L'HYper PRésent Appliqué à la Musique (et autres trucs...)

16.5.08

Lightspeed Champion, These New Puritans @ la Maroquinerie : Inrocks Indie Club


Cela faisait un bail que l'approche d'une soirée Inrocks Indie Club ne m'avait pas tant excité. La "faute" à une affiche des plus prometteuses avec deux groupes dont les premiers albums furent parmi les plus excitants de ce début d'année, à savoir Lightspeed Champion et These New Puritans.
L'affiche fut plus tard complétée par Glasvegas et un traditionnel groupe CQFD, Koko Von Napoo.


Jack Barnet, tête pensante des These New Puritans


Pour These New Puritans, cela sera l'occasion de les voir à l'oeuvre dans des conditions "à leur mesure", après un Zenith bien trop grand pour eux en novembre et une Black Session qui n'a pas déclenché l'enthousiasme des masses. Bernard Lenoir himself, en complément de ses interventions radiophoniques pendant le concert ("personne ne bouge", "groupe qui manque de charisme", "pas la machine à danser annoncée",...), les gratifia "offline" de bande de poseurs médiocres.
Mouais.
En même temps, il devait s'être sacrément mal renseigné à leur propos s'il n'attendait d'eux qu'une machine à danser, et aurait peut être dû écouter leur album au moins une fois avant de les faire venir.


Devonte Hynes (Lightspeed Champion), l'ami des bêtes en plastique


Lightspeed Champion, remis sur pied après une bien vilaine maladie, n'était pas revenu en France depuis le dernier festival des Inrockuptibles en novembre dernier où sa prestation tardive fut éclipsée par le phénomène Foals qui le précéda sur la scène de la Boule Noire. Son album "Falling Of The Lavender Bridge" est depuis sorti chez nous, accompagné d'une presse unanime.

Pour les deux autres groupes, ça sera la découverte car une fois n'est pas coutume, j'assisterai à la totalité d'un Inrocks Indie Club, malgré un horaire toujours aussi contraignant.
La Maroquinerie est annoncée complète, les gens font la queue dès 19h15 pour pénétrer dans la salle : on ne va pas mourir de froid.



C'est pourtant une ambiance assez glaciale qui règnera dans la salle à l'arrivée des Koko Von Napoo. Devant un parterre assez fourni pour un premier groupe, leur pop à synthés est venue nous cueillir à froid. Cela devait être mignon, mais je n'avais pas de sucette sur moi. Comme en plus je buvais de la bière, ça ne pouvait pas coller.
Le concept de l'accordage de guitare, micros ouverts, en plein milieu du premier morceau est cependant une chose que je découvrais grace à eux, et je les en remercie. Commencer par un ratage total ne devant pas faire partie de leur plus gros fantasme... suivit alors un étalage de remarques à coté desquelles le sketch de valise cher à Luis Rego (l'inoubliable Bobo des Bronzés) passerait pour du Desproges :
"les gens sont gentils ici", "on a bien mangé", "on a gagné des tee shirts".
Wouhou, cela a déclenché alors une vague de... rien du tout. Pof, chou blanc.



Sur scène, les chansons se suivent et se ressemblent, dans la salle, l'ennui se propage et contamine. Je suis surpris d'avoir pu écrire autant de mots sur leur passage, qui sera sûrement chassé de ma mémoire sitôt un événement plus passionnant y pénétrant.
Merde, mon stylo est tombé.
...
Je parlais de quoi déjà?
Ah oui, Glasvegas.


Glasvegas, dont le chanteur a visiblement rencontré un mur de très près


On m'avait brièvement décrit la chose comme du "Jesus And Mary Chain" avec un chant mélodique. Connaissant le niveau de surdité de l'ingé son et la puissance sonore de la salle, je m'attendais donc à un énorme mur de son couplé à un chant triste d'un monsieur pas très heureux dans la vie.
Je ne fus pas "déçu": après une intro guillerette, le groupe envoie le bouzin. Sur le coup, les bouchons s'enfoncent dans les oreilles jusqu'à se rencontrer et mes cheveux changent de sens à chaque nouvel accord.

