L'HYper PRésent Appliqué à la Musique (et autres trucs...)

15.7.08

The Black Kids vous apprendront-ils à danser ?

Comme s'il n'y en avait pas encore assez pour se mélanger les pédales entre Black Keys, Black Angels, Black Lips, Black Mountain, Black Rebel Motorcycle Club et consorts... Un nouveau groupe vient s'ajouter à la liste que ne renierait pas Bernard Lenoir: les Black Kids.

Après les clés, les lèvres, les anges, les montagnes ou le clan de Lorenzo Lamas, voilà les gamins. Un nom révélateur du jeune âge moyen de ce quintet américain formé à Jacksonville il y a deux ans autour de la famille Youngblood.
Un premier recueil de démos, "Wizard of Ahhhs" offert au monde entier via leur page myspace, et voilà le buzz lancé outre-atlantique. Pitchfork ou encore Rolling Stone y fleurent le bon coup et braquent les projecteurs sur eux.


Un frère et une soeur se cachent sur cette photo. Pas d'indice.
Cet EP bien sympathique laisse entrevoir un talent certain, quelque part entre Shout Out Louds (pour les mélodies), Hot Hot Heat (pour la voix), Architecture in Helsinki, voire un soupçon d'I'm From Barcelona (non non, ne fuyez pas, juste les faux cuivres, tout heureux d'être des cuivres sur un titre) pour taper dans le récent.
Un mélange qui peut faire peur aux vues des groupes pré-cités (Shout Out Louds portés disparus avec un second album très moyen, I'm from Barcelona assez vite irritants, voix du chanteur d'Hot Hot Heat souvent à la limite de la justesse), mais qui sur la foi de leur excellent I'm Not Gonna Teach Your Boyfriend How to Dance with You, vient renifler les dessous de bras imberbes de cousins britanniques Cajun Dance Party, ou Los Campesinos! qui avaient "à leur époque", brûlé pas mal d'étapes après à peine un ou deux titres produits.

Un gros buzz survenu à la suite d'un titre au nom à rallonge parlant de remuage de cul en rythme, ça rappelle un peu l'arrivée des Arctic Monkeys sur terre.
Mais à part ça, aucun lien.
Nous avons ici une pop excitée et mignonne parfumée par des synthés venus tout droit des 80's et surtout une voix très singulière. La qualité générale se confirme avec leur EP suivant, "I'm Not Gonna Teach Your Boyfriend How to Dance with You" qui reprendra le meilleur des démos déjà connues. Leur premier album "Partie Traumatics" viendra confirmer (ou pas) dans une semaine, si l'ensemble tient la route sur une dizaine de titres.
Arriveront-ils à prolonger cet engouement pour le moment mérité comme surent le faire les Cajun Dance Party avec leur "faux" premier album, ou bien partiront-ils garnir le cimetière bien peuplé de ces groupes annoncés grands bien trop tôt comme Los Campesinos! et leur pénible "Hold on Now, Youngster..." ?

Une mérite de plus pour cette joyeuse troupe cependant : avec leur titre I've Underestimated My Charm (Again), il auront réussi à exhumer chez moi le souvenir des trois "putes à robes à pois" (étant donné qu'un trio de fausses DJettes parisiennes se permet de prendre le pseudonyme "putes à franges" sans que cela ne choque, il ne doit pas être plus dégradant de nommer ainsi ce groupe tout aussi pastiche).
Au passage, le groupe sera au festival Rock en Seine le vendredi dans la journée.

2.6.08

Time is running out

Mattew Bellamy, des fois, il dit pas de la merde. Il la chante ouais, mais ça veut dire quelque chose des fois ce qu'il miaule Mattew. Par contre, parfois, il dit de la merde en chantant comme une merde. Mais là n'est pas mon propos.


Le blog au début, tu découvres. Tu trouves ça drôle de poster des choses peu intéressantes dans le seul but de poster des choses, en surveillant le compteur de lecture, espionnant les provenances des cliqueurs perdus. Là tu vois que la majorité des clics sur le site ne viennent pas seulement de ta propre IP mais aussi de celle des gens harcelés pour qu'ils "aillent lire (mon)ton bloooooog".

