément sphérique rempli d'air, ou mes piedounets retrouvèrent leurs talent de frappe dans la terre, de passes dans l'arbre, de dribbles dans les ronces, ...Je crois avoir été supervisé par un scout du PSG, mon téléphone ne devrait pas tarder à sonner : à moi les sponsors !

Décision :

Je n'allai donc point voir datarock , mais je vis les photos, je vis les vidéos, je fus dégouté, et le suis encore.


Interlude:

Ma semaine qui devait être surchargée de concerts (Datarock , Duke spirit /cut off your hands , Foals /operator please ) fut donc délestée de l'un d'entre eux.

C'était sans compter sur LA bonne nouvelle du mardi.

Oui, le mardi est souvent le fruit de bonnes nouvelles. déjà, c'est le lendemain du lundi, donc c'est sympa car le lundi, ça pue, on y arrive pas, on rame on rumine le weekend, on pleure sur les 5 jours qui vous séparent du suivant, on se rappelle plus de ce sur quoi on bataillait ferme vendredi, en se disant "bon, je finirai ça lundi, il reste plus que ça a faire", et du coup bah on se fait chier toute une matinée à se remémorer LE truc du vendredi donc, et ce en faisant semblant d'écouter les récits de jardinages du collègue aux mains vertes. Et entendre parler de clôtures, n'aide pas des masses en informatique.



Alors bon, on se dit "vivement ce midi", qu'on coupe avec cette matinée où la glue empêche vos paupières de s'ouvrir de plus de 0.5 cm, sinon, elles retombent violement l'une contre l'autre, ceci ayant pour conséquence de faire tomber un cil sur votre joue, et là la collègue du 3ème, la grosse, qui voyant ça dit bien fort pendant LA pause café du lundi matin "oh il faut faire un vœu", donc là tout le monde s'arrête de parler et vous regarde faire un vœu, ce qui revient à être regardé en train de ne rien faire, car le vœu, comme chacun sait, il se fait en silence, donc, pof air con.

Mais non !

Le drame



Car le midi, la serveuse du restau où les collègues vous amènent chaque lundi (oui le lundi c'est LE jour des habitudes), arrive la serveuse les yeux gorgés de larmes, vous raconter pendant 2 heures avec son plus bel accent normand, que sa belle sœur a plumé la mère en lui faisant signer des chèques, ou plutôt en les signant à sa place, car la pauvre vieille dame ne peut même plus marcher (sic),...et de conclure avec un "mon mari m'a retenu car j'y partais avec le fusil".

En image, un mélange de:

et de

Moyen pour égayer le repas...

Donc le lundi, en général, c'est souvent plus ou moins comme ça, avec juste des variantes sur horaires/lieux/personnes. Mais un point commun : je sais pas pourquoi, mais j'y suis toujours au milieu.

Youpi, les filles sont de retour:

J'en reviens donc à la bonne nouvelle du mardi.

La mise en poche de 2 invitations pour le concert privé et gratuit des girls in hawaï à la scène bastille pour le soir même.

http://www.rebirthcom.com/files/Image/scene-bastille.jpg

Le nouvel album des la troupe de belges des champs - oui en les écoutant, on ne peut que penser qu'ils aiment gambader dans les champs, mais pas les champs toujours verts avec une légère brise venant caresser ses 3 poils de barbe, non, les champs avec des bosses, de l'herbe pas tondue, des arbres cabossés, et parfois un peu en noir et blanc -, nommé "plan tour escape" semble après quelques écoutes parfaitement dans la lignée du premier.


Girls in Hawaï - found in the ground

Peut être un peu trop dans la droite lignée justement, aucun virage pris...aucun risque pris. A la limite, ils font ce qu'ils savent faire, et vu qu'ils le font plutôt bien, qu'ils continuent. Vu le rythme jean-alesiesque avec lequel ils sortent des choses, ils ne risquent pas de lasser rapidement.

Alors on a des encore des bruits champêtres, des chansons qui te donnent envie de courir nu sur une plage ensoleillée (sun of the sons, comme short song...), des chansons la tête dans la brume (colours (ratée), comme the fog), d'autres qui pètent après s'être réveillées (birthday call, comme flavour), des jolies mélodies noir et blanc (fields of gold comme found on the ground). Le tout entrecoupé de quelques titres "power pop" comme couples on tv et grasshopper, qui ont le mérite de nous garder alerte, l'œil vif et le poil soyeux.






Concert:

Le rendu live, comme à leur habitude, reste assez fidèle aux versions studio, avec cependant quelques "libertés" prises, avec des fins à rallonge comme sur l'imparable Flavour, ou des versions différentes comme cette accélération - pour moi malheureuse - de la si belle bees and butterflies, qui pour le coup sonne plutôt comme bourdon and pélican.



Au milieu d'un décor toujours identique, à savoir TV un peu partout avec projection des "GIH à la campagne", lampes de chevet vieillottes, les 6 belges prennent du plaisir à présenter leurs nouveaux titres, en ce jour de sortie française de Plan your escape.

Ils aiment paris, c'est beau, c'est chouette, blabla tout ça.


Ces nouveaux titres justement sont bien mieux maitrisés que lors de leur cigale de novembre dernier...ou bien est-ce moi qui les apprécie plus, en les reconnaissant cette fois...

Ainsi, la popissime "sun of the sons", la douce "fields of gold", mais surtout la chanson à tiroirs "Birthday call", (mais alors des tiroirs dans lesquels tu trouves à chaque fois un truc sympa, genre une plume d'abord, un sushi après et un shot de vodka caramel pour finir), sont des chouettes moments.