A peine 3 minutes pour me convaincre de partir de la salle à la recherche de boissons gratuites. Le temps de croiser un bout des These New Puritans dans le "sas" de sortie et l'autre partie au bar, de prendre possession des godets à l'odeur de pomme maltée et me voilà revenu pour la dernière chanson de Glasvegas, la sixième (oh les feignants).
L'écart entre le son "areu areu" du groupe précédent et celui "PAF dans ta gueule" de Glasvegas est amusant à constater. Imaginez vous zapper entre Candy et Ken le Survivant.
Objectivement, j'ai beau ne pas être fan du genre, Glasvegas maitrisait leur sujet. Gros son, bien chanté, les fans ravis (les autres assourdis).



Arrivent ensuite les These New Puritans, étrangement amputés de leur clavier, madame "la morte", bien que son matériel fût installé. Le chanteur toujours vêtu de son armure d'écailles métalliques, le bassiste avec un tee shirt des slliK, et le batteur - véritable métronome du groupe - arborant un sourire très Buster Keaton, sont alors prêts à dégainer leurs microchansons aux textes ésotériques.
Avec une setlist très proche de celle de la Black Session, la force de leurs chansons est cependant décuplée par rapport à l'enregistrement dans les studio bourgeois de la Maison de la Radio. Les garçons semblent beaucoup plus "impliqués", le son est plus adapté, le public plus réceptif. Même si une partie du groupe est absente, ils font du bruit comme cinq à eux trois. Non pas qu'il en manque deux, mais juste une. Mes quatre verres ingurgités depuis le début de la soirée, je suis branché sur du deux cent vingt tout en étant sur mon trente et un. Et il n'est même pas neuf heures. La soirée décolle enfin.



Numbers et ses paroles en mode repeat fait suite à Swords of Truth et son inquiétant sample d'introduction, donnant le départ d'un live parfaitement maitrisé. Riffs de guitare acérés (Numbers, C.16th), basse simpliste mais efficace (Elvis), samples "infra basse" (fff) et surtout cette batterie précise et puissante hachant menu le tout : remballez, c'est pesé. En à peine le temps qu'il faut pour choisir ses saucisses, les These New Puritans repartent dans leur monde.

On savait que ça serait court. On avait vu juste : à peine 40 minutes d'un show intense sans rappel (ni sourire). Une fois les lumières rallumées, c'est comme si l'on revenait épuisé d'un voyage entre Mars et l'Atlantide. On sait pas trop où cela se situait, mais on y était.



Place alors à Lightspeed Champion. Le temps d'installer un grand néon à son effigie et d'accorder douze fois sa guitare afin d'éviter la cacophonie inaugurale de Koko Van Napoo, Devonte Hynes arrive sur scène avec ses trois musiciens. Je crois qu'à cet instant précis où la température n'aurait pas déplu à Cerbère le chien des enfers, tout le monde eut la même pensée en voyant Lightspeed Champion vêtu d'un bonnet de fourrure à la mode trappeur canadien.
Problème capillaire à cacher?
Envie d'être identique à la pochette de la réédition toute fraîche de Galaxy Of The Lost ?
On s'en fout.

C'est par cette dernière que le set commença, sous les clameurs d'un public ravi. Et là, c'est la chute (parler de douche froide aurait été maladroit vu les litres de sueurs qui se déversaient sur le sol de la Maroquinerie). Bouillie sonore, interprétation grossière, batterie surpuissante. On est à des kilomètres de la légèreté et de la candeur de la version studio. Bon ok, vu la qualité des arrangements de celle-ci, je concède qu'il serait impossible de rendre cela en live avec uniquement trois musiciens.