Là, le blog agit comme les olives avec la bière l'été : ça pousse à l'abus. Tu as envie de poster toutes les aventures de tes morceaux de sucres, de broder autour de la dernière fois où tu as pris le vélib, de raconter ce que tu as ressenti lorsque la marseillaise a retenti dans le Stade de France lors d'un fameux soir de 1998 mais que comme un con, tu étais parti aux WC à ce moment là. Bref, les billets se multiplient, se suivent, se ressemblent (ou pas). Avec fierté, tu regardes alors le compteur de lecture dépasser les 25 personnes, voire FRÔLER la trentaine.

A ce moment là, lorsque tu te promènes dans la rue, tu te sens épié. Tu sais que la personne dans le métro qui était assise à 2 mètres de toi et qui a jeté un regard sur toi en rentrant dans la rame, LIT TON BLOG. Et tu sais qu'elle ne sait pas que tu sais qu'elle ne sait pas qui tu es. Et là, tu vis vraiment le truc.

Le téléphone sonne, probablement un appel de Tania Bruna-Russo voulant faire une chronique "tendance" sur ton blog pour Le Grand Journal, ou alors Gaspard de Justice venant te supplier de pouvoir poster leur prochain vidéo clip (mettant en scène une grand mère asiatique et mongolienne se faisant violer par 45 pécheurs habillés de maillots du RC Lens, afin de dénoncer la condition des pécheurs, les pôvres) en exclusivité sur ton blog car "trop cool mec".


Mais attention la chute est rude. Le mec du métro là, il matait juste la tâche de café sur ta chemise blanche débraillée de fin de journée de travail. En plus il a même pas internet le con (il s'adonnerait même paraît-il à la pêche et essaierait d'en vivre). Quant au téléphone, juste ta mère t'appelant et te rappelant pour te rappeler de la rappeler demain.

"Mais Maman, tu as lu mon blog au moins aujourd'hui ? "
"Ton ...?"
"....ok, embrasse le chat."


La gueule de bois. Après l'euphorie consécutive à la sensation d'inondation de l'Internet avec des octets produits manuellement (ou bien volés ailleurs), l'immense fierté de mener une armée de soldats buvant vos paroles et mieux encore les adoubant et attendant la bave aux lèvres la prochaine arrivée de vos directives bloggiques,...


On se rend compte.
On comprend.
On relativise même.
On se fait alors une raison.
Rien à faire, ... CET ENCULé DE GOOGLE NE VEUT PAS REFERENCER VOTRE BLOG COMME IL SE DOIT !!!!!!!!!
VOTRE PAROLE RESTE TUE !!!
Vos milliers (toujours être modeste) de lecteurs potentiels restent ainsi dans l'ignorance, ne sachant pas que leur mode d'emploi de la vie les attend sur vos pages.

Alors vos posts se font de plus en plus attendre, jusqu'à devenir rares. Très rares.


Et ainsi vient un message expliquant que le manque de temps, la perte d'un bras, d'une connexion Internet, ou la conjoncture, ou tout en même temps vous empêchent de venir nourrir votre page de mots.
Pourtant la page, à la base, elle est pas conne. Tu la nourris pas? Hé bien elle ne crève pas de faim, elle maigrit pas, ne dépérit pas.
Non, pire que ça en fait, elle vieillit.

Ce post, le voilà.

PS: je viens tout de même de changer - ENFIN me crie le public (...ah non, j'avais juste laissé la TV allumée) - ma sélection du moment en mettant en avant une troupe américaine qui me tient à coeur. Les Little Ones, qui par leur pop frétillante comme des Fritzi Patzi (désolé de l'orthographe Mr Patzi), jolie comme un Ré Majeur et joueuse comme Karim Benzema, me firent passer d'excellents moments que ce soit avec leurs EP précédents ("Sing Song"), leur live du Nouveau Casino il y a quelques semaines, ou avec leur premier album "Morning Tide".

21.5.08

Beck is Back

Beck



Annoncé pour dans quelques semaines, le nouvel album de Beck a désormais un nom : "Modern Guilt", un nombre de titres : 10, et une durée approximative : trente / trente-cinq minutes ; sous peine qu'ils conservent la version originale de ce "Modern Guilt" enregistré main dans la patte avec Danger Mouse.
La date de sortie approchant, les langues se délient et les informations tombent. Je me livrerai bien à une simple traduction des éléments livrés par les deux comparses mais parler de chansons sans avoir pu les écouter m'emmerde.