Les plus "anciens" found in the ground, the fog, où bien sur le puissant et final flavour viennent compléter un tableau agréable, dont la touche finale sera une reprise des Beatles, Taxman.

Je les remercie au passage d'avoir avoué avoir découvert la musique des 5 scarabées il y a deux ans seulement, je me sens moins con avec mes 6 mois.

Un peu encore, mais moins.

Mais finalement, mon relatif (ou pas,) retard culturel en la matière m'empêchant de tomber souvent dans l'aigreur, et le blasage à chaque sortie d'album, en trouvant souvent/toujours une comparaison dévalorisante dans un passé riche en groupes rock/pop/...cela ne me dérange aucunement.

De plus, cela permet de remonter le temps en suivant le fil des influences déclarées/évidentes des groupes actuels. Sans aprioris. Ni Delorean.

Et de construire autour d'eux un espèce de puzzle musical ancien, mais hautement appréciable. Au bout du compte, cette virginité en archéographie musicale, c'est le pied.





The Willowz @ la maroquinerie

Attente :

Découverts par delà un entrefilet des inrocks, qui décrivait alors une frasque rigolote de ces chevelus américains : le taggage de leur nom sur le bus de tournée des Strokes.

Chose qui ne plu pas trop à la bande à Casablancas, jusqu'à ce qu'ils n'écoutent la musique de ces trublions ; l'écoute de la douce "i wonder" et de son clip made by leur "papa poule" Michel Gondry , de "something" et de son "ohhh mais c'est la musique de la pub machin!!!", puis de leur album talk in circles , firent d'eux, pour moi, un groupe de rock américain en devenir.




The willowz - I wonder

Pas de réelle confirmation commerciale et populaire depuis, si ce n'est une base de fans solides également branchés Black Keys , BRMC , Queens of the stone Age , White stripes and Co, bref, le rock qui pue le cambouis et la sueur.Mais une base plus proche de la taille de la base nautique de Taupont Beach que de la base spatiale de Kourou ...

Rares sont leurs apparitions donc, même dans la capitale ou seule une venue au nouveau casino il y a quelques moi fut à signaler. Une date dont une des places étaient mienne après le traditionnel :

- fnac.com

- top top top (tapotage sur le clavier du nom de l'artiste voulu) dans la case adéquate, puis top , clic "spectacles"

- "réserver sa place"

- top "1", confirmer

- confirmer

- toptoptop...(code carte bleue quoi), toptoptoptop - date fin validité - , toptoptop - code de 3 chiffres là -

- clic je coche oui j'accepte les conditions de ventes, le pavé de 80 lignes que personne ne lit jamais, qu'ils pourraient mettre les pires insultes dedans, que personne le verrait car comme je viens de le dire personne les lit

- confirmer

Mais bon, les aléas de la vie, ou bien la flemme, ou bien un autre concert m'empêchèrent d'y aller, et à contre cœur, je donnai la place à une personne...qui au final n'y alla même pas..........Bref, tout pour dire, que cette fois j'étais bien décidé à ne pas les rater, surtout dans ma salle fétiche.

Pourtant, ça n'est pas le sort qui m'aida dans ce sens, en me mettant le même soir, Stupeflip au glaz’art gratuit pour leur premier concert de la nième reformation, et Bovary au pop’ in pour leur premier concert "électrique" avec leur batteur.Mais bon, ... Stupeflip ne se résumera en fait qu'à King Ju , et Bovary repassera vite, donc, à moi les Willowz.

Concert:


Première partie devant une salle à moitié remplie, assurée par "Bob and Lisa", échappés du groupe the Bellrays .En formation acoustique, enfilement de chansons blues, folk, amenées par une voix impeccable et chaude de Lisa et accompagnée très justement par Bob.

Majorité de chansons échappées de l'album de leur nouveau projet, mais également quelques une en avant gout du prochain Bellrays.

Public attentif et conquis par la prestation très pro du duo.

La salle se remplit petit à petit pendant l'installation du matos par les Willowz themselves.

Arrivée timide, mais départ en boulet de canon avec cons and tricks .Son impec, rythmique d'entrée imposante, belles crinières, mais voix en retrait.

Dommage.

Mais la prestation exceptionnelle d'un batteur qui n'a pourtant ni le physique de mister T, ni les tentacules d'une pieuvre, arrive à nous tenir a haleine sur un solo de presque 3 minutes où ses compères l'abandonnèrent seul face au public alors surexcité.

Titres enchainés avec panache, mélanges de talk in circles, et de chulatouqhua -machin bidule impossible à écrire.

Quelques phrases échangées avec le public malgré une timidité évidente, le groupe semble heureux d'être là sans pour autant déborder d'enthousiasme.Ils ont l'apparence et l'attitude d'un petit groupe qui ne se prend pas la tête. Mais leur musique taillée dans la roche, mélangeant rythmes country, riffs ledzeppiens, et énergie nirvanesque mérite plus d'égards.

Cela pourrait venir avec ce nouvel opus, (dont la pochette est dessinée par le fils de Michel Gondry ), qui accompagné d'une presse très positive, et de prestations scéniques impeccables, peut concilier les fans des Queens of the stone Age, des White stripes et de Nirvana , et écrire une belle nouvelle ligne dans le palmarès des bons groupes américains des années 2000.




The willowz - jubilee