Malheureusement, la suite ne s'améliorera pas, excepté le long final sur la version "non coupée" de Midnight Surprise, très réussie.
Pour partir sur ce qui fut la seule satisfaction de ce concert, je choisis de me passer du rappel. Trop peur de retomber sur un nouveau morceau gâché par une interprétation (volontaire car répétée) beaucoup plus "rock" que les versions albums, donnant un ensemble grossier, trop fort, trop rapide.
On frôle le mauvais goût par moment, entre le duo avec les Koko Van Napoo et son fameux refrain "Oh Baby tue moi", ou bien ces quelques solos sortis d'un morceau de Van Halen.

On peut reprocher à certains groupes un manque d'audace, de prise de risque, lors de leurs concerts (hey salut Julian, Albert va bien?). Mais en voulant donner une tournure plus pêchue et énergique à ses titres, ceux-ci perdent en finesse et en sensibilité. Les mélodies sont encore là, mais noyées dans un ensemble pataud.
Un peu comme si vous laissiez tremper un sushi au saumon pendant 5 minutes dans un lavabo rempli de sauce soja. Alors certes, le saumon sera encore là en train de flotter, mais fini les petits grains de riz tout collants à la légère pointe vinaigrée.



Le garçon reste quand même très attachant par son sourire, sa gentillesse, son humour et sa modestie. Par exemple, il ne se démonta pas lorsque quelqu'un lui demanda de jouer Your Biggest Mistake (de son ancien groupe, les Test Icicles), mais pris la chose avec humour en proposant à la personne de venir la jouer sur scène avec lui, car il avait oublié la "difficile" partie de guitare (composées de notes aigues jouées très fortes).

Au final, cela fait 3-1 pour l'ennui face au plaisir. Cependant, je garde un gout de victoire en bouche après cette soirée. Grace exclusivement à la prestation de haute volée des These New Puritans, confirmant avec fracas et brio tout le bien que je pensais d'eux après leur épatant premier album.



Extraits videos de These new Puritans:



http://www.dailymotion.com/video/x5gue5_these-new-puritans-swords-of-truth_music
envoyé par Fa_Sol



http://www.dailymotion.com/video/x5guru_these-new-puritans-numbers-live-par_music
envoyé par Fa_Sol



http://www.dailymotion.com/video/x5guvz_these-new-puritans-elvis-live-paris_music
envoyé par Fa_Sol



http://www.dailymotion.com/video/x5gxi3_these-new-puritans-fff-live-paris_music
envoyé par Fa_Sol



http://www.dailymotion.com/video/x5gyh3_these-new-puritans-infinity-live-pa_music
envoyé par Fa_Sol

7.5.08

Beck : quoi de neuf petit blanc?


Mon petit Beckounet perd vraiment la boule...
Après avoir fait il y a quelques années son coming-out scientologue, voilà qu'il va encore plus loin : il invite Cat Power à participer à son nouvel album ! La nouvelle est rude. Une rumeur dirait même que Camille viendrait taper des mains sur son torse en faisant "ba be bi bo bu" sur une b-side.


On tremble. Limite nausée même.

Une mauvaise nouvelle s'accompagnant, heureusement, souvent d'une bonne, le Beckounet souhaiterait, à l'image des Raconteurs ou de Gnarls Barlkey pour leurs récents seconds albums, sortir le sien bien plus rapidement que prévu.
Entre quatre et six semaines d'attentes pour connaitre le fruit du travail de Danger Mouse, chargé de réveiller le Beck un peu feignant de ces dernières années (deux derniers albums presque jumeaux ("Guero" et "The Information"), réédition d'"Odelay"(2008) certes jolie, mais aux bonus à 90% déjà connus).

Beck


Car on le sait : oui, dans ce petit corps nonchalant à la tête ornée d'une belle crinière blonde souvent accompagnée d'un chapeau sur scène, sommeille toujours le petit branleur trouduc' aimant faire l'amour avec sa tête en buvant une canette de bière tout en se demandant : "c'est où ce truc ????".