Heureusement, Beckounet a eu l'aimable attention de laisser filer un des titres de son dixième album, Chemtrails. Pas de panique si vous ne savez où le trouver, inutile d'aller harceler votre grand-mère qui a bien connu le grand oncle de la soeur de la cousine germaine Germaine du beau père à la nounou de la maîtresse de CP de l'ancien pasteur de l'église de la nièce à la mère de Beck pour qu'il vous l'envoie, suffit de cliquer ici pour du streaming ou bien là pour pas de streaming.

Maintenant, on peut parler. Mais vite fait car extrapoler sur un album entier à partir d'un morceau dont on ne connait le statut (single ? morceau d'ouverture ? de clôture ?), c'est un peu comme un coup franc de Franck Leboeuf, ça mène souvent dans le mur.



Première impression, Beck semble s'éloigner de "Guero" et "The Information", et ces tentatives de bricolages à la "Odelay" en vieux.
J'ai lu que l'introduction du morceau, puis ses passages lents, faisaient penser au feu Beta Band. Y a du vrai là dedans, et ça n'est pas pour me déplaire, loin de là. Point de guitares, juste un combo piano / synthé / basse / batterie sur lequel plane son chant de manière assez détaché.

Ensuite, Beck a envie de s'énerver un petit peu. Mais pas pour aller frapper un voisin à coup de batte, non, plutôt pour aller se chercher une verveine à la cuisine. Du coup, la ligne de basse s'excite, le rythme augmente légèrement. Et là, il se passe pas mal de choses : Beck ouvre un placard, cherche son sachet de verveine, le met dans un mug "Simpsons", y verse de l'eau bouillante, et repart dans son salon le siroter.
Dès lors, Beckounet se calme à nouveau et nous raconte des trucs calmement. Seulement, à un moment donné, ça doit l'agiter ce qu'il dit car il renverse un peu de verveine bouillante sur sa cuisse (il était en bermuda vert kaki) et du coup, il se lève comme une furie car il a mal. Et ça l'énerve jusqu'à la fin du morceau.


Mini Beck


Celle-ci me fait penser à celle de Diamond Bollocks, sur l'album "Mutations". Où sur une batterie partant dans tous les sens s'agite une grosse ligne de basse quasiment en mode soliste. Pas surprenant quand on sait que Joey Waronker est venu prêter main forte sur ce titre, tout comme il assurait la batterie sur Diamond Bollocks.

Beck, tellement véner à la suite de la brulure sur son bermuda, s'en va prendre sa guitare et conclure le morceau en lui faisant cracher de l'aigu.

Voilà qui promet.

20.5.08

Vampire Weekend @ Trabendo

Vampire Weekend, Trabendo 2008



Comme prévu le concert de Vampire Weekend au Trabendo était quelque part entre l'excitant et le joyeux, le rafraîchissant et le dansant ou le métro Porte de Pantin et le Zénith.

Comme convenu également, la quasi totalité de l'album fut jouée avec en prime une face-B et deux titres inédits dans la droite lignée de ceux déjà connus. Puis comme l'on s'y attendait, le groupe nous quitta après un rappel et une petite heure de spectacle. Les ronchons regretteront donc cette durée limite. Il est vrai que pour leur faire plaisir, le groupe aurait tout de même pu jouer six reprises de Radiohead et quatre de Pink Floyd afin de donner une tournure Mars Voltesque à la soirée. Non ?

Non. Le groupe est jeune, a le mérite de posséder un son, un style déjà unique (au moins actuellement) et reconnaissable, pourquoi leur demander de jouer autre chose que ce pour quoi on est venu les voir ?




A-Punk, même sans guitare a mis en ébullition un Trabendo déjà chaud comme une bouillotte après un M79 arrangé pour le live et Mansard Roof / Campus / Cape Cod Kwassa Kwassa parfaits pour faire monter la température en début de set. L'apothéose viendra avec One et son "gimmick" - Blaaaake's got a new faaaaace - repris, que dis-je, crié ! Que dis-je encore? Hurlé par la majorité du public, ravi de répondre à Erza Koenig et ses mocassins sans chaussettes. Celui-ci n'hésitant jamais lors des passages non chantés à faire étalage de ses talents de danseur de twist : Dick Rivers en aurait perdu sa banane huilée.