Alors oui, l'ami perdant à depuis beaucoup gagné, grandi, muri, scientologi et pouponné. J'ai quand même toujours envie de croire à un improbable réveil, que ses couilles en diamant sont toujours capables de nous balancer avec pêche de la bonne crème.
Ca ressemble un peu à de l'auto-persuasion, en souvenir des baffes prises lors des premières écoutes de "Odelay" ou "Midnite Vultures". Pas envie de les ranger au rayon causes perdues ces moments là moi...

Je me sentirais alors bien seul, et ça, j'en ai pas franchement envie.


Beck


Mais la bombe à retardement qu'il nous a lancé à la figure l'an passé ayant réussi à réveiller en moi ces sensations : putain oui, même si Cat Power y fait du tambourin, moi j'y crois.

PS : Celui ou celle qui me trouve toutes les chansons de Beck cachées (enfin pas trop quand même) dans le papier, aura droit à un carambar à la fraise.

6.5.08

Cajun Dance Party - The Colorful Life

Cajun Dance Party - Colorful Life



Avec leurs précédents singles The Next Untouchable et Amylase, les jeunes lycéens londoniens de Cajun Dance Party avaient charmé bon nombre de fans sur la foi de ces constructions pop légères, enjouées et agréables, dont on attendait impatiemment une suite.

C'est chose faite depuis le 28 Avril, date de sortie de leur premier album, "The Colorful Life". Identiquement à Los Campesinos! desquels on les rapproche souvent (moyenne d'âge, influences, parcours) ce premier LP peut avoir un goût de compilation de titres déjà connus, puisque Amylase, The Next Untouchable et Buttercups sont de la partie.
Soit un tiers de l'album, celui-ci n'étant composé que de 9 titres.


Cajun Dance Party

Difficile cependant de les juger négativement malgré ce petit excès de feignantise (?), tant le reste est intéressant.
Dans la veine de ces singles dont la qualité n'est plus à prouver, on trouvera The Race au riff très rock'n roll, qui donne ainsi un peu de couilles à un ensemble globalement "mignon". Par exemple, Time Falls rappelle que The Servant n'a pas écrit que de la merde (hé non), ou The Colorful Life et The Fireworks apparaissent comme ce que les Kooks n'ont pas su réécrire pour leur second album raté ("Konk",2008).

A ma surprise les 2 morceaux les plus marquants de cet album seront d'une nature assez différente.
No Joanna et son duo guitare-voix est une bien jolie composition qui durant 3 minutes nous porte légèrement sur un petit riff bien malin collé à une voix pure et douce.
L'album se clôt avec The Hill, The View and The Lights, où l'on accompagne la clavier Vicky Freund main dans la main pour une lente promenade. Le vent de lève un peu au bout d'un moment, et perdant Vicky de vue on se retrouve à tenir la main de Daniel Blumberg, on se dit alors "merde, ou est-elle?". Mais finalement, elle nous rattrape et s'excuse avec un petit bisou mouillé sur la joue.


Cajun Dance Party

On sort finalement ravi de l'écoute de ce petit album, malgré le faible nombre de nouveautés. A l'inverse de l'album de Los Campesinos! ou des Wombats, l'album s'écoute facilement d'une traite (pas très long remarque) sans aucun sentiment de répétition.

Les Cajun Dance Party font en plus preuve d'une grande maturité dans leurs nouvelles compositions, en ne se contentant pas de singer une recette deja utilisée sur leurs "singles myspace", mais plutôt en les entourant de manière à former en ensemble au final très complet.
De plus, nos petits gredins, une fois leurs examens en poche, donneront naissance à un nouvel album (dès septembre prochain) : vraiment pas de quoi se sentir lésé donc.



Tracklist:

1. Colourful Life
2. Race
3. Time Falls
4. Next Untouchable
5. No Joanna
6. Amylase
7. Firework
8. Buttercups
9. Hill The View And The Lights

30.4.08

Grand Theft Auto 4 - SoundTrack



Difficile de passer à côté de l'évènement vidéo ludique du moment, tant les moyens déployés sont énorme en terme de marketing (affiches murales énormes dans le métro, le long du périphérique, publicité TV omniprésente...).
Quand ce ne sont pas des periodiques prestigieux qui leur offrent la UNE (Libération) ou une double page bien garnie (les Inrocks), ce sont des chroniques dans des émissions TV, radio...

Le nouveau Grand Theft Auto vient enfin de voir le jour sur XBox et Playstation3, et entend bien le faire savoir.

Je ne reviendrai pas sur le jeu en lui même : des tests fleurissent ci et sur le net, s'en chargeant bien mieux que je ne le ferai.
Je parlerai encore moins des polémiques qu'une telle exposition pour un jeu si immoral engendrera à coup sûr. Je laisse à Ségolène Royal le soin d'expliquer à quel point ce jeu, voire même tous les jeux videos, ou encore la culture japonaise dans sa globalité, même les sushis, poussent au meutre, au suicide, à la violence gratuite, et au piétinement des roses dans les parcs.

Il suffit pour cela de se procurer « Le ras-le-bol des bébés zappeurs », ouvrage certes vieux de 20 ans, publié par l'ancienne candidate aux présidentielles, dans lequel elle caricature l'animation japonaise de cette manière : « coups, meurtres, têtes arrachées, corps électrocutés, masques répugnants, bêtes horribles, démons rugissants. La peur, la violence, le bruit. Avec une animation minimale. Des scénarios réduits à leur plus simple expression. »


Des idées mises en avant à une époque où le Club Dorothée rassemblait plusieurs millions de bambins devant le petit écran chaque mercredi après-midi avec ses Chevaliers du Zodiaque, Niki Larson, Ken le Survivant (expérience de courte durée, mais expérience quand même) et autres.

Depuis le paysage audiovisuel enfantin/adolescent s'est considérablement appauvri en programme du genre. Cependant, Ségolène Royal, avant d'échouer de peu aux présidentielles de 2007, émettait encore quelques réserves sur la culture japonaise qu'elle regardait toujours par le bout de la lorgnette en demandant à la présidente du Parti Social-démocrate japonais si le problème de la condition de la femme japonaise n'était pas provoqué par... les mangas.

Oui bien sûr.

Bref, je m'égare : recentrons le débat.



GTA 4 est donc enfin parmi nous.
Alléluia ! Alléluia ! (attention à bien le crier d'un air joyeux et jovial, non pas triste et malheureux sous peine de mourir noyé dans le Missisippi).

La tâche de Rockstar était double : parvenir à fournir un jeu de qualité suffisante afin de donner une suite "digne" au génialissime GTA : San Andreas, mais également franchir le fossé entre consoles "actuelles" et consoles "next-gen" fraichement installées dans les salons, mais encore avares en jeu de qualité (la PS3 principalement).

Les gros éditeurs sont souvent attendus au tournant sur un pareil évenement : lors de l'arrivée de la Playstation 2, les mastodontes Konami et Squaresoft (pas encore Square Enix à l'époque) pour ne citer qu'eux, étaient attendus de pied ferme avec leurs Metal Gear Solid 2, Pro Evolution Soccer et Final Fantasy X. La réussite de tels produits dopa alors les ventes de la boite noire de Sony et aida grandement à établir sa suprématie dans le monde des jeux videos.

Sony se frotte (enfin) les mains après s'être araché les cheveux devant les pauvres chiffres de ventes de sa Playstation3 au tarif assez rebutant comparé à la ludothèque proposée : le pack console + GTA 4 va sûrement venir gonfler ces chiffres étant donné que Rockstar prévoit d'écouler pas moins de 9 millions d'exemplaires en une semaine... mais chiffre à partager avec la bestiole à Microsoft, la XBox360.