Non, vraiment ça serait injuste de reprocher quoique ce soit à cette joyeuse troupe, réalisant là le maximum pour contenter le public. Certes leur répertoire n'est pas à rallonge et peut laisser quelques non-fans sur leur faim en comparaison au prix du billet. Excusez leur jeunesse.



19.5.08

MGMT, Vampire Weekend : musique sous influence(s)

MGMT
Owimbowé...


Oui, MGMT, c'est bien. Très bien même. C'est frais, accrocheur, ça fait remuer, tout en rendant hommage à de nombreux glorieux anciens. En plus, ils sont tout jolis, enfin surtout le chanteur. C'est toujours bien un groupe avec un joli chanteur. Les Inrocks filent des lunettes pour voir leur clip en 3D, car oui, les Inrocks, ils les kiffent MGMT.
Ce n’est pas faute d'avoir prévenu, ça fait six mois qu'ils en parlent dans les Inrocks de MGMT. Ils y ont été partout : sur la première page en tant qu'artiste à découvrir, dans leur BuzzÔmètre entre deux allusions à la Suze, dans la micro case réservée aux morceaux à écouter d'urgence avec Time To Pretend, puis une première interview d'une demi-page il y a deux/trois mois, et une seconde la semaine passée.

MGMT
Putain de gueule de bois...

Et attention, MGMT, on n’a pas fini d'en bouffer. Les synthés de Time to Pretend et Kids risquent d'occuper le top 3 des riffs les plus sifflées sous les douches (vous savez, pendant que l'on essaie d'attraper la bouteille de shampoing mais comme on a les mains pleines de mousse la bouteille glisse et tombe et c'est pénible de se pencher sous la douche et même parfois dangereux, voire douloureux).
Mais c'est mérité, car c'est bien MGMT. Très bien même.
Leur Bataclan s'est rempli assez rapidement et les voilà rajoutés en première partie de la famille Followill (Kings Of Leon) au Zénith cet été (leur passage à la Maroquinerie il y a quelques semaines s'est rempli bien moins vite). La belle affaire pour les personnes ayant dépensé 35€ en pensant voir nos anciens barbus accompagnés d'une obscure première partie. Ils pourront dire "oui, on a vu MGMT". Sans savoir comment le prononcer bien sur.
Il y a là l'école des fans hardcore, qui savent qu'ils se nommaient à la base The Management. Moi, j'aime bien dire MGMT de façon "hem-gé-hem-té". Tout comme j'aime postillonner sur mon voisin lorsque je parle de mon album préféré de Primal Scream, "XTRMNTR".

Primal Scream - XTRMNTR

Lorsque l'on lit un article sur nos chers MGMT (qui au passage font de la musique bien, très bien même), parfois leur est associé une tripotée de nouveaux groupes ricains censés apporter une vague de fraicheur. Ca tombe bien, l'été arrive.
Sont donc nommés dans la catégorie "groupes que l'on aime citer en parlant de MGMT car le name-dropping c'est toujours sympa" : Ra Ra Riot, Yeasayer et Vampire Weekend.
Si le premier n'a pas encore d'album, le second m'a carrément emmerdé sur le leur, le troisième mérite beaucoup plus d'attention.

Vampire Weekend


Venus en fin 2007 en première partie (anecdotique) des Shins à la Cigale, la Blogothèque leur fit l'honneur d'un concert à emporter. Pourtant à l'époque, peu nombreuses sont les personnes ayant entendu parler de ces américains au look aussi excentrique qu'une chaussette écossaise. Ici, pas de fluo, de pantalons slim, de moule burnes en cuir, ni de fripes néo-hippies comme MGMT (aux jolis visuels, très jolis même), mais plutôt basket, jeans, tee-shirts, polos, chemisettes et mocassins.
Peut-être ont-ils préférés faire bander avec leur son, que mouiller avec leur posters.




Révélés par la blogosphère spécialisée en musique afro, ensuite relayée par une autre plus généraliste, ce "blog-band" joue ensemble depuis la fac de Columbia où ils se sont rencontrés.
A les voir tout proprets, tout mignons, on les croit sortis d'un épisode d'Helene et les Garçons, mais où le groupe joue vraiment. Car le groupe à Nico, José et Cricri (and co), à part des fins de morceaux sur un solo (que Nicolas joue tellement vite qu'on ne voit même pas ses doigts toucher les cordes), que sait-il faire ?
Ah oui, j'oubliais les débuts de morceaux consécutifs à un "un, deux, trois" balancé l'air motivé par Cricri tapant ses baguettes entre elles, mais malheureusent coupés par un fondu noir accompagné des quatre notes mythiques sorties du synthé de Framboisier.
Le groupe savait-il jouer un morceau en entier ????

Nicolas essaie un solo bi-doigts.

Vampire Weekend

Mais aussi, le groupe jouait-il parfois en live ???
Voila des questions bien sombres qui me hantent, tout comme "pourquoi personne ne joue-t-il sur leur flipper ???", "qui a foutu ce poster des Doors???

Je m'égare.
Vampire Weekend donc. La petite étiquette colorée qu'on leur colle sur le front est souvent gribouillée "Afro - pop". Difficile avec ça d'imaginer leur son. De plus, si vous avez eu l'opportunité de tomber sur un de leur clip, ou bien sur un titre à la radio, il y a de fortes chances que ça soit A-Punk : Or c'est certainement celle qui s'éloigne le plus du reste de leurs compositions. Sa qualité n'est pas en question (elle défonce, soyons clair), mais est trompeuse.
J'en arrive ici aux limites de ma culture et n'ayant pas envie de dire des conneries plus grosses qu'habituellement, je ne sais comment résumer la musique et les influences des Vampire Weekend. Ils nous servent un panaché de petites chansons rythmées, chantées par une voix
rappelant parfois The Police (One), et aux rythmes dont l'inspiration africaine est évidente (Cape Cod Kwassa Kwassa).
Non, non, ne fuyez pas, il n'y a pas de solos de djembés, promis !
Par contre, on y trouve aussi des mélodies au violon en mode Rondo Veneziano (M79) et des petits riffs de guitare aussi mignons et bien pensés qu'un apéricube (A-Punk, Mansard Roof,...).

Vampire Weekend
Tel Link ayant gagné un bout de Triforce,...

On est vraiment loin des standards pop(rock) actuels, pourtant on a l'impression d'écouter ça depuis des lustres. L'album s'écoute d'une traite sans aucune difficulté, ni sentiment de répétition. On y prend vite ses marques, ses repères, que l'on retrouve avec plaisir à chaque passage. La voix du minet au nom indo-autrichien, Ezra Koenig parvient à faire décoller des compositions déjà musicalement brillantes. Le combo est classique (guitare - basse - batterie - synthé) mais de cette simplicité naît d'excellentes idées d'arrangements, de mélodies. Les ficelles sont fines mais solides : tu peux tirer, jamais ça pète.
C'est un Trabendo plein comme on œuf ce soir qui leur sera proposé pour leur seconde réelle date française (après une Maroquinerie passée totalement inaperçue). Avec la courte mais excellente prestation du groupe dans les studios de Canal Plus la semaine passée (6+2 titres joués, pour 40 minutes de show), c'est avec confiance et envie que je m'installerai le plus près possible de la scène.
On peut deviner sans mal le contenu des trois quarts des conversations post-concert, dans lesquelles on trouvera pèle mêle les mots "excellent", "court", "terrible", "rapide", "j'ai faim", "putain de ligne 5", "c'est quand qu'ils repassent?".


Les personnes n'ayant eu la possibilité de les voir au Trabendo pourront aisément se rattraper cet été, sous condition de courrir quelques festivals européens.
De mémoire, on pourra les retrouver aux Solidays, aux Eurockéennes, à Arras, à Werchter, à Reading,...
Mais n'oubliez pas, MGMT, c'est vraiment bien sinon.

Albums :

MGMT - "Oracular Spectacular" (2008)

1. Time To Pretend
2. Weekend Wars
3. The Youth
4. Electric Feel
5. Kids
6. 4th Dimensional Transition (
7. Pieces of What
8. Of Moons, Birds & Monsters
9. The Handshake
10. Future Reflections



Vampire Weekend - "Vampire Weekend" (2008)

1. Mansard Roof
2. Oxford Comma
3. A-Punk
4. Cape Cod Kwassa Kwassa
5. M79
6. Campus
7. Bryn
8. One (Blake's Got A New Face)
9. I Stand Corrected
10. Walcott
11. The Kids Don't Stand A Chance


Clips:


Vampire Weekend - A-Punk



Vampire Weekend - Mansarf Roof



MGMT - Kids