En effet, fini l'exclusivité... ou presque : Crosoft ayant décroché pour 50 millions de Dollars, l'exclusivité de futurs Add-ons téléchageables uniquement via le XBox-Live. La bataille des consoles Next-Gen fait rage, et la Wii mise à part (cible différente, ludothèque singulière,...), bien malin celui qui peut en prédire le futur vainqueur.

Bon, je ne suis toujours pas sur le sujet que je souhaitais aborder, mais j'y arrive...


Pour résumer, les gros points forts de GTA sont la grande liberté d'action accordée au personnage, une aire de jeu de taille conséquente, des poursuites effrénées en voitures/moto/velo/camion/.../, une réalisation très inspirée des films de gangsters Hollywoodiens (jusqu'à leurs travers alors caricaturés avec humour), une violence gratuite et réaliste...

Mais aussi la bande son.

En effet, lors de l'intrusion dans chaque voiture (pour ceux ne connaissant pas du tout GTA, on passe la plupart de son temps à voler des voitures afin de poursuivre un mac vous devant 200 biftons, ou d'échapper aux flics, ou d'écraser une grand mère, ou simplement pour le plaisir de conduire dans le dédale de rues proposées), l'autoradio se met en route, et en avant Simone.


Libre à vous de choisir la radio suivant son thème (rock oldies, jazz, latino, hiphop, parlote, electro,...) et les chansons s'y enchainent "radiophoniquement", à savoir souvent accompagnées par un DJ. Dans GTA4, on fait dans la démesure. Les DJ sélectionnés peuvent être Iggy Pop, Juliette Lewis, ou bien... Karl Lagerfeld.

Pour illustrer mes propos, voilà la tracklist de 3 de ces radios (Electro/Rock, Rock Classique, Rock Alternatif ), mixés par respectivement François K, Iggy Pop et Juliette Lewis :



ELECTRO CHOC


* Padded Cell - "Signal Failure"
* Black Devil Disco Club - "The Devil in Us (Dub)"
* One + One - "No Pressure (Deadmau5 Remix)"
* Alex Gopher - "Brain Leech(Bugged mind remix)"
* K.I.M. - "B.T.T.T.T.R.Y. (Bag Raiders Remix)"
* Simian Mobile Disco - "Tits and Acid"
* Nitzer Ebb - "Let Your Body Learn"
* Kavinsky - "Testarossa (Sebastian Remix)"
* Chris Lake vs. Deadmau5 - "I Thought Inside Out (Original Mix)"
* Boys Noize - "& Down"
* Justice - "Waters of Nazareth"
* Killing Joke - "Turn to Red"
* Playgroup - "Make it Happen"
* Liquid Liquid – "Optimo"


LIBERTY ROCK RADIO

* The Smashing Pumpkins - "1979"
* Steve Marriott's Scrubbers - "Cocaine"
* Godley & Creme - "Cry"
* The Sisters of Mercy - "Dominion/Mother Russia"
* Stevie Nicks - "Edge of Seventeen"
* ELO - "Evil Woman"
* David Bowie - "Fascination"
* Q Lazzarus - "Goodbye Horses"
* Black Sabbath - "Heaven and Hell"
* Bob Seger & The Silver Bullet Band - "Her Strut"
* Iggy Pop - "I Wanna Be Your Dog"
* Thin Lizzy - "Jailbreak"
* Genesis - "Mama"
* Hello - "New York Groove"
* Queen - "One Vision"
* The Black Crowes - "Remedy"
* Joe Walsh - "Rocky Mountain Way"
* The Who - "The Seeker"
* Elton John - "Street Kids"
* Heart - "Straight On"
* ZZ Top - "Thug"
* R.E.M. - "Turn You Inside Out"


RADIO BROKER

* The Boggs - "Arm in Arm (Shy Child Mix)"
* Cheeseburger - "Cocaine"
* Get Shakes - "Disneyland, Pt 1"
* LCD Soundsystem - "Get Innocuous"
* The Prairie Cartel - "Homicide"
* The Dead Fish - "Shallowlead"
* Juliette & The Licks - "Inside the Cage (David Gilmour Girls remix)"
* Unkle feat. The Duke Spirit - "Mayday"
* The Rapture - "No Sex For Ben"
* Tom Vek - "One Horse Race"
* Teenager - "Pony"
* Les Savy Fav - "Raging in the Plague Age"
* White Light Parade - "Riot in the City"
* Deluka - "Sleep is Impossible"
* The Black Keys - "Strange Times"
* The Pistolas - "Take it With a Kiss"
* Ralph Myerz - "The Teacher"
* Greenskeepers - "Vagabond"
* Whitey - "Wrap it Up"
* !!! - "Yadnus (Still Going to the Roadhouse mix)"

Une sélection de choix donc pour accompagner les promenades motorisées de Niko Bellic. Ainsi pourront s'enchainer un Yadnus des géniaux new yorkais !!!, avec un blues-rock plein de cambouis des Black Keys lors d'un dérapage contrôlé au coin de Central Park, ou bien pourra-t'on hurler I WANNA BE YOUR DOG en ne cédant pas la priorité à une piétonne âgée, ou encore lors d'un délire alcoolisé nocturne à pleine vitesse dans Manhattan se goinfrer Waters Of Nazareth de Justice puis un Tits and Acid de Simian Mobile Disco.


Reste plus qu'à aller claquer les 440€ nécessaires pour l'obtention du package. En attendant, je me contenterai d'écouter ces titres sur mon Ipod, sans pour autant me prendre pour Niko Bellic en mettant un pain à la première petite vieille me marchant sur les pieds pour avoir SA place assise (que je ne convoiterais même pas), lui faucher son sac, sortir du métro, courir jusqu'à une voiture garée, péter la vitre, y rentrer, la démarrer à contre sens, écraser quelques piétons (en m'excusant), m'arrêter aux pieds d'une tour, grimper au sommet, prendre mon bazooka et... là je me rendrai compte de deux choses :

- ça m'emmerdrait de donner raison à Ségolène sur ce sujet

- ça n'est vraiment pas possible d'avoir un bazooka planqué dans mon jeans

dEUS @ Black Session



Ce lundi dEUS enregistra, pour la troisième fois une Black Session chez Bernard Lenoir à la Maison de la Radio. Belle preuve de l'estime portée aux belges par ce grand amoureux du rock qui depuis de nombreuses années maintenant ne cesse d'en venter les mérites.

Fiévreux, le nez coulant et la gorge en feu, le foie bourré de Rhinadvil avalés - accompagnés uniquement de salive - dans le métro une heure avant, je ne voulais pour rien au monde rater cet enregistrement.

Une fois n'est pas coutume, mon cul resta calé dans l'un des confortables sièges du studio 105. Durant 90 minutes, dEUS proposa une majorité de nouveaux titres issus du tout frais "Vantage Point", sans oublier les classiques comme Instant Street, Fell of the Floor Man, Suds and Soda, Bad Timing, Turnipike, pour la plus grande joie d'un public quittant peu à peu la position assise, pour terminer pour la plupart sur deux pattes.


Vous connaissez la blague de la piscine?

Les nouveaux titres eurent un peu de mal à décoller, faute à une période de rodage normale en début de tournée. Nul doute que dans quelques mois, un titre comme Is A Robot pour ne citer que lui, deviendra l'un des piliers futurs des concerts du groupe, comme a sû le devenir Bad Timing tiré du précédent "Pocket Revolution". Malgré tout, le groupe mené par un Tom Barman nullement ennuyé par cette ambiance particulière, sembla prendre plaisir à présenter leur nouveau bébé et n'éprouver toujours aucun blasage lors des anciens titres.

Le set se termina sur un tout récent Oh Your God, qui par son énergie et sa rage parvint tout de même à enflammer le cossu studio 105.

Sortis sous les ovations malgré une atmosphère initialement feutrée et un lieu confortable, dEUS a une fois de plus assuré.
Grave.